La cheffe de gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a entamé, mercredi 30 septembre, les consultations pour la formation de son cabinet par des rencontres avec le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti de l’Istiqlal (PI).
A rappeler que ces deux formations sont arrivées respectivement en deuxième et troisième positions aux élections législatives du 23 septembre. Avec le PAM, vainqueur du scrutin, elles ont constitué la majorité sortante, sous la direction d’Aziz Akhannouch au nom du RNI.
Si aucun des deux partis ne s’est prononcé ouvertement sur son positionnement au sujet d’une éventuelle reconduction de la même coalition, leurs dirigeants ont, néanmoins, félicité Mme El Mansouri de la confiance royale, qualifiant de « moment historique » la nomination, pour la première fois dans l’histoire du Royaume, d’une femme à la tête de l’exécutif.
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Dans une déclaration à la presse au terme de cette rencontre, au cours de laquelle Mme El Mansouri était accompagnée d’Abdellatif Ouahbi, Fouzi Lekjaa et Ahmed Akhchichine, le président du RNI Mohamed Chouki a mis en avant le caractère « responsable » des discussions, marquées par « la clarté et la franchise ».
Le Rassemblement, en tant que « parti responsable », contribuera à la prochaine étape en prenant en considération, de manière permanente, l’intérêt suprême de la nation, a affirmé M. Chaouki, en présence de Rachid Talbi Alami et Mohamed Boussaid.
Pour sa part, le Secrétaire général du PI, Nizar Baraka, a délégué au Conseil national du parti la mission d’examiner la possibilité de participer au nouveau gouvernement, affirmant que l’Istiqlal continuera à « soutenir cette expérience politique, quelle que soit la position qu’il occupera ».
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Le Maroc a besoin aujourd’hui d’une mobilisation générale pour dépasser la logique de la compétition électorale et s’engager dans un processus de consolidation du front intérieur afin de faire face aux défis géostratégiques, économiques et sociaux, notamment l’emploi, le chômage, la protection du pouvoir d’achat et l’élargissement de la classe moyenne, a soutenu M. Baraka, qui était accompagné d’Abdeljebbar Rachidi, Abdessamad Qayouh et Mohamed Ould Errachid.