En leur qualité de coprésidents de la Commission Nationale de Gouvernance d’Entreprise (CNGE), le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) ont lancé, mercredi 17 décembre à Casablanca, les nouveaux Codes de bonnes pratiques de gouvernance d’entreprise.
Dans un contexte marqué par l’accélération des transformations économiques, financières et sociales, la publication de ces référentiels constitue une avancée majeure pour accompagner les entreprises marocaines dans leur alignement vers les standards internationaux, tout en préservant les spécificités nationales.
La CNGE a mené un travail approfondi de révision et de modernisation des codes de gouvernance en s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales et sur des consultations étendues. Ce processus a abouti à l’élaboration d’un nouveau Code général de gouvernance, adapté aux réalités de l’économie marocaine et applicable à l’ensemble des entreprises, complété par cinq codes sectoriels prenant en compte la taille, le secteur d’activité, l’actionnariat et les modes de financement.
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Les nouveaux Codes renforcent le rôle stratégique des Conseils d’administration, clarifient la séparation entre orientation et exécution et professionnalisent les fonctions d’administrateur indépendant. Ils introduisent aussi des exigences accrues en matière de gestion des risques, d’audit, d’intégrité et de transparence, en plus de consacrer l’importance de la performance extra-financière.
Cette démarche reflète une volonté affirmée d’alignement avec les standards de l’Union européenne, premier partenaire économique du Royaume, ainsi qu’avec les référentiels de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière de gouvernance, a assuré le ministre Karim Zidane.
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« Avec le lancement de ces nouveaux codes, s’ouvre une nouvelle ère dans le processus de modernisation de la gouvernance au sein des entreprises marocaines. Il nous revient désormais, collectivement, dans un esprit de responsabilité et de coopération, de veiller à leur mise en œuvre effective et à leur appropriation par l’ensemble du tissu économique national », a-t-il relevé.
Pour Chakib Alj, président de la CGEM, la dynamique que connaît le Royaume exige une gouvernance à la hauteur de ses ambitions. Il a rappelé que grâce à la vision royale, les investissements publics et privés sont au plus haut, les IDE atteignent des niveaux historiquement élevés année après année et la croissance, dans un contexte mondial ralenti, devrait s’établir à 5%.