Le président américain Donald Trump a dit, lundi 9 mars, à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était « quasiment » finie, faisant valoir que l’Iran n’avait plus de « marine » ni de « communications » ou de « force aérienne ». Une déclaration qui a provoqué un premier repli du pétrole, qui a atteint son plus haut niveau depuis 2022 et la guerre en Ukraine.
Le président américain a ajouté, dans un entretien téléphonique, que le conflit était « très en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.
Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a par ailleurs dit qu’il « réfléchissait à prendre le contrôle » du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et le pétrole, où le trafic est quasiment à l’arrêt en raison du conflit.
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Les cours du pétrole ont immédiatement chuté dans les échanges électroniques après clôture, les investisseurs laissant échapper un soupir de soulagement après les propos de Donald Trump. Ils ont flambé ces dix derniers jours, face aux difficultés d’approvisionnement depuis le Golfe en raison du conflit.
Vers 19H45 GMT, le prix du baril de Brent, référence internationale, cédait 5,20% à 87,87 dollars, par rapport au cours de clôture atteint juste avant, et son équivalent américain, le baril de WTI, perdait 7,47% à 84,11 dollars.
Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a finalement terminé en hausse, portée par les propos du locataire de la Maison Blanche. Le Dow Jones a gagné 0,50%, l’indice Nasdaq a progressé de 1,38% et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,83%. En début de séance, les trois indices vedettes avaient chuté de plus de 1%.
Challenge (Avec AFP)