Les cours du pétrole tombent lundi après parution d’informations de presse indiquant que le président américain Donald Trump privilégierait la diplomatie au Moyen-Orient plutôt que de frapper l’Iran après les élections législatives de mi-mandat aux Etats-Unis.
Vers 09h45 GMT (10h45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, chutait de 4,43 %, à 108,40 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en décembre, perdait 4,38 %, à 99,56 dollars.
D’après Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, cette baisse des cours du pétrole sur le marché provient d’informations selon lesquelles le président américain « souhaiterait donner davantage de temps aux négociations avec l’Iran ».
Dimanche, le média américain Axios a rapporté que Donald Trump s’était entretenu samedi par téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de l’opportunité et du calendrier d’une intensification des opérations militaires.
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Selon les sources américaine et israélienne citées par Axios, M. Netanyahu a insisté auprès du président Trump pour qu’il frappe l’Iran immédiatement après les élections américaines organisées mardi, tandis que M. Trump a émis le souhait de laisser les négociations suivre leur cours.
Malgré les menaces respectives, des tractations entre Téhéran et Washington sont en cours sous l’égide du médiateur qatari. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé dimanche qu’il espérait « que la partie adverse fasse preuve de raison et privilégie la voie diplomatique ».
Cependant, « les signaux diplomatiques pourraient être tactiques à l’approche des élections de mi-mandat », a estimé M. Rasmussen. Car « la guerre est impopulaire aux États-Unis, notamment en raison de la flambée des prix des carburants, et Trump a un intérêt politique à suggérer qu’une fin possible du conflit est envisageable », a-t-il ajouté.
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L’analyste a rappelé que le média Axios avait déjà relayé des informations laissant entendre des percées diplomatiques imminentes, qui n’ont pas débouché sur des accords concrets.
Par ailleurs, Moscou a affirmé en fin de semaine dernière que l’Ukraine avait de nouveau frappé des raffineries de pétrole en Russie après une « pause ». Cet arrêt temporaire des frappes d’environ deux semaines avait entraîné la chute de l’écart entre le prix du baril de brut et celui du gazole « à son plus bas niveau depuis le début du mois d’octobre », ont noté les analystes d’ING.
Challenge (Avec AFP)