Le degré d’auto-organisation de la société civile au Maroc et l’émergence d’acteurs dynamiques et créatifs en tant que forces de propositions pour l’amélioration continue du vivre ensemble est un signe de maturité sociétale. Depuis 2009, le Conseil de Développement et de Solidarité (CDS) n’a pas cessé d’être au rendez-vous à travers l’organisation de débats sur des thèmes revêtant une importance stratégique. Le 31 janvier 2026, le CDS célèbre son 15ème anniversaire, à Rabat. Un moment fort de retrouvailles, de convivialité et de partage
La création en 2009 du CDS a été une réponse pertinente à un besoin réel d’implication des acteurs économiques dans la vie publique. En effet, au Maroc, la décennie 2000-2010, s’est caractérisée par une volonté officielle d’entamer des changements profonds dans presque tous les domaines. La crise économique et financière de 2008 va mettre en évidence cette urgence et accélérer cette évolution, favorisée notamment par la nouvelle Constitution adoptée en 2011 et plus tard l’élaboration du Nouveau modèle de développement (NMD), en 2021, en tant qu’expression endogène et collective, ayant permis au Maroc de se doter d’une « boussole » et donc d’une meilleure visibilité pour l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux. Ce qui a permis une meilleure visibilité et un renforcement qualitatif de la résilience de l’économie nationale face aux chocs internes et externes.
A travers cette évolution, le CDS n’a pas été absent. Au contraire. Tout en œuvrant pour encourager et fédérer les initiatives publiques et privées privilégiant les valeurs de partage et de solidarité, le CDS soutient en particulier les politiques à fort effet de levier social et économique, ainsi que les actions qui contribuent à la convergence entre les intérêts des citoyens et des entreprises, intérêts favorisant l’émergence d’une prise de conscience commune des principaux enjeux et défis du Maroc. L’équipe CDS, bien connue pour sa multidisciplinarité et son ouverture sur le monde du savoir théorique et pratique, consciente de la forte imbrication entre le local et le global, de cette réalité croissante qu’est l’économie monde, est particulièrement attentive à l’évolution des relations internationales qui ont d’ailleurs connu une forte turbulence ces dernières années, à travers notamment la crise sanitaire mondiale due au Covid-19 et les conflits géopolitiques, de plus en plus graves et durables, sans oublier le réchauffement climatique qui impose de nouveaux défis à l’échelle planétaire. D’où les rencontres et réflexions organisées par le CDS en vue d’anticiper les changements et de s’inscrire dans les tendances lourdes ayant un impact certain et durable sur le Maroc.
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Par ailleurs, le CDS tient aussi à concilier étroitement les principes de performance et de compétitivité, incontournables dans le contexte mondial actuel, avec le principe de solidarité. En effet, la croissance inclusive est la « voie royale » pouvant mener vers un développement humain et durable, où le renforcement de la compétitivité de l’entreprise est indissociable de l’épanouissement des citoyens. La rencontre exceptionnelle organisée sur le NMD en 2022 illustre bien cette volonté du CDS, en tant que force de proposition, de contribuer à un processus de déclinaison concrète de la vision stratégique et multidimensionnelle, adoptée officiellement en matière de développement. C’est aussi le cas, en 2023, de la rencontre organisée sur la promotion de l’investissement dans l’optique d’une croissance prioritaire des activités à forte valeur ajoutée économique et sociale.
Au cours de cette rencontre, sur « l’investissement et le rôle de l’Etat territorial », ont été invités les « poids lourds» de la réflexion économique et financière, théorique et pratique, dont l’illustre Abdellatif Jouahri, Ancien ministre des finances et actuel Wali de Bank El Maghrib, personnalité internationalement reconnue par les institutions financières internationales pour ses compétences, qui, chaque année, donne rendez-vous plusieurs fois aux médias, pour communiquer de manière très pédagogique sur la situation économique, monétaire et financière du Royaume.
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Ainsi, le CDS, Think Tank multidisciplinaire et indépendant « contribue aux débats sur des questions stratégiques, au plan économique et sociétal du Royaume, tout en œuvrant pour plus d’ouverture à l’international. Il constitue ainsi, une force de propositions visant à éclairer l’opinion publique, à travers des colloques et séminaires, en ouvrant des pistes de réflexion pour des idées et pratiques innovantes pouvant contribuer à la dynamique de développement du Maroc ».
Et cette année 2026, année qui s’annonce très riche dès le mois de janvier, avec notamment l’organisation de la CAN au Maroc, c’est l’occasion pour le CDS de révéler des personnalités exceptionnelles qui ont œuvré presque dans l’ombre pour leur pays, avec un dévouement constant et infaillible, dans la discrétion, l’humilité et la sagesse. C’est notamment le cas de Kamal Lahlou qui, depuis les années 1960, n’a pas cessé de jouer un rôle avant-gardiste sur plusieurs fronts, et en particulier dans les domaines du sport et des médias.
Déclarations de Mohamed Benamour, Président du CDS
Pour le CDS, l’année 2025 a été particulièrement riche, montrant plus que jamais la pertinence et l’implication de ce think tank de premier plan dédié à l’élaboration de stratégies pour le développement économique et social du Maroc. Ayant pour devise «Une intelligence collective pour un dynamisme gagnant», ce laboratoire d’idées et de propositions fondé en 2009 par Mohamed Benamour, ancien Président de la Fédération du Tourisme au sein de la CGEM et PDG du groupe Palaces & Traditions, réunit de très hautes personnalités de divers horizons : professionnels du monde des affaires, universitaires, politiques, ainsi que de grandes figures internationales.
«Le CDS qui compte parmi ses membres de nombreux dirigeants de PME et de grandes entreprises, entend relayer l’appel Royal visant à opérer un bond qualitatif pour que l’investissement privé atteigne les 2/3 de l’investissement total, à l’horizon 2035.
Aujourd’hui, cet investissement a permis certes de financer des infrastructures de qualité dont nous sommes tous fiers : routes, autoroutes, ports, aéroports, gares, zones industrielles, zones logistiques etc… Mais notre ambition, c’est aussi que l’investissement futur soit orienté davantage vers les secteurs productifs les plus créateurs d’emplois et de croissance. Pour plus d’efficience et de performance, il faut bien sûr investir plus mais surtout investir mieux » (M. Benamour).
«Il est grand temps d’arrimer nos territoires les plus enclavés, les plus défavorisés, à la locomotive du développement économique et de réduire ensuite les fractures sociales et les disparités territoriales, à travers notamment la modernisation des infrastructures et le renforcement du transport national, international et interrégional sous toutes ses formes», a lancé le Président du CDS, Mohamed Benamour, lors de la rencontre organisée en 2023, sur la promotion de l’investissement.