Pensé comme une feuille de route stratégique pour inscrire le Royaume dans une nouvelle phase de son développement, le Nouveau Modèle de Développement (NMD) traduit une ambition de long terme portée par la Vision de S.M. le Roi Mohammed VI. Fruit d’une réflexion nationale prospective, ce référentiel dépasse les échéances politiques pour proposer une trajectoire à l’horizon 2035, fondée sur un État plus performant, une croissance plus compétitive, un développement humain renforcé et une transition durable. Plus qu’un programme d’action, il constitue un cadre stratégique destiné à accompagner les grandes mutations économiques, sociales et environnementales auxquelles le Maroc est confronté.
A chaque étape importante de son règne, S.M. le Roi Mohammed VI a appelé à adapter le modèle de développement du Royaume aux transformations du contexte national et international. Cette volonté s’inscrit dans une démarche constante : anticiper les mutations plutôt que les subir, préparer le Maroc aux défis de demain et inscrire les réformes dans le temps long.
C’est dans cet esprit qu’a été engagée la réflexion ayant conduit au Nouveau Modèle de Développement. Dès son lancement, le Souverain a insisté sur la nécessité d’élaborer une vision capable de répondre aux aspirations des citoyens tout en tenant compte des profondes évolutions économiques, technologiques, démographiques et climatiques qui redessinent le monde.
Le NMD ne se limite pas à une série de recommandations sectorielles. Il propose une vision intégrée du développement national, articulée autour de cinq piliers complémentaires : un État performant, une société plus inclusive, une économie compétitive, un capital humain valorisé et une trajectoire durable. Ces orientations constituent un cadre stratégique appelé à guider le Royaume à l’horizon 2035.
Un État performant au service de l’intérêt général
L’une des ambitions majeures du Nouveau Modèle de Développement consiste à renforcer l’efficacité de l’action publique. Les discours royaux rappellent régulièrement que la qualité des institutions constitue un levier essentiel du développement et de la confiance des citoyens.
Dans cette perspective, l’État est appelé à évoluer vers un fonctionnement davantage fondé sur la performance, la responsabilité, la transparence et l’évaluation. Il ne s’agit pas seulement de moderniser l’administration, mais de consolider une gouvernance capable d’accompagner les mutations du Royaume et de répondre avec agilité aux attentes de la société.
Cette vision accorde également une place importante à la régionalisation avancée, considérée comme un facteur de proximité, d’efficacité et de valorisation des potentialités territoriales. L’amélioration de la coordination entre les différents niveaux de décision participe ainsi d’une même ambition : construire un État stratège, facilitateur et garant de l’intérêt général.
L’inclusion sociale comme fondement de la cohésion nationale
Le développement économique ne saurait être durable sans progrès social. Cette conviction traverse l’ensemble des discours de S.M. le Roi Mohammed VI et constitue l’un des piliers du Nouveau Modèle de Développement.
L’inclusion sociale y est envisagée dans une acception large. Elle vise à garantir à chaque citoyen un accès équitable aux opportunités, aux services essentiels et aux conditions nécessaires à son épanouissement. Elle repose sur le renforcement de la solidarité nationale, la réduction des disparités territoriales et la promotion de l’égalité des chances.
Le NMD place ainsi le citoyen au cœur de la dynamique de développement. La jeunesse, les femmes, les populations rurales et l’ensemble des composantes de la société sont appelées à devenir pleinement actrices de la transformation du pays. Cette approche traduit une volonté de renforcer la cohésion nationale tout en consolidant la confiance entre les citoyens et les institutions.
Une économie plus compétitive pour créer durablement de la valeur
La compétitivité constitue un autre axe structurant de cette vision prospective. Dans un environnement international marqué par une concurrence accrue, les discours royaux soulignent régulièrement la nécessité de renforcer les capacités productives du Royaume et d’améliorer son attractivité.
Le Nouveau Modèle de Développement met ainsi l’accent sur l’innovation, la productivité, l’investissement, la transformation industrielle et la montée en gamme de l’économie marocaine. L’objectif consiste à favoriser une croissance créatrice de richesse, capable de soutenir l’emploi, d’encourager l’entrepreneuriat et de consolider le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales.
Cette ambition repose également sur une meilleure valorisation des atouts du Royaume : sa stabilité institutionnelle, sa position géographique, son ouverture sur l’Afrique et l’Europe, ainsi que son potentiel dans les secteurs d’avenir. Le développement de l’économie numérique, des nouvelles technologies et de l’innovation s’inscrit pleinement dans cette dynamique de compétitivité.
Le capital humain, première richesse du Royaume
Au cœur du Nouveau Modèle de Développement figure une idée forte, constamment rappelée par S.M. le Roi Mohammed VI : la véritable richesse d’une nation réside dans son capital humain.
Cette orientation place l’éducation, la formation, la recherche, la culture et l’innovation au rang des priorités stratégiques. Préparer le Maroc de 2035 suppose de développer les compétences, de favoriser l’excellence et d’accompagner les jeunes générations dans un monde profondément transformé par le numérique, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies.
Le NMD invite également à renforcer les passerelles entre la formation et les besoins de l’économie afin de favoriser l’employabilité, l’esprit d’initiative et la création de valeur. Le développement du capital humain apparaît ainsi comme un investissement de long terme, indispensable à la souveraineté économique et à la compétitivité du Royaume.
La durabilité, une exigence pour les générations futures
Enfin, le Nouveau Modèle de Développement inscrit la durabilité au cœur de la stratégie nationale. Les discours royaux soulignent depuis plusieurs années que la préservation des ressources naturelles constitue une condition essentielle de la prospérité future.
Cette approche englobe la gestion responsable de l’eau, la transition énergétique, la protection de la biodiversité, la résilience face au changement climatique et la promotion d’une économie plus sobre en ressources. Elle traduit une volonté d’intégrer les impératifs environnementaux dans l’ensemble des politiques de développement.
La durabilité est également pensée comme un facteur de compétitivité et d’innovation. Les nouveaux métiers liés aux énergies renouvelables, à l’économie circulaire ou aux technologies vertes offrent au Royaume des perspectives de croissance compatibles avec les grands équilibres environnementaux.
Une feuille de route pour le Maroc de demain
A l’horizon 2035, le Nouveau Modèle de Développement se présente avant tout comme un cadre stratégique de référence. Il ne constitue ni un programme sectoriel ni une réponse conjoncturelle, mais une vision de long terme qui s’inscrit dans la continuité des grandes orientations impulsées par S.M. le Roi Mohammed VI.
Les grandes orientations exprimées dans les discours royaux
Au fil des années, les discours de S.M. le Roi Mohammed VI ont progressivement dessiné les fondements du Nouveau Modèle de Développement autour de quelques principes directeurs :
• Placer le citoyen au cœur des politiques publiques et faire du développement humain la finalité de toute stratégie nationale.
• Renforcer la confiance entre les institutions, les acteurs économiques et les citoyens comme condition de la réussite collective.
• Faire du capital humain la première richesse du Royaume, en investissant dans l’éducation, la formation, la santé et les compétences.
• Consolider la compétitivité de l’économie nationale, grâce à l’innovation, à l’investissement et à la création de valeur.
• Réduire les disparités territoriales et sociales afin d’assurer un développement plus équilibré entre les régions.
• Préserver les ressources stratégiques, notamment l’eau, l’énergie et l’environnement, dans une perspective de développement durable.
• Anticiper les mutations mondiales, qu’elles soient technologiques, climatiques, démographiques ou géopolitiques, pour préparer le Maroc aux défis du XXIè siècle.
• Inscrire l’action publique dans le temps long, en privilégiant une vision stratégique dépassant les échéances conjoncturelles et les cycles politiques.