Au moins 31 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées, dont certaines gravement, dans la collision mercredi de deux trains à environ 150 km au sud de Madrid, selon les autorités, bilan provisoire qui en fait une des pires catastrophes ferroviaires en Espagne après un précédent drame en janvier.
Cet accident meurtrier intervient en pleine campagne pour les législatives du 29 novembre et moins d’un an après, là aussi, une collision entre deux trains à Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts, bouleversant toute l’Espagne.
Des ambulanciers, des pompiers, des policiers et des agents de la Guardia Civil étaient affairés autour de la ferraille enchevêtrée, tandis que des hélicoptères survolaient les lieux. Les routes ont été coupées pour faciliter l’accès des nombreux secours et permettre l’évacuation des victimes.
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L’accident s’est produit à 07h54 GMT, au point kilométrique 118 de la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie, entre les localités de Mora, Orgaz et Urda. Il a impliqué une rame de la Renfe et un train de la compagnie Iryo assurant la liaison entre la capitale espagnole et la ville de Séville. Selon les premières informations, deux voitures ont déraillé et chuté du haut d’un talus.
Lors d’un point-presse sur place, le président régional, Emiliano García-Page, a précisé que parmi les 31 victimes, 24 avaient été retrouvées dans le train de la Renfe, et six dans le train Iryo, avertissant que le bilan pourrait encore s’alourdir, les zones les plus « profondes » des wagons restant inaccessibles. Il a aussi évoqué « quelques » blessés très graves.
Le responsable, tout comme la ministre de la Santé, Monica Garcia, interrogée à la télévision espagnole, ont dit ne « pas avoir d’information » à ce stade sur la cause de l’accident. En l’état, la circulation « est interrompue » entre Madrid et l’Andalousie, la région méridionale d’Espagne, a annoncé ADIF, l’entreprise chargée de gérer l’infrastructure ferroviaire.
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Le Premier ministre Pedro Sánchez a annulé ses engagements pour la journée, tandis que le Parti socialiste (PSOE), qu’il dirige, a annoncé la suspension de ses activités de campagne jusqu’à jeudi. Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Nuñez Feijoo, s’est, lui, déclaré sur X « très préoccupé » face à ce nouvel accident de trains.
La collision d’Adamuz, survenue le 18 janvier, également entre deux trains à grande vitesse, avait ravivé les débats en Espagne sur l’entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité pour les passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.
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Cet accident avait également suscité de vives critiques de l’opposition de droite et d’extrême droite contre le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, qui s’était alors engagé dans la foulée à investir 1,8 milliard d’euros pour améliorer la maintenance du réseau.
La tragédie d’Adamuz était la plus grande catastrophe ferroviaire en Espagne depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013.
Challenge (Avec Agences)