La Banque européenne d’investissement vient de confier à Offshore Wind Consultants (OWC), filiale d’ABL Group, de mettre en place un consortium chargé de l’étude de faisabilité du premier projet de parc éolien en mer au Maroc. Le cabinet de conseil Allemand en collaboration avec Masen, devra fournir une expertise couvrant aussi bien la ressource éolienne que les ports, le raccordement électrique, la réglementation et les impacts environnementaux.
il y a des projets ambitieux qui ne dépassent jamais le stade des voeux pieux et d’autres qui semblent bien partis pour se concrétiser dans les délais. Le Maroc, qui franchit une nouvelle étape dans le développement des énergies renouvelables avec la préparation d’une étude de faisabilité, devrait lancer prochainement cette initiative après avoir été mandaté par la Banque européenne d’investissement (BEI) pour piloter un consortium chargé de réaliser une étude approfondie sur la faisabilité d’une ferme éolienne offshore, implantée au large de la façade atlantique, à proximité d’Essaouira. La société OWC, spécialisée dans le conseil dans le domaine des énergies renouvelables, a déjà tenu des réunions avec les responsables de Masen, l’Agence marocaine pour l’énergie durable, qui est partie prenante de ce projet.
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OWC pilotera un consortium réunissant notamment PHENIXA, Gaïa Terre Bleue, NOVEC et SOFECO, ainsi que des équipes spécialisées d’OWC basées en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. L’objectif est d’avoir le maximum d’expertises couvrant les volets techniques, environnementaux, ingénierie et logistique du projet.
L’ étude de faisabilité qui devrait durer deux ans, abordera ainsi tous les paramètres nécessaires au développement de la première installation marocaine d’énergie éolienne offshore, à commencer par l’identification de la zone la plus adaptée à l’implantation du projet, avant de déterminer les étapes ultérieures de réalisation.
Dans la foulée, l’expertise est appelée également à déboucher sur une analyse du marché marocain de l’éolien offshore, ainsi qu’une évaluation des chaînes d’approvisionnement liées à cette nouvelle filière, notamment les ressources disponibles en matière de vitesse et de direction des vents. Les experts devront également identifier les besoins en matière de ports et d’infrastructures logistiques indispensables au transport, à l’installation et à la maintenance des équipements liés à la production de cette énergie bien particulière.
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Si le financement de cette étude de faisabilité est soutenu par le fonds fiduciaire de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP), dans le cadre d’un contrat conclu avec la Banque européenne d’investissement, c’est que les projets d’énergies renouvelables et les initiatives susceptibles de renforcer la production d’électricité propre et les infrastructures liées à la transition énergétique font partie des priorités européennes.
Cela tombe bien, puisque la stratégie du Maroc visant à diversifier ses sources d’énergie renouvelable et à exploiter davantage le potentiel de sa façade maritime, est censée favoriser l’émergence d’une nouvelle chaîne industrielle et logistique autour de l’éolien offshore, notamment dans les domaines portuaire, de l’ingénierie, de la maintenance et des équipements.
L’éolien dans le royaume intéresse au plus haut point les grands groupes européens, des géants comme EDF, GDF ou encore Lafarge sont les partenaires de plusieurs projets au Maroc, qui sont déjà entrés en production.
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Avec des vents soufflant régulièrement sur la côte Atlantique et un facteur de charge des sites venteux au Maroc de 45 % environ ( soit deux fois plus qu’en Europe ), cela permet désormais à l’énergie éolienne d’être compétitive en matière de coûts. Dans le parc de Tarfaya (d’une capacité de 300 MW), Nareva est associé avec GDF pour la construction de trois parcs éoliens à Haouma, Akhfennir et Foum el Oued. Un projet de 3,2 milliards de dirhams (300 millions d’euros). Alors que EDF, s’était associée avec l’Office national de l’eau et de l’électricité (Onee) pour la construction du parc de Taza (150 MW), et Lafarge, pour sa part, avait mis en place une unité de 30 MW.
Ce développement de l’éolien au Maroc, qui bénéficie notamment des dispositions de la loi 13-09 qui libéralise la production et commercialisation d’électricité renouvelable, ambitionne d’économiser annuellement quelques 2 millions de tonnes équivalents pétrole et fourniront plus d’un tiers des énergies renouvelables du royaume, à égalité avec l’hydraulique et le solaire. Au total, les énergies renouvelables doivent fournir la moitié de l’énergie consommée au Maroc d’ici quelques années.