Les laboratoires américains Merck et Moderna ont annoncé, mercredi 19 août, des résultats positifs lors de la dernière phase d’essais cliniques de leur vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau, qui s’adresse aux patients avec un mélanome dans une phase avancée.
« Il s’agit de la première annonce de résultats positive de phase 3 (…) pour une thérapie anticancéreuse à base d’ARNm », écrivent Merck et Moderna dans un communiqué conjoint. Leur thérapie personnalisée, combinée à l’immunothérapie Keytruda de Merck, a permis d’améliorer de manière « statistiquement significative » la survie sans récidive chez des patients atteints d’un mélanome de stade avancé et préalablement opérés, par rapport à un traitement par Keytruda seul, ont dit les deux laboratoires, sans publier de données chiffrées.
Ce nouveau traitement, nommé « intismeran autogene », repose sur la technologie de l’acide ribonucléique messager (ARNm), qui consiste à dicter aux cellules du corps comment fabriquer des protéines capables de déclencher une réponse immunitaire.
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Il s’agit d’une thérapie « sur mesure », conçue à partir des mutations spécifiques de la tumeur de chaque patient. L’objectif est d’entraîner et d’activer le système immunitaire du patient afin qu’il reconnaisse et attaque les cellules cancéreuses. L’essai clinique de phase 3, étape décisive avant les demandes d’autorisation de mise sur le marché, a été mené sur plus de 1.100 personnes.
« Pendant de nombreuses années, l’idée de créer un traitement par ARNm conçu spécifiquement pour le cancer d’un individu était difficile à imaginer. Nous contribuons aujourd’hui à transformer cette vision en réalité », a déclaré Stéphane Bancel, le dirigeant de Moderna, cité dans le communiqué.
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Merck et Moderna prévoient désormais de présenter ces données lors d’un prochain congrès médical et d’entamer des démarches auprès des autorités pour demander l’approbation de ce traitement.
Le mélanome est l’une des formes les plus mortelles de cancer de la peau, avec plus de 330.000 nouveaux cas diagnostiqués dans le monde en 2022, un chiffre en croissance, rappellent les laboratoires.
Challenge (Avec AFP)