Depuis son accession au Trône, S.M. le Roi Mohammed VI a fait de l’agriculture un levier majeur de développement économique, de cohésion sociale et de souveraineté nationale. Si les premières années ont été marquées par la modernisation du secteur et l’amélioration de sa compétitivité, les discours royaux ont progressivement intégré de nouveaux impératifs : valorisation de l’eau, résilience face au changement climatique et sécurité alimentaire. Une vision qui redéfinit aujourd’hui les priorités de l’agriculture marocaine.
L’agriculture occupe une place singulière dans la vision de développement portée par S.M. le Roi Mohammed VI. Dès les premières années du règne, le Souverain a appelé à moderniser le secteur, à améliorer la productivité et à renforcer les revenus du monde rural. Le lancement du Plan Maroc Vert en 2008 a constitué une étape décisive en favorisant l’investissement, la valorisation des filières et l’émergence d’une agriculture plus compétitive.
Mais au fil des années, les défis se sont profondément transformés. La succession des épisodes de sécheresse, la pression croissante sur les ressources hydriques et les bouleversements climatiques ont conduit à faire évoluer les priorités nationales. Dans plusieurs discours, S.M. le Roi a insisté sur la nécessité d’adapter durablement l’agriculture marocaine à cette nouvelle réalité. «L’eau est le véritable enjeu de l’avenir», rappelait le Souverain, soulignant que la gestion rationnelle de cette ressource conditionne désormais le développement du Royaume.
L’eau, une ressource à valoriser
La valorisation de chaque mètre cube d’eau est progressivement devenue un axe structurant de la politique agricole. Les orientations royales mettent l’accent sur la généralisation de l’irrigation économe, la modernisation des réseaux hydrauliques et le recours aux ressources non conventionnelles, notamment les eaux dessalées destinées à l’agriculture.
Lire aussi | L’investissement comme moteur de transformation nationale
Cette approche vise à produire davantage avec moins d’eau. Elle s’inscrit dans une logique de performance, mais aussi de préservation des ressources pour les générations futures. L’objectif n’est plus seulement d’accroître les superficies irriguées, mais d’améliorer durablement l’efficience hydrique de l’ensemble des filières agricoles.
Cette transition constitue aujourd’hui l’un des principaux piliers de la stratégie Génération Green, qui place la durabilité au cœur du développement agricole.
Garantir la sécurité alimentaire
Les crises sanitaires internationales, les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont replacé la sécurité alimentaire au premier rang des priorités nationales. Bien avant ces bouleversements, les discours royaux soulignaient déjà la nécessité de préserver les capacités de production du Royaume et de sécuriser l’approvisionnement des marchés.
«La sécurité alimentaire des citoyens constitue une responsabilité nationale», rappelle régulièrement S.M. le Roi, appelant à renforcer la résilience des filières stratégiques et à soutenir les producteurs.
Lire aussi | L’émergence industrielle: du « Made in Morocco » à la souveraineté productive
Cette vision dépasse largement la seule augmentation de la production agricole. Elle repose sur la diversification des cultures, le développement des filières à forte valeur ajoutée, la modernisation des circuits de commercialisation et une meilleure gestion des ressources naturelles.
Au-delà de son poids économique, l’agriculture devient ainsi un instrument de stabilité sociale, de développement territorial et de souveraineté nationale. Dans un contexte marqué par le changement climatique, la valorisation de l’eau, l’innovation agricole et la sécurisation de la production alimentaire constituent désormais les fondements d’un nouveau modèle agricole, capable de concilier compétitivité, durabilité et résilience.