Lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale, consacrée aux «Mécanismes de promotion des petites et moyennes entreprises (PME)», le Chef du gouvernement a souligné que ce cadre législatif «avancé et très important» vient en application des Hautes Orientations Royales.
L’urgence est à la mobilisation. Face à la forte montée en puissance annoncée dans l’économie nationale, élargir le nombre d’acteurs œuvrant dans tous les secteurs va rapidement devenir une priorité et dans cet écosystème les PME et même les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) ont un rôle très important à jouer. C’est le plaidoyer que s’est astreint à expliquer aux députés le Chef du gouvernement qui s’exprimait ainsi lors de la séance mensuelle des questions orales à la Chambre des représentants ce lundi. Aziz Akhannouch, a ainsi défendu le choix du gouvernement de miser sur les PME, véritables poumons de l’économie marocaine.
Et le Chef du gouvernement sait de quoi il parle, s’il est compréhensible que les grandes entreprises concentrent l’attention du fait de leur poids et de leur rôle dans le rayonnement international du royaume, nos PME constituent effectivement le véritable poumon économique du pays, représentant plus de 50 % de la valeur ajoutée et un pourcentage important des emplois.
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Selon Akhannouch, ces (TPME) ne représentent pas moins de plus de 90 % du tissu entrepreneurial, contribuant ainsi à la création d’emplois, notamment au niveau territorial, et constituant par la même occasion un levier décisif pour lutter contre le chômage des jeunes et des populations vulnérables. Se voulant pédagogique, l’exposé du Chef de la majorité a souligné un rôle qui dépasse la simple création d’emplois puisque ces unités stimulent l’innovation, génèrent de la valeur ajoutée locale et contribuent à la réduction des disparités territoriales, grâce à leur forte implantation dans les zones rurales et les régions moins favorisées. Et l’exécutif est convaincu qu’il y a un bénéfice réel à travailler en écosystème, y compris lorsqu’il s’agit d’innovation. Et sur ce plan-là, le moins qu’on puisse dire, c’est que les PME et petites entreprises à «fort potentiel de croissance» sont au cœur du processus d’innovation. Ce qui explique d’ailleurs le soutien qu’apporte la politique du gouvernement à nombre d’entreprises qui innovent.
A cet effet, le gouvernement accompagne ces progrès qualitatifs grâce à une feuille de route pionnière pour améliorer le climat des affaires, dont les diverses initiatives stratégiques visent à soutenir la compétitivité nationale, a expliqué M. Akhannouch, soulignant que 98 % de ces initiatives et projets ont été lancés, avec un taux d’achèvement de 63%, alors que les autres initiatives seront achevées au cours de l’année 2026.
Quant au nerf de la guerre, Akhannouch a encensé la nouvelle Charte d’investissement représentant ( selon lui) l’une des réformes majeures qui ont caractérisé l’expérience du gouvernement actuel. Soulignant au passage, que ce cadre législatif “avancé et très important” vient en application des Hautes Orientations Royales contenues dans le discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI à l’occasion de l’ouverture de la première session de l’année législative, en octobre 2022.
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D’après le Chef du gouvernement, cette nouvelle Charte, est un véritable outil pour consacrer la justice sociale et relever le défi de la réduction des disparités spatiales, à travers une répartition territoriale équitable des avantages et des fruits de l’investissement, ce qui a permis d’insuffler une forte dynamique d’investissement. Parlant chiffres, M. Akhannouch a rappelé que depuis l’entrée en vigueur de la Charte d’investissement en mars 2023, la Commission nationale des Investissements (CNI) a tenu neuf réunions, au cours desquelles 250 projets d’investissement d’une valeur totale de 414 milliards de dirhams (MMDH) ont été approuvés, permettant ainsi la création de 179.000 emplois directs et indirects.
Dans cette nouvelle configuration, le soutien à l’emploi figure en bonne place avec une feuille de route pour l’emploi, dotée d’un budget annuel de 12 milliards de dirhams en faveur des petites et moyennes entreprises, une politique, appuyée par les banques, la CGEM et les agences publiques, qui vise à ancrer durablement la croissance, l’entrepreneuriat et la justice territoriale au cœur du modèle de développement national.
Charte de l’investissement : une réforme «structurante» aux effets déjà visibles
Présentée comme l’une des réformes emblématiques du mandat gouvernemental, la nouvelle Charte de l’investissement s’impose désormais comme un levier central de la relance économique. Devant la Chambre des représentants, lors de la séance mensuelle consacrée aux mécanismes de promotion des petites et moyennes entreprises, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a mis en avant un cadre législatif « avancé et structurant », directement inspiré des Hautes Orientations Royales exprimées dans le discours de SM le Roi Mohammed VI à l’ouverture de l’année législative d’octobre 2022.
Dans le sillage de ces orientations, l’Exécutif a déployé une stratégie globale visant à stimuler l’investissement productif, à moderniser les dispositifs de soutien et à instaurer un environnement plus transparent et attractif pour les investisseurs. L’enjeu est double : renforcer la compétitivité nationale tout en dynamisant l’économie territoriale, à travers un ciblage précis des secteurs prioritaires.
Selon Aziz Akhannouch, la nouvelle Charte se distingue par sa capacité à créer de l’emploi et à générer une valeur ajoutée inédite, tout en contribuant à la réduction des disparités territoriales. Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. Depuis son entrée en vigueur en mars 2023, la Commission nationale des investissements (CNI) a tenu neuf réunions, validant 250 projets pour un montant global de 414 milliards de dirhams, avec à la clé près de 179.000 emplois directs et indirects.
Ces investissements concernent l’ensemble des régions du Royaume, couvrant 49 provinces et préfectures et 34 secteurs, dont le tourisme, l’agroalimentaire, l’automobile et le textile, mais aussi l’énergie, la pharmacie, la santé ou encore les transports. En parallèle, le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’une feuille de route ambitieuse pour améliorer le climat des affaires : 98 % des initiatives ont été lancées, avec un taux d’achèvement de 63 %.
La simplification des procédures et la digitalisation figurent également au cœur de cette réforme. En 2025, plus de 81.000 entreprises ont ainsi été créées à fin septembre. Autre avancée majeure : la décentralisation de la décision d’investissement. Pour la première fois, les projets inférieurs à 250 millions de DH sont traités au niveau régional. Résultat : 55 projets déjà approuvés pour un volume de 5,8 milliards de dirhams, générant près de 10.000 emplois.