Mehdi Tazi est porté à la présidence de la Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM), au terme de l’Assemblée générale élective de l’organisation patronale tenue jeudi 14 mai à Casablanca. Son colistier, Mohamed Bachiri, occupera les fonctions de vice-président général pour les trois prochains exercices (2026-2029).
Seul binôme en lice, les deux dirigeants, qui ont obtenu 3773 voix d’un total de 4123 voix exprimées (soit un taux de 91,5%), misent sur une alliance entre expertise managériale et expérience industrielle. Vice-président général de la CGEM depuis 2020, aux côtés de Chakib Alj, Mehdi Tazi a participé à deux mandats successifs à la tête de l’organisation, ce qui lui confère une connaissance approfondie des mécanismes internes et des enjeux de représentation du patronat.
Formé à Télécom Paris Sud et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, Tazi s’est construit une réputation dans le monde de la finance et de l’assurance. Il a notamment dirigé Saham Assurance avant sa cession au groupe sud-africain Sanlam.

Mehdi Tazi en compagnie de Kamal Lahlou, PDG du groupe Les éditions de la Gazette (jeudi 14 mai 2026)
Depuis 2017, il préside la holding ASK Capital, active dans plusieurs domaines allant de l’assurance au conseil en passant par l’immobilier et les services aux entreprises. « Ce dernier est un candidat très pertinent à la lumière de son expérience. Aussi c’est quelqu’un de très consensuel », nous confie une de nos sources à la CGEM.
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Le Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est transformé en profondeur pour se distinguer par sa stabilité à tous les niveaux, ainsi que par des infrastructures de classe mondiale, une industrie qui monte en puissance, des avancées majeures dans les énergies renouvelables et un climat des affaires en amélioration continue, a déclaré le nouveau président de la CGEM après son élection.
M. Tazi a salué l’engagement des entreprises marocaines dans cette dynamique de transformation, estimant que le secteur privé national est désormais appelé à « passer un cap supplémentaire ».
À ses côtés, Mohamed Bachiri incarne un profil industriel. Actuel directeur général de Renault Group Maroc, il est étroitement associé à l’essor du secteur automobile marocain, devenu en une décennie l’un des piliers des exportations du Royaume. Entré dans le groupe en 2006, Bachiri a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment à la tête de la SOMACA, avant de superviser les opérations industrielles du constructeur dans le pays.
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Cette complémentarité – finance pour l’un, industrie pour l’autre – constitue l’un des principaux arguments du tandem, qui met en avant la convergence de deux visions économiques : celle de la transformation industrielle et celle de l’ingénierie financière au service de la compétitivité.