Ahmed Touizi, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a été élu, mardi 12 octobre 2026, président de la Chambre des représentants, à la majorité absolue dès le premier tour.
Au terme d’une séance plénière consacrée à ce vote, M. Touizi, candidat de la nouvelle majorité parlementaire, a obtenu 220 voix, contre 59 pour Driss El Azami El Idrissi, du Parti de la Justice et du Développement (opposition).
Il succède, ainsi, à Rachid Talbi Alami, dont le parti, le Rassemblement National des Indépendants (RNI), est arrivé deuxième des élections législatives du 23 septembre, derrière le PAM qui a choisi de s’allier avec le Parti de l’Istiqlal, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) pour former la coalition gouvernementale.
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Ahmed Touizi, député dans la circonscription d’Al Haouz, est l’un des vétérans de l’institution législative, où il siège sans discontinu depuis plus de trois décennies, en tant que membres des deux Chambres (Représentants et Conseillers). Lors de la dernière législature (2021-2026), il a été président du groupe du PAM à la première Chambre.
La veille, la cheffe de gouvernement désignée Fatima Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du PAM, a officialisé l’alliance avec le PI, l’USFP et le PPPS, les partis qui ont formé la Koutla démocratique dans les années 1990 et conduit l’expérience de l’Alternance.
Dans communiqué, la nouvelle majorité indique que “l’accord intervient après deux rounds de consultations, menés en tenant compte de l’intérêt supérieur du pays, des contextes national et international, ainsi que des résultats des dernières élections législatives”.
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Le choix d’une majorité réunissant quatre partis repose, selon le communiqué, “sur leur proximité idéologique et politique, ainsi que sur une vision commune des réformes à engager”. L’objectif affiché est de “constituer un gouvernement cohérent et solide, en mesure de consolider les fondements de la démocratie, de renforcer la bonne gouvernance et de promouvoir la justice sociale et l’équité territoriale”.
Ils inscrivent leur démarche dans l’ambition de bâtir un Maroc émergent, dont le développement bénéficie à l’ensemble des territoires, à travers le renforcement des capacités productives de l’économie nationale, l’amélioration de la gouvernance.