La séquence pluvieuse que connaît le Maroc depuis début décembre 2025 continue d’avoir des effets salvateurs sur la consolidation et le renouvellement des ressources hydriques du pays. Outre la réalimentation des eaux souterraines, les importantes précipitations ont permis de presque doubler les retenues des barrages en une année.
Au 27 janvier 2026, le taux de remplissage de ces ouvrages a atteint 53,9 %, avec des retenues dépassant les 9 milliards de mètres cubes (m3), contre 27,7% à la même période de l’année précédente, selon des données officielles du ministère de l’Equipement et de l’Eau. La dernière fois où l’on a enregistré un tel niveau de retenues remonte à 2018, avant que le Royaume ne rentre dans l’une des sécheresses les plus graves de son histoire moderne.
Les indicateurs actuels (précipitations et chutes de neige) permettent d’affirmer que le Maroc a dépassé le stade de la sécheresse, sachant qu’une année sèche est celle où le taux de précipitations est inférieur de plus de 20% à la moyenne, alors qu’un excédent positif a été enregistré cette année, a expliqué récemment Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, devant le Chambre des représentants.
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Si la situation augure d’une bonne saison agricole et d’un impact très positif sur l’économie nationale dans son ensemble, le grand soulagement vient surtout de l’amélioration des conditions dans le bassin hydraulique d’Oum Errabia, dont l’état critique affecte une région capitale pour les cultures céréalières et les activités d’élevage.
Le barrage d’Al Massira (province de Settat), le deuxième plus grand ouvrage du Royaume après celui d’Al Wahda (province de Ouezzane), enregistre un taux de remplissage de 13% (361 millions de m3), alors qu’il était à sec l’année dernière (1%).
Le taux de remplissage du barrage de Bin El Ouidane (province d’Azilal) s’établit, quant à lui, à 36% (445 millions de m3), contre 5% durant la même période de 2025.
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En août dernier, malgré les pluies printanières, la situation du bassin de l’Oum Errabia était très préoccupante, avec un taux de remplissage de 10,3 % et 511,7 millions de m³ disponibles. Aujourd’hui, ce taux est passé à 29,9% et des retenues de 1.484.4 millions de m3. Voilà qui est de nature à atténuer relativement la tension sur le centre du pays.