En cours de construction à Laâyoune, dans les Provinces du Sud, le viaduc routier sur l’Oued Sakia El Hamra, le plus long de son genre au Maroc, a atteint un taux de réalisation de 57%, avec une mobilisation des équipes 24 heures sur 24, révèle le directeur central de la voie express Tiznit-Dakhla, M’bark Fancha.
D’une longueur de 1.648 mètres et d’une largeur de 21,4 mètres, cette infrastructure s’inscrit dans le cadre de la voie express Tiznit-Dakhla, un axe stratégique de 1.055 km destiné à renforcer la connectivité de ces provinces et à consolider les échanges du Maroc avec sa profondeur africaine.
Réalisée pour un investissement global de plus de 9 milliards de dirhams, cette voie express comprend 16 grands ouvrages d’art, dont le viaduc de l’Oued Sakia El Hamra, qui se distingue par ses dimensions et sa complexité technique. À lui seul, cet ouvrage mobilise une enveloppe de 1,375 milliard de dirhams.
Porté par le ministère de l’Equipement, de l’Eau et des Forêts, le projet repose sur une structure en béton précontraint, réalisée selon la technique des encorbellements successifs. Celle-ci s’appuie sur 14 piles, dont certaines culminent à 46,5 mètres de hauteur. Les fondations profondes s’enfoncent, quant à elles, entre 24 et 46 mètres sous le sol.
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L’ampleur du chantier se mesure également aux quantités de matériaux nécessaires à sa réalisation, estimées à quelque 70.000 mètres cubes de béton et 12.000 tonnes d’acier.
Dans un entretien accordé à la MAP, M’bark Fancha, a souligné que le viaduc constitue un maillon essentiel de cette dynamique enclenchée par Tiznit-Dakhla, en ce sens que sa mise en service permettra de fluidifier davantage le transit entre le nord et le sud, en réduisant la pression sur la circulation urbaine et en facilitant le déplacement des personnes et des marchandises.
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Il a relevé que la voie express commence déjà à produire des effets positifs, notamment en matière de sécurité routière, de fluidité de la circulation et d’attractivité des investissements. Ces retombées contribuent, selon lui, à améliorer les conditions de déplacement des populations et à renforcer le potentiel économique des territoires desservis.
S’agissant de l’avancement des travaux, l’ingénieur d’Etat a indiqué que quelque 900 personnes sont mobilisées, réparties en trois équipes qui assurent une activité continue. Les travaux se trouvent actuellement dans une phase particulièrement délicate, marquée par la réalisation des parties en élévation, qui exige une surveillance rigoureuse et une grande précision d’exécution.
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La technique des encorbellements successifs nécessite, à cet effet, une expertise spécifique ainsi qu’un contrôle permanent de la qualité des matériaux et du béton, a-t-il précisé, soulignant que les équipes doivent également prendre en considération les particularités climatiques et environnementales de la région, notamment les températures élevées, la salinité et les vents, dès la conception de l’ouvrage, afin d’en garantir la durabilité.
Au-delà de sa fonction routière, le viaduc devrait ainsi contribuer à renforcer l’attractivité de Laâyoune, tout en accompagnant la modernisation de son paysage urbain et en veillant à la préservation de son environnement. Il s’inscrit dans une vision d’aménagement visant à moderniser les infrastructures des provinces du Sud, à soutenir leur développement socio-économique et à consolider leur rôle de carrefour entre le Maroc et sa profondeur africaine.