Culture

Marrakech pulse à nouveau au rythme de l’Électro

Depuis sa première édition, le Wild Jam Festival a su se faire une place de choix dans le paysage sonore du Maroc offrant à la jeune génération un nouveau canal d’expression et de créativité. Assia Idrissi, présidente de We do Events, revient sur l’évolution de cette audacieuse vitrine de la musique électronique marocaine.

Challenge : Marrakech est mise sur le devant de la scène grâce à votre festival. Pourriez-vous nous décrire le chemin parcouru depuis la première édition?

Assia Idrissi : Nous avons parcouru du chemin depuis la première édition. En effet, nous étions ambitieux et nous le sommes toujours. Nous avons compris que pour faire réussir un festival et l’inscrire dans la durée, nous devons apporter une valeur culturelle importante. Essayer d’apporter une touche supplémentaire à notre patrimoine national. En l’occurrence, la valorisation de la musique électronique en vue d’en faire une nouvelle marque de fabrique marocaine en mettant en valeur nos compétences locales. Encore faut-il rappeler l’énorme potentiel à l’export de ce marché de niche. Des artistes comme Omar FNX, Nomads, Epsylon, Didiss et SXTO ont fait rayonner la scène électronique marocaine à l’international. Depuis notre première édition, nous avons tissé un lien fort avec cet environnement, permettant à notre festival et à notre marque de gagner en puissance et en reconnaissance à chaque nouvelle édition.

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Challenge : Votre programmation se distingue par la participation d’artistes internationaux de renom et de talent locaux, en pleine ascension. Pourriez-vous nous éclairer sur ces personnalités et le processus de sélection artistique ?

A.I. : Le processus de sélection artistique a pour socle notre vision artistique qui peut se résumer en une phrase: la volonté de promouvoir la musique électronique africaine. Certains DJs européens ou américains ont fait de l’Afrohouse leur marque de fabrique. Nous avons l’intention d’encourager cette évolution musicale, dans l’objectif de la développer davantage. Notre festival offre un mélange d’expériences : artistes de renom aux carrières établies, jeunes talents qui se dévoilent avec panache, créant ainsi un véritable pont de transmission intergénérationnel.

Challenge : Le Wild Jam Festival semble s’inscrire dans une démarche de promotion de la musique électronique comme moteur culturel au Maroc, spécialement auprès des jeunes générations. Pouvez-vous nous détailler la manière dont ce festival sert cette cause ?

A.I. : La jeune génération écoute cette musique et elle se l’approprie en quelque sorte. Le Wild Jam Festival s’inscrit dans cette mouvance et ambitionne de faire de la musique électronique un véritable levier culturel au Maroc. Ce style musical se veut l’écho de la jeunesse. Loin de le marginaliser, nous devons l’encourager, le soutenir. L’Electro représente une voie prometteuse de développement économique et social, générateur d’emplois. Donc, plutôt que de marginaliser, capitalisons sur cette opportunité.

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Challenge : Avec l’ouverture de Nebula, votre nouveau club dédié à la musique électronique au Maroc, on sent poindre une volonté d’étendre le mouvement autour de ce genre musical. Quelle place occupe le Wild Jam Festival dans cet élan d’innovation ?

A.I. : Le Nebula se veut être un havre pour les passionnés de musique électronique. Mais au-delà de l’expérience proprement dite, nous aspirons à offrir une scène constante aux DJs de la nouvelle génération pour qu’ils puissent exprimer et mettre en valeur leur talent. La musique électronique n’en est qu’à ses prémices, et nous nous engageons à accompagner son émergence et à participer à son épanouissement.

Challenge : Quelles sont vos aspirations pour cette deuxième édition du Wild Jam Festival et quelles valeurs souhaiteriez-vous insuffler aux participants ?

A.I. : Nous souhaitons dire : La musique électronique marocaine est à ses débuts. Et nous comptons accompagner son développement et émerveillement. Partage est le maître-mot.

 
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