Le marché de la fabrication des compléments alimentaires continue d’attirer de nouveaux acteurs. En effet, après des pure players comme Lasobio (connu pour sa marque Herlab) ou encore des géants locaux de l’industrie pharmaceutique comme Sothema ou Laprophan, qui y ont trouvé un canal opportun de diversification — pour ne citer que ceux qui s’y sont positionnés récemment —, un nouvel opérateur s’apprête à lancer la construction d’une unité de fabrication de compléments alimentaires, essentiellement sous forme sèche, située dans la commune d’Ouled Azzouz, à Nouaceur (au sud-est de Casablanca).
Doté d’une enveloppe d’investissement de 50 millions de dirhams pour sa première phase, ce projet est porté par la holding YMAH Capital, une structure totalement détenue par un entrepreneur de la région de Casablanca qui en est à sa première expérience industrielle.
Rappelons que le marché marocain des compléments alimentaires connaît depuis quelques années un plein développement, dans le sillage de la montée en puissance des dépenses consacrées à la santé, au bien-être et au « healthy lifestyle ». Selon une étude récente menée par les professionnels du secteur, le potentiel global de celui-ci est estimé à 3 milliards de dirhams (en incluant tous les circuits, y compris l’informel).
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Pour l’instant, l’essentiel des produits commercialisés au Maroc sont importés (notamment de France, des États-Unis et d’Asie), mais, avec la multiplication des acteurs locaux comme Laboratoires IRCOS, BIOCYLAB, Laphamek, Hyphadiet ou Therapharm, la part de la fabrication marocaine est en croissance constante, ce qui contribue à améliorer la souveraineté industrielle dans ce domaine, même si une bonne partie de l’écosystème industriel local est orientée vers l’export. Sur le plan social, la chaîne de valeur du secteur des compléments alimentaires (fabricants, distributeurs, parapharmacies) représente environ 40 000 emplois directs.