Les marchés boursiers mondiaux ont été soutenus, lundi 21 septembre, par la forte baisse des prix du pétrole face aux espoirs d’une reprise du dialogue entre Washington et Téhéran, tandis que les valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA) ont été recherchées.
« L’atténuation des inquiétudes liées à l’inflation et la forte baisse des prix du pétrole brut ont amélioré le sentiment des marchés », commente Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
Le baril de Brent, référence internationale du pétrole, a lâché 3,40% à 100,34 dollars, après avoir touché un plus bas en séance à 98,98 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate est tombé de 4,51% à 95,78 dollars.
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Le marché mise en effet sur de nouvelles discussions diplomatiques, avec notamment l’Assemblée générale de l’ONU cette semaine à New York, pour accélérer le retour à la normale dans les chaînes d’approvisionnement.
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu’il serait probablement ouvert à l’idée de rencontrer le dirigeant iranien, Massoud Pezeshkian, à l’occasion de cette grande messe annuelle. L’Iran a de son côté annoncé dimanche avoir de nouveau transmis aux États-Unis ses conditions pour la réouverture du détroit d’Ormuz.
Les flux via ce passage stratégique « ont repris partiellement, avec environ 2,8 millions de barils par jour observés sur les six derniers jours, contre 700.000 en août », explique John Plassard, de Cité Gestion. En parallèle, les opérateurs surveillent l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite, mis à l’arrêt récemment après des frappes de drones.
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La compagnie nationale saoudienne de pétrole Aramco « s’emploie à rétablir environ la moitié de la capacité » de cette infrastructure essentielle, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Le net recul des prix du brut et la diplomatie ont porté les grandes places boursières. La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,92%, Francfort a gagné 1,07%, Londres 0,75% et Milan 1,60%. A New York, l’indice Nasdaq – qui rassemble les titres technologiques – a décroché un nouveau record en clôture, à 27.122,09 points (+2,26%). L’indice élargi S&P 500 s’est octroyé 1,49% et le Dow Jones a gagné 0,71%.
Les valeurs liées à l’IA, comme Infineon (+4,35%) et Siemens Energy (+2,11%) ont été recherchées par les investisseurs à Francfort. A Paris, les deux spécialistes des semi-conducteurs STMicroelectronics (+2,94%) et Soitec (9,82%) ont également grimpé, comme les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques (Legrand +2,25% et Schneider Electric +3,24%).
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Même son de cloche à Wall Street, où Meta (Facebook, Instagram) s’est envolé de 11,43% à 741,24 dollars, enregistrant sa meilleure séance depuis le 9 avril 2025. Et le groupe de puces électroniques AMD (+9,95% à 615,52 dollars) a fait son entrée dans le cercle restreint des entreprises à la valorisation boursière supérieure à 1.000 milliards de dollars.
Par ailleurs, Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers, estime que « les discussions encourageantes entre Washington et Pékin » concernant notamment l’intelligence artificielle « renforcent l’appétit pour le risque, en particulier pour ces valeurs technologiques. »
Le ministre américain des Finances Scott Bessent a qualifié dimanche de « très réussie » une réunion avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Leur rencontre était organisée à quelques jours d’un sommet entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping à Washington, censé dissiper les tensions entre les deux puissances.
Challenge (Avec AFP)