Julian Harston, ancien chef de la Minurso, a fustigé le maintien pendant des années de cette mission onusienne, qui « appartient à une autre époque », exhortant, par là-même, l’ONU à soutenir la proposition d’autonomie pour un mettre fin à ce différend régional autour du Sahara marocain.
« La Minurso devrait être fermée. C’est anachronique. Elle appartient à une autre époque. Presque toutes les exigences du mandat initial ne sont plus pertinentes », a lancé l’ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara dans un post sur LinkedIn.
En effet, les Nations Unies ont annoncé, dimanche 1er novembre 2026, « le début de la période de liquidation » de la Minurso, suite à la non-reconduction de son mandat par le Conseil de sécurité.
« Il n’y a jamais eu de possibilité de référendum. Un cessez-le-feu n’a jamais été accepté par le Polisario ni même par l’Algérie. Au fil des années, l’Algérie a été un spoiler, saisissant simplement chaque occasion de s’opposer tout en gardant des milliers de Sahraouis en otage dans des conditions intolérables sous une direction âgée », a martelé l’ancien responsable onusien.
Enfin, Julian Harston, qui a dirigé la Minurso entre 2007 et 2009, considère : « L’autonomie sous souveraineté marocaine est la solution unique. La communauté internationale soutient cela. L’ONU devrait faire de même ».
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Lors de sa réunion du 30 octobre 2026, le Conseil de sécurité a échoué à adopter une résolution portant sur la prolongation de la mission des Nations unies pour le Sahara, qui arrivait à expiration le 31 octobre. En effet, les Etats-Unis et la Russie ont opposé, tour à tour, le veto à deux projets de résolution allant dans ce sens.
Aussitôt, le Cabinet royal a exigé que « la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours ».
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Le communiqué du Cabinet royal a affirmé que la non-reconduction dudit mandat constitue « une évolution importante » et « un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies ».
« C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes », soutient le communiqué.