Un an après la disparition de son fondateur, Mohamed Aitri, le dernier grand acteur maroco-marocain et leader du secteur du travail des métaux est en pleine tourmente financière. En effet, Prominox, qui était encore, il y a quelques années, le fleuron encore debout d’un secteur éprouvé par les faillites au cours de la dernière décennie, à l’instar de ses ex-concurrents de taille estimable Buzzichelli Maroc et Delattre Levivier Maroc (mis en liquidation respectivement en 2018 et 2023), ou encore Stroc Maroc (en redressement judiciaire depuis quatre ans), voit rouge depuis quelques mois, avec une trésorerie quasiment asséchée et plusieurs de ses projets à l’arrêt.
Une grande inquiétude s’empare même des 1 700 salariés, voire des 134 sous-traitants (employant eux-mêmes quelques milliers de salariés) de ce spécialiste de la fabrication de réservoirs et de tuyauterie en acier inoxydable, en alliages spéciaux et en acier.
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Après deux exercices (2024 et 2025) euphoriques, avec une production cumulée frôlant le milliard de dirhams, l’entreprise fondée en 1978 se trouve coincée par un besoin en fonds de roulement qui a explosé et englouti, au passage, toute génération de cash par l’activité, à la veille d’une mise à l’arrêt brutale de plusieurs de ses grosses commandes venant de grands clients locaux historiques.
Devant l’absence de visibilité sur son marché domestique, l’entreprise, qui compte des dizaines de références de clients issus de secteurs de la chimie, de l’agroalimentaire, de l’automobile, des mines et autres, cherche activement dans l’export une planche de salut, elle qui a commencé à exporter son savoir-faire depuis 1993 sous l’impulsion de son fondateur, ancien ouvrier immigré en Allemagne et rentré dans son pays pour une aventure entrepreneuriale des plus louables.