Fouzi Lekjaa, ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance Publique (MEFPP), a annoncé, vendredi 23 octobre, l’exonération des salaires inférieurs à 10.000 dirhams de l’Impôt sur le Revenu (IR), en tant que l’une des mesures phares du Projet de Loi de Finances (PLF) 2027.
Lors de la séance plénière conjointe du Parlement consacrée à la présentation du PLF, M. Lekjaa a précisé que la réforme fiscale prévoit de relever le seuil de la première tranche de revenu net exonérée d’impôt, de 40.000 à 60.000 dirhams par an. Elle prévoit également de réduire le nombre de tranches imposables de cinq à trois et d’appliquer des taux progressifs de 10%, 20% et 30%, tout en abaissant le taux marginal applicable à la tranche supérieure de 37% à 30%.
Le ministre a affirmé que cette mesure permettra, à compter du 1er janvier 2027, d’exonérer de l’impôt sur le revenu les salaires nets mensuels inférieurs à 10.000 dirhams. La proportion de salariés entièrement exonérés de cet impôt atteindra ainsi 87%, contre seulement 13% qui continueront à y être assujettis.
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Le gain mensuel résultant de cette réforme s’élèvera, dès janvier 2027, à environ 500 dirhams au profit de la majorité des salariés concernés, pour un coût budgétaire global estimé à 5,5 milliards de dirhams, a-t-il expliqué.
Selon le responsable gouvernemental, la réforme se poursuivra au cours des prochaines années, permettant une augmentation progressive des gains mensuels. À l’horizon 2031, ceux-ci devraient atteindre 1.186 dirhams pour un salarié percevant un salaire mensuel de 11.800 dirhams, et 3.979 dirhams pour un salarié dont le salaire mensuel s’élève à 18.700 dirhams.