La Formule 1 est rattrapée par la géopolitique. La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a annoncé ce dimanche l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, prévus mi-avril. La décision, prise depuis Shanghai où se tenait le Grand Prix de Chine, intervient après plusieurs jours de rumeurs dans le paddock et confirme les inquiétudes liées au conflit qui secoue la région du Golfe.
Ces deux rendez-vous, programmés du 10 au 12 avril à Sakhir et du 17 au 19 avril à Jeddah, attiraient chaque année des centaines de milliers de spectateurs et représentaient des enjeux économiques considérables. Selon des médias britanniques, le manque à gagner pourrait atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars. La FIA a précisé que ces courses ne seraient pas remplacées par d’autres épreuves en Europe ou ailleurs.
«La sécurité et le bien-être de nos équipes resteront toujours notre priorité», a insisté Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA. L’Emirati a exprimé l’espoir d’un retour rapide à la stabilité, alors que Bahreïn et l’Arabie saoudite, alliés des États-Unis, sont régulièrement visés par des frappes de drones et de missiles en provenance d’Iran.
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Cette annonce est intervenue à quelques heures du départ du Grand Prix de Chine, marqué par la domination de Mercedes. Le jeune Andrea Kimi Antonelli, 19 ans, est devenu le plus jeune poleman de l’histoire de la discipline, tandis que son coéquipier George Russell s’impose comme favori pour le titre après sa victoire en course sprint. Derrière eux, Ferrari et McLaren tentent de suivre le rythme, alors que Red Bull peine à retrouver son éclat des saisons précédentes. La saison 2026 comptera finalement 22 Grands Prix. Après Shanghai, la caravane de la F1 mettra le cap sur Suzuka au Japon fin mars, avant de rejoindre Miami début mai.