C’est dans la province d’Al Haouz que le ministère de la Santé et de la Protection Sociale a choisi d’officialiser l’achèvement du programme de réhabilitation de 1.400 établissements de soins de santé primaires (ESSP) à travers l’ensemble des régions du Royaume, l’un des engagements phares du gouvernement dans ce secteur.
Le point final de cet ambitieux chantier a coïncidé avec le lancement des prestation de l’Hôpital de proximité d’Aït Ourir et du Centre de santé rural de deuxième niveau de « Tazart ». A cet effet, le chef du gouvernement s’est rendu, samedi 4 avril, sur place pour présider la cérémonie de mise en en service de ces deux structures, en présente du ministre de tutelle Amine Tehraoui.
Réalisé sur une superficie de plus de 30.000 m2 pour un investissement global de 85 millions de dirhams (MDH), l’Hôpital d’Aït Ourir, d’une capacité de 45 lits, dispose d’une infrastructure intégrée, comprenant notamment un service des urgences, un pôle mère-enfant, une unité d’hospitalisation médico-chirurgicale, un bloc opératoire, un service d’imagerie médicale et un laboratoire d’analyses biologiques.
Lire aussi | L’Agence marocaine du médicament dématérialise les démarches
Ce projet s’inscrit dans le programme de réhabilitation et de reconstruction de 114 centres de santé dans les zones affectées par le séisme du 8 septembre 2023, couvrant 6 provinces, à savoir Chichaoua, Marrakech, Al Haouz, Azilal, Taroudant et Ouarzazate, pour un coût global de 393 millions de dirhams (MDH).
Financements et répartition géographique
Le programme de réhabilitation des ESSP représente un modèle d’investissement public ambitieux, avec un budget global dépassant 6.430 millions de dirhams. Plus de 20 millions de citoyennes et citoyens, en milieux urbain et rural, bénéficient de cette opération.
Les travaux réalisés ont porté sur l’amélioration des infrastructures, la modernisation des équipements médicaux et le renforcement de la transformation numérique, notamment à travers la généralisation du système d’information intégré. Ces actions ont contribué à optimiser les flux de patients, à réduire la pression sur les structures hospitalières et à améliorer la qualité des services rendus.
Les établissements réhabilités sont répartis sur l’ensemble des régions du Royaume, selon des données du ministère de la Santé. Ainsi, 127 établissements ont été concernés dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (579 MDH), 111 dans la région Casablanca-Settat (511 MDH) et 90 dans la région Rabat-Salé-Kénitra (408 MDH). La région Marrakech-Safi a bénéficié de la réhabilitation de 139 établissements (664 MDH), tandis que 229 établissements ont été concernés dans la région Fès-Meknès (plus de 1 024 MDH).
Lire aussi | Amine Tehraoui amorce la mise à niveau du SAMU
Par ailleurs, 143 établissements ont été réhabilités dans la région Béni Mellal-Khénifra et 183 dans la région Souss-Massa, pour des investissements respectifs de 667 MDH et 811 MDH. La région de l’Oriental a enregistré la réhabilitation de 164 établissements (723 MDH).
S’agissant des régions du Sud, 31 établissements ont été réhabilités dans la région Laâyoune-Sakia El Hamra (139 MDH), 8 dans la région Dakhla-Oued Eddahab (38 MDH), 119 dans la région Guelmim-Oued Noun (591 MDH) et 56 dans la région Drâa-Tafilalet (276 MDH).
La satisfaction des usagers en ligne de mire
Le programme a été déployé selon des standards unifiés en matière d’équipement et d’infrastructures, prenant en compte les spécificités territoriales et culturelles de chaque région, aussi bien en milieu urbain que rural. Cette approche a permis de renforcer l’équité dans l’accès à des soins de santé de qualité.
Ses principaux objectifs ont consisté à rapprocher les services de santé des populations, notamment dans les zones éloignées, à améliorer la qualité et la continuité des soins et à renforcer le rôle des établissements de soins de santé primaires en tant que point d’entrée du parcours de soins.
Lire aussi | GST : la réforme qui pourrait rebattre les cartes de la santé
Le programme a également contribué à améliorer la satisfaction des usagers, à renforcer le suivi de la santé de la mère et de l’enfant, la prise en charge des maladies chroniques, la santé scolaire ainsi que les actions de prévention, tout en améliorant les conditions de travail des professionnels de santé.
La dynamique se poursuit à travers la mise en œuvre de la maintenance préventive des établissements réhabilités, la généralisation du dossier médical électronique, le renforcement de la formation continue des professionnels de santé, ainsi que l’évaluation globale de l’impact de la phase réalisée.
Les perspectives futures portent sur l’extension du programme à l’ensemble du réseau national des établissements de santé, la construction de nouvelles structures contribuant ainsi à la consolidation de la réforme et à l’amélioration durable de la qualité des soins.