Pas question de tomber dans le piège de la «surenchère politicienne» et des «débats stériles». A quelques mois des législatives du 23 septembre, le Rassemblement national des indépendants (RNI), première force parlementaire au Maroc, veut plutôt concentrer toute son énergie sur la poursuite des réformes et des transformations conduites par le gouvernement qu’il dirige.
Cette posture a constitué le fil conducteur des interventions des leaders du parti à l’occasion de la nouvelle étape de sa série de rencontres dénommée «Trajectoires d’avenir», tenue samedi 16 mai à Fès et consacrée à la thématique «De l’enseignement scolaire à l’enseignement supérieur au Maroc : bilan des politiques et perspectives d’avenir».
Pour rappel, le parti a consacré, en mars dernier, la rencontre inaugurale de ce processus au sujet de la santé. Ce sont là deux préoccupations fondamentales des citoyens, qui sont aussi au cœur du programme gouvernemental. Dans une approche fondée sur la proximité, l’écoute et l’échange permanent avec ses militants, le RNI programme des concertations sectorielles avec ses organisations parallèles, en vue de faire le point sur les réalisations dans divers secteurs, consolider le dialogue interne et mettre en valeur les compétences.
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«La réforme du secteur de l’éducation est désormais sur la bonne voie», a affirmé le chef du parti de la Colombe, Mohamed Chaouki, devant le regard attentif de l’assistance composée essentiellement des membres du Réseau des enseignants universitaires et des cadres de l’Instance nationale des cadres de l’éducation et de la formation. Encore une fois, le dirigeant a pointé du doigt les «discours démagogiques et les slogans populistes» qui ont longtemps pris en otage ce secteur vital.

En déclinant les grandes lignes du modèle éducatif souhaité, M. Chaouki a estimé que «l’objectif ultime est de mettre en un système scolaire national de haute qualité, inclusif et accueillant pour tous les enfants marocains, sans discrimination». Aussi, l’université marocaine doit se hisser au rang d’un haut-lieu de rayonnement intellectuel, de savoir, d’innovation et de recherche scientifique, pour qu’elle puisse accompagner les transformations économiques et sociales rapides dans le pays.
La mission des académiciens et des cadres éducatifs dans la formation des générations et la création d’idées «n’est pas chose facile», a lancé Mohamed Chaouki, les décrivant comme les fers de lance de la bataille du renouveau de l’école et de l’université que le Royaume mène depuis des décennies. «Le processus de réforme est en cours et se poursuit avec vous et par vous», a-t-il dit à l’adresse de ceux qui ont la tâche de mettre en œuvre sur le terrain ces changements.
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La réussite du développement humain et économique passe inévitablement par les efforts conjugués des femmes et des hommes de la famille de l’enseignement car ce sont eux «qui détiennent les clés d’un véritable changement pour construire le Maroc de demain», a-t-il soutenu, tout en saluant les efforts «considérables et responsables» déployés par le ministre de l’Education Mohamed Saad Berrada.

De manière générale, l’actuel gouvernement «adopte une approche pragmatique et courageuse pour mettre en œuvre la noble vision royale» sur la voie du développement global du pays. A force de chiffres et d’indicateurs socio-économiques largement positifs, il n’a pas tari d’éloges sur l’action du cabinet conduit par Aziz Akhannouch, son prédécesseur à la tête du parti.
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«Grâce au dynamisme du gouvernement au cours des cinq dernières années, des secteurs vitaux se sont redressés après une longue période de stagnation sous les gouvernements précédents, notamment le secteur de la construction grâce au programme de soutien direct au logement, et le secteur minier, devenu un levier de création de richesse, sans oublier les flux exceptionnels d’investissements étrangers qui ont consolidé l’attractivité stratégique du Maroc comme porte d’entrée vers le continent africain.» La bataille des législatives est bel et bien lancée !!!