Alors qu’elle vient de décrocher un marché public de près d’un milliard de dirhams, SOGEA Maroc se trouve au bord de l’asphyxie financière à cause d’une autre grosse commande publique dont elle n’arrive pas à recouvrer la créance sous-jacente.
En effet, la filiale marocaine du groupe Vinci, qui revendique un chiffre d’affaires supérieur à deux milliards de dirhams, se trouve aujourd’hui au bord de la cessation de paiement en mettant, au passage, en péril plusieurs PME locales qui réclament le règlement de leurs factures de prestations ou fournitures de matières et travaux. Et pour cause : le retard prolongé par un maître d’ouvrage public du règlement d’un méga-marché tutoyant également le milliard de dirhams.
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Si, pour l’instant, SOGEA Maroc n’est pas encore assignée devant les tribunaux pour défaut de paiement par ses créanciers, cet épisode vient confirmer, s’il en est besoin, l’étroite exposition de plusieurs grands groupes marocains, notamment ceux opérant dans le BTP, à la commande publique.
Et quand ce moteur est en panne comme cela est actuellement le cas avec le ralentissement, voire la suspension, de plusieurs grands projets ou encore avec les problèmes de trésorerie de plusieurs grands groupes publics, les défauts de paiement finissent par se transmettre aux plus vulnérables à savoir les PME qui, en bout de chaîne, finissent par trinquer, voire pour certaines, risquent carrément de mettre la clef sous la porte.