La santé, l’énergie, l’automobile, le numérique, le bâtiment, la banque, l’assurance, aucun secteur n’est à l’abri des bouleversements liés aux transformations technologiques, défis posés à tous les secteurs dont celui de la santé, qui sont déjà à la recherche de ces compétences, à tous les niveaux. La Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI) relèvera-t-elle le défi ?

André Azoulay, a toutes les raisons de souligner, comme il l’a fait ce vendredi à Mohammedia, la nécessité de conjuguer entrepreneuriat, innovation académique et formation aux métiers d’avenir. « L’écosystème de formation de la Fondation compte aujourd’hui plus de 2.500 étudiants à Mohammedia et Essaouira », a avancé le Conseiller royal et président de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI) réunie en Conseil d’administration et en Assemblée générale, relevant au passage que ces effectifs ont été atteints en l’espace de trois ans et que la quasi-totalité des étudiants bénéficient de bourses. Pour arriver à ces résultats, l’institution a pris le parti d’abandonner les méthodes traditionnelles d’enseignement pour explorer de nouvelles voies de formation avec pas moins de 56 filières accréditées. Une démarche opérationnelle, académique et scientifique soutenue par les différents départements ministériels et partenaires.
Dès le départ, l’institution a fait le pari de miser sur un modèle innovant qui conjugue entrepreneuriat, innovation académique et formation aux métiers d’avenir. Cette démarche pionnière vise à apporter des réponses structurelles, qualitatives et quantitatives aux besoins du Royaume, notamment dans le secteur de la santé. Si chaque marché dispose de ses problématiques et besoins, l’application des nouvelles technologies à la santé ne fait que commencer. Et promet de bousculer un secteur s’il n’y est pas vraiment préparé ! On sait déjà que dans le monde, 410 milliards de dollars devaient être investis en 2022 sur les objets connectés et services numériques pour la santé dans le monde. Sans oublier les évolutions qui semblent frapper de front le secteur de la santé, à commencer par le parcours des soins à distance avec le développement de la téléconsultation, l’amélioration des diagnostics grâce à l’intelligence artificielle, et la création d’algorithmes ou encore la réalité augmentée en chirurgie qui offrent désormais de nombreuses possibilités, dans un secteur en pleine évolution.
C’est pour cela que la santé et les technologies liées à ce secteur sont au cœur de la stratégie de l’institution. En effet, la Fondation accorde une importance particulière aux formations dédiées aux métiers de la santé. Selon le Président de la FRDISI, ces programmes de formation peuvent apporter une réponse structurelle au déficit de ressources humaines dans ce secteur. La multiplication des établissements spécialisés confirme la pertinence de ce choix : on peut citer l’école SUPTECH Santé Mohammedia qui a ouvert ses portes en 2023 avec 25 filières, suivie en 2024 par SUPTECH Santé Essaouira avec 7 filières. Alors qu’en 2026, la Fondation a créé SUPTECH Sciences Informatiques avec 8 filières et SUPTECH Métiers de la Santé avec 3 filières. Cette année a également vu le lancement de la Faculté des Métiers de la Santé et de l’Université Internationale Bleue. Dans la foulée, la Fondation avait organisé en 2025 la première édition de la rencontre sur la transformation digitale et l’interopérabilité dans la santé.
Hicham Medromi, a mis l’accent dans le rapport moral sur la montée en puissance de la recherche et de l’entrepreneuriat au sein de la FRDISI. Le Président délégué a expliqué dans le détail, comment la fondation a investi le secteur de la recherche, du développement et de l’innovation, en mobilisant 78 chercheurs autour de 34 projets de recherche et développement . En parallèle, l’entrepreneuriat s’impose comme un axe stratégique majeur de la Fondation. Le bilan de l’action pour l’année 2025 fait état d’un réseau de plus de 88 partenaires soutenant l’incubation de projets et la création de startups, au moment où la Fondation emploie 187 salariés et collabore avec 160 experts.de 17 789 personnes rencontrées, 5 480 projets déposés et 679 sociétés créées.
Quand on sait que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore, on comprend mieux pourquoi les transitions en cours annoncent de grands bouleversements dans un marché du travail déjà bien agité. Face à cela, écoles et universités s’organisent pour former de nouveaux profils réclamés par des entreprises et organisations en pleines mutations, et ce, dans tous les milieux !