Le groupe de soutien au rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la résolution des situations de réfugiés de longue date a appelé, jeudi 15 octobre à Genève, à informer les populations des camps de Tindouf des différentes «options de solutions durables» qui s’offrent à elles, à la lumière des nouvelles réalités politiques et diplomatiques.
«Ce groupe d’États estime que, compte tenu de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies et des développements diplomatiques qui ont suivi, une véritable possibilité s’offre désormais aux populations d’accéder à des solutions durables, qui n’existaient pas auparavant», a déclaré l’ambassadeur, représentant permanent des Etats-Unis à l’ONU-Genève, Todd Steggerda, dans une déclaration co-rédigée avec la France.
Présentée lors de la 77e session annuelle du Comité exécutif de cette organisation, la déclaration considère que le HCR et les donateurs devraient «prendre des mesures pour informer» les populations des camps «des différentes options qui s’offrent à elles et préparer les conditions leur permettant d’accéder à un avenir plus digne».
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le groupe a, par ailleurs, remercié le Haut-Commissaire Barham Salih «d’avoir fait des situations de déplacement prolongé une priorité», invitant l’organisme onusien à «saisir toutes les occasions de contribuer aux processus politiques, ainsi qu’aux efforts de paix et de développement, susceptibles de déboucher sur des solutions durables».
Composé d’États représentant différentes régions du monde et contribuant de manière significative aux activités du HCR, tant sur le plan financier que par la mobilisation de leurs ressources nationales, le groupe a, dans ce sens, encouragé le HCR à «s’attaquer aux causes profondes des déplacements forcés, conformément à son mandat», estimant que «rien ne saurait se substituer à la paix».
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Cette déclaration rejoint la position du Maroc, soutenu formellement par un nombre important de pays membres de cette instance, qui avait appelé, mardi, le leadership du HCR et les États bailleurs de fonds à recentrer leurs efforts sur le financement de solutions durables pour les populations des camps de Tindouf, en privilégiant le rapatriement librement consenti, l’intégration dans le pays hôte ou la relocalisation dans des pays tiers, sur la base des choix libres et volontaires des populations concernées.