Ciments du Maroc affiche une progression marquée de son activité au premier semestre 2026. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’est établi à 2,695 milliards de dirhams à fin juin, tandis que l’endettement financier a nettement reculé, porté notamment par le remboursement partiel de la dette contractée lors de l’acquisition d’Asment de Témara.
Ciments du Maroc a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 2,695 milliards de dirhams (MMDH) au terme des six premiers mois de 2026, contre environ 2,2 MMDH à la même période un an auparavant. Cette évolution traduit une nette progression de l’activité du groupe sur le premier semestre.
Sur une base non consolidée et non auditée, le chiffre d’affaires ressort à 2,033 MMDH, en hausse de 4,8% sur un an. Cette progression permet au groupe de maintenir une dynamique positive sur son périmètre historique, malgré un environnement marqué par des évolutions contrastées dans le marché des matériaux de construction.
La comparaison du chiffre d’affaires consolidé doit toutefois être interprétée avec prudence. Le périmètre de consolidation a évolué à la suite de l’acquisition d’Asment de Témara, ce qui influence mécaniquement la comparaison avec les données publiées au premier semestre 2025. Sur le seul périmètre non consolidé, la progression est ainsi plus modérée, à 4,8%.
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Au deuxième trimestre, les investissements du groupe se sont établis à 4 millions de dirhams, contre 31 millions de dirhams un an auparavant, soit une baisse de 87%. Ces dépenses ont principalement porté sur des opérations de maintenance. Sur l’ensemble du premier semestre, le niveau des investissements demeure toutefois comparable à celui enregistré durant la même période de 2025.
L’autre indicateur marquant de cette publication concerne la structure financière. À fin juin 2026, l’endettement financier de Ciments du Maroc s’établit à 1,833 MMDH, en baisse de 800 millions de dirhams par rapport au 31 décembre 2025. Cette réduction constitue un mouvement significatif dans la trajectoire financière du groupe.
Le désendettement s’explique principalement par le remboursement partiel de l’emprunt contracté pour financer l’acquisition d’Asment de Témara. L’opération permet ainsi au groupe de réduire progressivement la charge financière liée à cette acquisition et de renforcer sa structure bilancielle.
Cette évolution intervient alors que le marché marocain du ciment reste étroitement lié à la dynamique du secteur de la construction et des infrastructures. Après une période de ralentissement, les perspectives liées aux grands projets d’infrastructures, au développement urbain et aux investissements prévus au Maroc constituent des facteurs susceptibles de soutenir la demande à moyen terme.
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Pour Ciments du Maroc, l’enjeu sera désormais de maintenir la croissance de ses revenus tout en poursuivant la maîtrise de ses coûts et de son endettement. La baisse de la dette constitue à cet égard un point positif pour le bilan du groupe, tandis que la progression du chiffre d’affaires confirme une amélioration de son activité.
Les résultats du premier semestre donnent ainsi l’image d’un groupe engagé dans une phase de consolidation : davantage de revenus, une dette en recul et des investissements maîtrisés. Les prochains mois permettront de mesurer si cette dynamique peut se prolonger dans un marché où la reprise de la demande en ciment reste déterminante pour les performances du secteur.