« Si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, cela relève exclusivement de la responsabilité de l’Espagne », a soutenu le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, jeudi 24 septembre à New York.
Dans une déclaration à la presse à l’issue d’entretiens avec son homologue espagnol, José Manuel Albares, en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU, M. Bourita a souligné que le Maroc part de principes clés qui sont « sa position claire sur le retour de tous les migrants illégaux et des mineurs non accompagnés ».
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« Si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, il ne faut pas poser la question au Maroc, mais plutôt à l’Espagne », a dit le ministre, affirmant que cette situation reste liée à des « polémiques, à des obstacles et à des difficultés espagnoles ».
Par ailleurs, le ministre a fait remarquer que « le partenariat ne se construit pas sur des réquisitoires infondés et la rhétorique stérile ». Et d’asséner : « les déclarations qui sont faites par des acteurs politiques espagnols montrent malheureusement qu’ils ne prennent pas la mesure de la valeur de ce partenariat, pire encore, ils ne connaissent pas le Maroc d’aujourd’hui et n’ont aucune connaissance de la question migratoire et de sa gestion ».
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La question migratoire, le partenariat et le voisinage « ne se gèrent pas par la surenchère, les réquisitoires, et les accusations sans fondement », a-t-il insisté, déplorant que ce débat stérile se poursuive encore aujourd’hui, alimenté par « des acteurs politiques d’envergure qui continuent de verser dans la polémique, les réquisitoires et les accusations gratuites, et d’insulter la valeur de ce partenariat ».
D’autre part, M. Bourita a expliqué que la relation entre le Maroc et l’Espagne est et restera fondée sur les principes de la Déclaration conjointe d’avril 2022 adoptée au terme des discussions entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez.
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« Il s’agit des principes du partenariat, du respect mutuel, du dialogue et des principes visant à éviter les faits accomplis et les actes inattendus », a-t-il poursuivi, relevant que ces principes permettent également de « se focaliser sur ce qui nous unit et de circonscrire les points de divergence ».
« Il y a beaucoup de points sur lesquels nous sommes d’accord et où on peut avancer », a souligné M. Bourita, ajoutant que, quand il s’agit de points de divergence, « il faut dialoguer, se concerter, et être guidé par l’esprit du bon voisinage et de coopération ».