Les repas à base de poulet sont en train de s’imposer comme le nouveau moteur de la restauration livrée au Maroc, quand bien même le burger reste indéboulonnable jusqu’à présent. C’est ce que révèle une nouvelle étude réalisée par Glovo, qui constitue un véritable observatoire de l’évolution des habitudes de consommation dans le pays, avec des millions de commandes chaque mois.
Sur les douze mois clos fin août 2026, « les chiffres sont sans ambiguïté » : les commandes chez les partenaires de Glovo classés « poulet » ont progressé de 77,4%. Sur la même période, l’ensemble des commandes a progressé de 22,8%. Constat : le poulet a crû presque trois fois et demie plus vite que le marché qui le porte.
La part du poulet a progressé de manière régulière. De 7,8 % en septembre 2024, la part mensuelle atteint 11,1 % en août 2026, avec un pic à 12,2 % en mars 2026, un mois de Ramadan, période où les volumes de restauration livrée chutent mais où le poulet gagne en proportion. En un exercice, le poulet a ainsi gagné plus de trois points.
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Au total, 567 partenaires actifs sous le tag « poulet » ont généré en moyenne chacun 5.124 commandes dans l’année. Ceci place le poulet en 2ème position en termes de nombre de commandes moyennes par restaurant.
Le burger arrive en tête : chacun des 1.498 restaurants actifs dans cette catégorie a enregistré en moyenne 7.176 commandes sur l’année. Classés respectivement troisième et quatrième, le sandwich et la pizza réunissent 2.505 et 1.972 partenaires actifs, pour une moyenne annuelle de 2.196 commandes par restaurant pour le sandwich et de 1.692 pour la pizza.
« Contrairement à d’autres habitudes alimentaires associées à des jours précis de la semaine, le poulet est pleinement intégré à la consommation quotidienne », fait remarquer l’étude de Glovo Maroc, notant que les commandes se répartissent de manière remarquablement homogène du lundi au dimanche, sans pic significatif le week-end.
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D’après les conclusions de l’étude, la croissance de la demande tient en partie à quelques nouvelles ouvertures mais surtout, majoritairement, à une pénétration plus forte du poulet. Le nombre d’enseignes sous le classement « poulet » ayant livré au moins une commande est passé de 439 à 567 en un an (204 entrants – 76 sortants), soit +29,2 %.
En plus de 3 chaînes internationales, Glovo recense plus de 30 enseignes locales multi-sites et plus de 500 établissements indépendants mono-site. Les enseignes locales multi-sites ont fourni 60,1% de la croissance de la catégorie avec une augmentation de plus de 160% des commandes. Quatre de ces enseignes ont fourni presque 50% de la croissance de la catégorie.
Les établissements indépendants mono-site en ont fourni 36,1% avec une augmentation de 92% des commandes. Cette évolution illustre la montée en puissance des acteurs locaux de la restauration, aux côtés des chaînes internationales.
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La progression du poulet livré se retrouve dans huit des dix villes étudiées, avec des dynamiques locales contrastées. Salé se distingue particulièrement : la catégorie poulet y représente désormais 17,1% des commandes de restauration livrée, contre 10,9% un an plus tôt, soit une hausse de 6,2 points. Elle devance Casablanca, où cette part atteint 14,7%, et Rabat, qui passe de 7,8% à 12,5%.
La tendance est également marquée à Marrakech (+3,9 points), Fès (+3,3 points) et Tanger (+3,1 points). Dans cette dernière ville, la part du poulet a plus que doublé, passant de 2,6% à 5,8%.
Quelques écarts subsistent toutefois d’une ville à l’autre. À Meknès, le poulet représente encore 3,5 % des commandes, tandis que Kénitra enregistre un léger recul, de 1,0% à 0,7%.