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  • 8 mars

    Femmes : Des acquis certes, mais beaucoup reste à faire

    by Adama Sylla 8 mars 2024
    written by Adama Sylla

    Elles représentent plus de la moitié de la population du Maroc, les femmes ne sont pas aussi bien loties que les hommes. Si le chemin est encore long à parcourir pour atteindre le seuil de parité, il n’en demeure pas moins que des progrès dans l’accession des femmes aux centres de décision et à certains métiers catalogués jadis exclusivement masculins sont en train d’être réalisés, notamment en ce qui concerne la gouvernance.

    Vendredi 8 mars, journée internationale de la femme. Une occasion pour faire le bilan des avancées en matière de droits pour les représentantes du sexe féminin, qui constituent plus de la moitié de la population du Royaume. Ce sont toutes ces femmes que  « Challenge » a voulu célébrer, à travers ce riche panel de femmes chefs d’entreprise ou occupant des fonctions de responsabilité dans le privé.

    Un constat clair : la situation de la femme marocaine a connu ces dix dernières années un saut formidable dans tous les domaines, et les indicateurs sont là (voir infographies). Néanmoins, des attentes restent pressantes. Par exemple, si l’égalité des sexes est une réalité juridique, elle ne l’est pas encore sur certains plans. Ainsi, annoncée par S.M. le Roi Mohammed VI lors du discours du Trône en juillet 2022, sur la réforme de la Moudawana, le Code de la famille au Maroc, suscite des espoirs. Une commission réunie par le Roi auditionne ainsi depuis septembre, des spécialistes et des membres de la société civile et devrait rendre ses premières recommandations fin mars.

    Lire aussi | Marché du travail : les femmes représentent 32,2% de la population urbaine salariée

    Ce texte, qui fixe le droit de la famille dans le Royaume et délimite notamment le cadre du mariage, de l’héritage et du divorce, a été largement révisé et libéralisé en 2004, puis renforcé en 2011, lorsque la nouvelle Constitution a consacré l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais certaines de ses dispositions, qui visent à protéger les droits des femmes et des enfants, restent encore peu appliquées.  Beaucoup reste à faire. Le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille a présenté devant la Commission des secteurs sociaux en convient dans le Rapport sur le Budget axé sur les Résultats tenant compte de l’aspect Genre » qu’il a présenté lors du débat sur le Projet de Loi de finances 2024. «L’objectif d’égalité des sexes est encore contrarié par les difficultés reliées principalement à l’enseignement (fondamental, secondaire), surtout pour les filles rurales, et au chômage féminin qui reste structurellement plus élevé que le chômage masculin », peut-on lire dans l’édition 2024 de ce rapport qui s’inscrit dans un contexte marqué par la succession de crises multidimensionnelles -sanitaire, géopolitique et climatique-, mettant à l’épreuve la résilience des économies mondiales. «Ces crises risquent d’exacerber les inégalités entre les hommes et les femmes partout dans le monde, y compris au Maroc. Ce contexte interpelle la consolidation de l’intégration systématique, effective et concrète de la dimension genre dans les politiques publiques qui constitue la condition sine qua non pour arpenter la voie de l’effectivité de l’égalité entre les femmes et les hommes», prévient le rapport.

    Il faut dire, que la femme doit encore lutter pour s’affirmer et faire valoir la plénitude de ses droits dans la société. Les débats passionnés sur la question en sont des illustrations parfaites. 

    Quoi qu’il en soit, le chemin est encore long à parcourir pour atteindre le seuil de parité. Alors que le taux de féminisation de l’emploi dans le secteur public et semi-public n’est que de 24,2 % en 2022, celui-ci ne dépasse même pas les 21% dans le privé, selon les chiffres du Haut-commissariat au Plan (HCP). A en croire également le rapport annuel 2021-2022 de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME) qui offre un aperçu de la situation démographique, économique et financière des entreprises au Maroc, seulement 16,2% des entreprises (personnes physiques actives, personnes morales actives et auto-entrepreneurs) sont dirigées par des Femmes.

    Lire aussi | Lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles : lancement de la 21e campagne nationale

    Dans le détail, 14,6 % des entreprises  «personnes morales actives» sont dirigées par des femmes, 16,3 % des entreprises «personnes physiques actives» appartiennent à des femmes, et 25,5 % des auto-entrepreneurs actifs sont des femmes, selon l’OMTPME qui relève que les régions de Marrakech-Safi et Rabat-Salé-Kénitra ont les taux les plus élevés d’entrepreneuriat féminin.

    A noter, que la base de données utilisée pour cette étude regroupe 567.041 entreprises (personnes morales et personnes physiques actives), en plus de 49.160 auto-entrepreneurs actifs.

    Mais si sur le terrain, les femmes marocaines se battent encore contre les clivages sociaux et financiers, il n’en demeure pas moins que des progrès dans l’accession des femmes aux centres de décision et à certains métiers catalogués jadis exclusivement masculins sont en train d’être réalisés, notamment en ce qui concerne la gouvernance.

    En effet, le 31 juillet 2021, le Parlement marocain a adopté une réforme qui, sans faire grand bruit, constitue un tournant majeur en faveur de l’égalité hommes-femmes dans le Royaume. L’amendement à la loi régissant les sociétés anonymes (loi n° 19.20 modifiant et complétant la loi n° 17-95 sur les sociétés anonymes cotées) promeut le principe d’une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les instances de gouvernance des entreprises. Elle fixe des quotas obligatoires pour garantir la mixité dans les conseils d’administration des sociétés anonymes faisant appel public à l’épargne, avec un objectif minimum de 30 % de représentation féminine à horizon 2024, et de 40 % à horizon 2027. Ainsi, dès le 1er janvier de cette année, la composition des comités constitués au sein du Conseil d’administration, notamment ceux prévus par la loi (Comité d’audit, Comité des investissements, Comité des traitements et rémunérations…) devait aussi comporter au moins un représentant de chaque sexe.

    Jusque-là, les chiffres restent inférieurs par rapport au minimum de 30% prévu par la loi et qui sont en vigueur à partir de janvier 2024. Car, par exemple, sur un total de 659 mandats, seuls 178 mandats sont détenus par des femmes, soit une part de femmes administratrices de 22%. Autres ratios révélateurs : seuls 8% des sièges de présidences de Conseil d’administration sont occupés par des femmes et 50 mandats d’administrateurs indépendants sont aussi détenus par des femmes, représentant un taux de 36% du total des mandats indépendants au sens de la loi sur les SA. 

    Lire aussi | La plateforme internationale de mentorat Women Empowered soutient l’autonomisation des femmes

    Pourtant, en moyenne, les Marocaines obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les hommes. En 2022, 55 % des diplômés du secondaire étaient des femmes et la proportion de Marocains de 15 ans et plus ayant fait des études supérieures était beaucoup plus élevée chez les femmes (26 %) que chez les hommes (14 %). En outre, 60 % des diplômés en gestion et 50 % en sciences et technologies sont des femmes. Cette inadéquation entre l’éducation et le marché du travail reflète des inégalités tant en termes de réalisations professionnelles que d’accès aux opportunités. 

    Des facteurs sociaux, économiques et culturels expliquent ce décalage, qui engendre d’autres formes d’iniquités (salaires, autonomie, exposition aux risques, représentation politique, etc.). En 2021, le Royaume a été classé 148ème sur 156 pays dans le Rapport mondial sur l’écart entre les femmes et les hommes du Forum Économique Mondial pour la participation et les opportunités économiques. Les inégalités entre les hommes et les femmes en matière d’accès à l’emploi et aux postes de direction créent un déficit de main-d’œuvre et de compétences au Maroc, et freinent le développement économique et humain du pays.     

    Dans ce contexte, la réforme ambitieuse mise en œuvre par le Maroc témoigne de sa volonté ferme de promouvoir une plus grande participation des femmes dans les instances dirigeantes. Ce changement d’état d’esprit s’est récemment reflété dans les élections de 2021, à l’issue desquelles trois mairies de premier plan ont été remportées par des femmes (actuellement deux après la démission de la maire de Rabat), une première dans l’histoire du Royaume. En outre, six femmes ont été nommées à des postes clés au sein du nouveau gouvernement, parmi lesquelles Nadia Fettah Alaoui, première femme marocaine ministre des Finances.

    Le gouvernement s’est engagé à adopter une politique globale, qui prend en considération l’augmentation du taux d’activité des femmes à plus de 30% à l’horizon 2026, au lieu de 20% actuellement. Encore faudrait-il davantage de concret. 

    8 mars 2024 0 comments
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    Journée internationale de la femme

    Marché du travail : les femmes représentent 32,2% de la population urbaine salariée

    by Challenge avec MAP 8 mars 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) révèle, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, que la proportion de femmes au sein de la population urbaine salariée, âgée de 18 à 60 ans, se situe à 32,2%, demeurant en deçà de celle des hommes, qui s’élève à 67,8%.

    « En 2019, la proportion de femmes au sein de la population urbaine salariée, âgée de 18 à 60 ans, s’établit à 32,2%, demeurant en deçà de celle des hommes, qui s’élève à 67,8%. Cet écart se traduit par un indice de parité de 2,1. Autrement dit, parmi trente-et-un salariés, dix sont des femmes et vingt-et-un sont des hommes », indique le HCP dans une note d’information publiée à l’occasion de cette journée qui est célébrée sous le thème « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme ».

    Dans le but de promouvoir l’égalité du genre, notamment l’autonomisation économique des femmes, la notion statistique de parité vise à appréhender dans quelle mesure les deux sexes sont représentés de manière égale sur le marché du travail, explique la même source, précisant que l’indice de parité, également appelé indice de « l’avantage masculin », est utilisé pour évaluer cette représentation en termes de taux de féminisation, qui correspond au rapport entre l’effectif des hommes salariés et celui des femmes salariées.

    Le HCP fait également savoir que cette parité sur le marché du travail fluctue nettement avec l’avancement en âge, passant de 1,8 pour la tranche d’âge 18-29 ans à 2,4 pour les 30-44 ans pour se fixer à 2,1 pour les 45-60 ans.

    « La sous-représentativité des femmes parmi les salariés est le reflet de leur faible participation à la vie active. Non seulement le taux d’activité des femmes demeure nettement inférieur à celui des hommes, mais il continue de décliner au fil des années, passant de 30,4% en 1999 à 21,5% en 2019 », relève-t-il.

    De plus, le chômage de longue durée, douze mois et plus, touche les femmes chômeuses plus que leurs pairs hommes, avec des proportions respectives de 76,3% et 63,8%, en raison notamment de la contraction de l’offre d’emploi et son corollaire, l’aggravation du chômage en milieu urbain.

    Lire aussi | Challenge : N°917 . Du 8 au 14 mars 2024

    En termes de dotation en capital humain, le niveau de formation des salariés reste limité, avec plus de la moitié d’entre eux (56,7%) n’ont aucun niveau scolaire ou n’ont pas poursuivi l’enseignement secondaire.

    Les hommes, avec une proportion de 59,2%, sont plus nombreux que les femmes (51,5%) dans cette catégorie de salariés. Ce niveau de qualification relativement bas s’explique, notamment, par l’effet de génération et les difficultés d’insertion des jeunes diplômés dans la vie active.

    Dans ce contexte, avec une moyenne de 11 années d’études, les femmes salariées âgées de 18 à 29 ans sont mieux dotées en termes de capital scolaire que les hommes de la même tranche d’âge, qui ont suivi en moyenne 9,5 années d’études.

    Cet avantage cognitif des jeunes femmes tend cependant à s’estomper au fil des générations plus anciennes, marquées par un léger avantage masculin en termes de scolarisation. Cette tendance est également corroborée par la durée médiane des études.

    En revanche, en termes de durée d’expérience professionnelle, la différence hommes-femmes affiche un net avantage en faveur des hommes et s’accroît avec l’âge. En début de carrière, cette différence atteint, en moyenne, 0,4 an parmi les salariés âgés de 18 à 29 ans, puis s’accentue pour atteindre 2 ans parmi ceux de la tranche d’âge de 30 à 40 ans, pour finalement se fixer à 2,5 ans parmi les salariés âgés de 45 à 60 ans.

    Au plan de parité, à niveau d’étude équivalent, les salariés masculins dominent encore la scène, bien que leur prépondérance diminue significativement à mesure que le niveau de scolarisation s’améliore.

    A titre d’illustration, le rapport de parité, tout en restant nettement supérieur à l’unité, tend à baisser de 3,4 pour les salariés ayant un niveau d’enseignement primaire à 1,5 pour ceux ayant un niveau d’enseignement supérieur.

    En outre, le HCP indique que l’examen de la relation genre-salariat-profession révèle des différences de parité bien établies selon les groupes de profession.

    En effet, les hommes sont nettement plus représentés que les femmes parmi les « Cadres supérieurs et responsables hiérarchiques », avec un indice de parité de 1,7, ainsi que parmi les « Cadres moyens et employés » (1,5).

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    Cette ségrégation professionnelle est encore plus marquée parmi les « Artisans et ouvriers qualifiés », avec un indice de parité de 3,4, et parmi les « Manœuvres non agricoles », avec un indice de 2.

    Analysée sous le prisme de la distribution sociale des salaires, la parité devant le salariat s’avère plus tangible parmi les 20% des salariés les moins bien rémunérés, avec un indice de parité de 1,1. Au-delà de cette tranche de salaires, l’indice de parité affiche d’importantes disparités, atteignant 2,3 pour les salariés du deuxième quintile inférieur de la distribution salariale, puis 2,6 pour ceux du quintile supérieur, et culminant au quatrième quintile avec un indice de parité de 2,9.

    « En somme, il apparaît que l’inégalité hommes-femmes face au salariat est une réalité bien ancrée dans le marché du travail. Les sources de cette inégalité montrent dans quelle mesure les attributs individuels des femmes déterminent leur position sur le marché du travail, ce qui, à son tour, ne manquerait pas à alimenter les écarts salariaux entre les deux sexes », conclut le HCP.

    8 mars 2024 0 comments
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    Alerte météoMétéorologie

    Alerte météo: de fortes pluies, jusqu’à 110 mm, attendues ce week-end au Maroc

    by Challenge avec MAP 8 mars 2024
    written by Challenge avec MAP

    De fortes pluies orageuses, des rafales de vent localement fortes et des chutes de neige au-delà de 1.700 m sont attendues, de vendredi à dimanche dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé vendredi la Direction générale de la météorologie (DGM).

    De fortes pluies orageuses (70-110 mm) sont prévues, du samedi à 03h au dimanche à 06h dans la province de Chefchaouen, fait savoir la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance rouge.

    Le même phénomène (30-70 m) est attendu, du samedi à minuit au dimanche à 15h, dans les provinces Tanger-Assilah, Fahs-Anjra, MDiq-Fnideq, Tétouan, Larache, Kénitra, Rabat et Salé, indique la même source dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.

    Par ailleurs, des rafales de vent localement fortes (75-85 km/h) concerneront, du samedi à minuit au dimanche à 18h, les provinces de MDiq-Fnideq, Larache, Tanger-Asilah, Fahs-Anjra, Tétouan, Kénitra, Rabat et Salé, précise-t-on. Le même phénomène (85-100 km/h) est prévu, du vendredi à 20h au samedi à 23h, dans les provinces de Chefchaouen, Al Hoceima, Driouch, Nador, Berkane, Oujda-Angad, Jerada, Figuig, Taourirt, Guercif, Taza, Boulemane, Sefrou, Fès, Moulay Yacoub, El Hajeb, Ifrane, Midelt, Figuig, Tinghir et Ouarzazate, ajoute la DGM.

    Aussi, des chutes de neige au-delà de 1.700 m (15-40 cm) sont attendues, du samedi à 15h00 au dimanche à 15h, dans les provinces d’Al Haouz, Ouarzazate, Azilal, Tinghir, Beni Mellal, Midelt, Ifrane, Boulemane, Sefrou, Guercif et Taza, souligne la Direction dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.

    8 mars 2024 0 comments
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    Mobilité durable

    Badr Ikken: « Des acteurs nationaux seront en mesure de proposer une gamme variée de voitures électriques d’ici 2035 »

    by Ismail Saraoui 8 mars 2024
    written by Ismail Saraoui

    Malgré les grandes stratégies dans le domaine du vert, au Maroc, la mobilité durable peine à trouver sa voie. Dans cette interview accordée à Challenge, Badr Ikken, Managing partner du Cabinet Gi2 spécialisé en transition énergétique, Président exécutif de Gi3, Green Innov Industry Investment, société spécialisée dans la fabrication de composants d’énergie solaire et Ancien DG de l’Iresen, fait un tour d’horizon de ce secteur qui compte parmi les chantiers stratégiques du Maroc émergent.

    Pensez-vous que le Maroc sera en mesure de produire des voitures électriques avant 2035 ?

    « Notre pays se démarque déjà dans la production de véhicules électriques, notamment avec des microvoitures comme la Citroën Ami et l’Opel Rocks. Avec un positionnement industriel sur la chaîne de valeur des batteries de voitures électriques, notre pays sera en mesure de fabriquer un composant important représentant 35 à 40% de la valeur totale du véhicule électrique. Il est également à noter que nous n’avions que des unités d’assemblage de moteur à combustion et pas de production locale en raison d’un manque de fonderie et de sociétés spécialisées dans l’usinage de parties complexes des moteurs à combustion. Ce dernier est constitué de plus de 2000 composants à l’inverse du moteur électrique qui ne compte que 20 pièces et qui est plus simple à fabriquer. Cette diversification vers la production de moteurs électriques ouvre de nouvelles opportunités. Des acteurs nationaux tels que Stellantis, Renault et Neo Motors seront, sans aucun doute, en mesure de proposer une gamme variée de voitures électriques d’ici 2035, et de nouveaux intervenants pourraient également émerger. Le marché des microvoitures électriques, telles que les Smart, Ami et Rocks, est particulièrement adapté à la mobilité urbaine et connaît une croissance rapide, principalement en Europe. Cependant, il existe également une opportunité pour nous de concevoir des voitures électriques économiques, mieux adaptées au contexte africain, offrant suffisamment d’espace pour au moins quatre personnes. Dans cet environnement en évolution rapide, notre industrie automobile est appelée à jouer un rôle de premier plan en développant des solutions innovantes pour répondre aux besoins de mobilité urbaine tout en contribuant à la transition vers une énergie plus propre et durable. »

    Lire aussi | Marché des voitures neuves au Maroc. La tendance est à la baisse en février

    Le gouvernement marocain et le fabricant chinois de batteries, Gotion High Tech, envisagent d’investir 6,3 milliards de dollars pour créer une usine de batteries pour véhicules électriques dans le Royaume. Quel commentaire en faites-vous ?

    « C’est une excellente nouvelle ! Les marchés des véhicules électriques connaissent une croissance exponentielle, avec des ventes dépassant les 10 millions en 2022. En effet, plus de 14% de toutes les nouvelles voitures vendues dans le monde sont désormais électriques, marquant une augmentation significative par rapport aux chiffres d’environ 9% en 2021 et de moins de 5% en 2020. La Chine domine le marché des ventes avec une part mondiale de 60% des voitures électriques, suivie par l’Europe avec 15% de parts de marché, et les États-Unis avec une augmentation de 55% en 2022, atteignant une part de marché de 8%. Dans ce contexte d’essor, la mise en place d’une usine de batteries pour véhicules électriques en partenariat avec un leader chinois, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la transformation chimique des matières premières jusqu’à la fabrication des cellules et des systèmes de batteries, ainsi que la spécialisation dans la fabrication de systèmes de transmission et d’électronique de puissance, nous permettra de développer un écosystème industriel complet et compétitif. Cette initiative consolidera notre position dans le secteur des véhicules électriques. De plus, il est important de souligner que plusieurs minerais essentiels à la fabrication des batteries sont disponibles au Maroc. Par conséquent, cet investissement stimulera également le secteur minier national, contribuant à son développement et favorisant l’émergence de nouvelles activités liées à la deuxième vie des batteries, telles que le stockage d’énergie provenant des énergies renouvelables et le recyclage des batteries. »

    A quel point les perspectives du secteur sont-elles prometteuses au Maroc ?

    « En quelques années seulement, le Royaume du Maroc s’est hissé au rang de premier producteur automobile sur le continent africain, se plaçant également en tant que deuxième exportateur vers l’Europe depuis l’année 2021. Aujourd’hui, le secteur automobile marocain compte 250 équipementiers et affiche une capacité de production annuelle de 700 000 véhicules. Cette réussite est d’autant plus remarquable que de nombreux pays se sont lancés dans l’industrie automobile à combustion bien avant nous. Notre positionnement dans la chaîne de valeur des batteries automobiles nous offre des perspectives prometteuses pour devenir un acteur majeur à l’échelle régionale. Nous bénéficions d’avantages significatifs, notamment un accès aux matières premières, une transition vers une électricité propre à court terme, le développement de la filière de l’hydrogène vert pour la production de combustibles synthétiques destinés au secteur des transports et de la mobilité à moyen terme, un climat propice à l’investissement et une main-d’œuvre qualifiée et accessible. Cette stratégie ouvrira la voie à la création de milliards de dirhams supplémentaires et à la génération d’emplois à forte valeur ajoutée. »

    Lire aussi | Salon de l’auto de Genève. Renault dévoile sa nouvelle R5 électrique

    Peut-on disposer d’un véritable écosystème de bornes de recharge ? Si oui comment peut financer ce chantier ?

    « Absolument ! Pendant mon mandat à l’IRESEN et au Green Energy Park, nous avons développé la première borne de recharge marocaine, iSMART, et nous avons lancé une petite ligne de fabrication pilote. Aujourd’hui, une start-up a été créée et mes anciens collègues ont conçu de nouveaux produits et établi des partenariats, qui leur permettent de renforcer leur structure et d’accroître leur capacité. D’autres acteurs se préparent également à fabriquer des bornes électriques au Maroc, en intégrant verticalement la chaîne de valeur. L’étude de la feuille de route de la mobilité électrique, lancée par la CGEM avec plusieurs acteurs publics et privés, a révélé un marché potentiel de plus de 2,5 milliards de dirhams d’ici 2035 pour les bornes de recharge normales et rapides (soit 10 000 bornes rapides et 23 000 bornes normales pour répondre aux besoins des plus de 250 000 véhicules prévus au Maroc), ainsi que des investissements supplémentaires pour l’infrastructure électrique en amont. Cette opportunité concerne non seulement les équipements, mais aussi une multitude de services à développer autour de la mobilité électrique. À ce jour, le Maroc compte plus de 800 bornes de recharge privées et près de 200 publiques. Ces chiffres suivent la tendance mondiale : pour 18 millions de véhicules électriques, on compte plus de 3 millions de chargeurs publics installés, contre plus de 8 millions de chargeurs privés. Le modèle préconisé est un partenariat public-privé impliquant toutes les parties prenantes, notamment les ministères concernés, les municipalités et le secteur privé. Le secteur public devrait soutenir une infrastructure de recharge minimale pour répondre aux besoins actuels et encourager les acteurs privés en attendant d’atteindre l’équilibre économique. Par ailleurs, une association intersectorielle pour la mobilité électrique (APIME) a été créée en janvier 2023 par des entreprises industrielles et commerciales pour accompagner le développement de la filière. Il est important de souligner également qu’une étude complémentaire menée par l’ONEE est en cours de finalisation et permettra d’opérationnaliser la feuille de route nationale pour la mobilité électrique. »

    8 mars 2024 0 comments
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    Challenge version pdf

    Challenge : N°917 . Du 8 au 14 mars 2024

    by Reda Mouhsine 8 mars 2024
    written by Reda Mouhsine

    Votre numéro de cette semaine est en kiosque. En couverture, retrouvez notre dossier spécial 8 mars, dans lequel nous dressons les portraits de femmes d’entreprise toutes aussi inspirantes les unes que les autres. Ce dossier s’inscrit dans une longue tradition initiée en 2005, lorsque Challenge avait réalisé sa première couverture consacrée au 8 mars.

    Dossier :

    8 mars, journée internationale des femmes, #investinwomen

    MFM Radio/Décryptage:

    Driss Sentissi: pour une opposition constructive

    Changement climatique:

    La « vision hydrique » du parti de l’Istiqlal

    Transport urbain:

    Le BUSWAY: une innovation durable pour la mobilité urbaine de Casablanca

    Fiscalité:

    Le cache-cache fiscal

    Sport:

    J.O à Paris, Mondial et C.A.N ici, le Maroc est-il prêt?

    Culture:

    Maison de la Poésie au Maroc, acteur culturel majeur

    8 mars 2024 0 comments
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    Investissement

    Eau, routes, ports, équipements publics : 64 milliards de business à portée des pro du BTP en 2024

    by Teya Jean 8 mars 2024
    written by Teya Jean

    Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) devrait connaître une dynamique positive en 2024, grâce aux investissements prévus dans les infrastructures. Zoom sur les détails des 64 milliards de dirhams de marchés global prévu par le département ministériel dirigé par Nizar Baraka en 2024.

    Les cimentiers marocains bénéficient de perspectives prometteuses pour l’année 2024 selon le programme prévisionnel des marchés BTP du ministère de l’Équipement et de l’Eau. Dans le cadre du programme prévisionnel des marchés du BTP pour l’année 2024, le ministère de l’Équipement et de l’Eau annonce des projets qui présagent de belles perspectives pour les cimentiers au Maroc. Lors d’une journée d’information organisée le jeudi 29 février dernier, les professionnels du secteur ont pu découvrir en détail les projets prévus dans les secteurs de l’eau, des routes, des autoroutes, des ports et des équipements publics.

    Lire aussi | Lancement d’«Attijari CapAccess» pour faciliter le financement des projets d’investissement au Maroc

    Le programme prévisionnel des marchés de BTP pour 2024 s’élève à environ 64 milliards de dirhams, répartis entre ces différents secteurs. Dans le secteur routier, un investissement de 14,2 milliards de dirhams est prévu. Le secteur de l’eau et de la météorologie bénéficiera quant à lui de travaux d’une valeur de 14,7 milliards de dirhams. En ce qui concerne le secteur portuaire et maritime, des travaux d’une valeur de 10,6 milliards de dirhams sont prévus, avec une répartition entre les projets de Tanger Med, Nador West Med, l’Agence nationale des Ports (ANP) et la direction des ports et du domaine public.

    Plus en détails, ce sont 6,316 milliards de dirhams de travaux qui sont prévus pour Tanger Med. Ce qui représente 59,58% de l’enveloppe prévue pour le secteur), Nador West Med (2,890 milliards de dirhams. Ce qui représente 27,26% de l’enveloppe prévue pour le secteur). Les 1,382 milliards restant seront alloués à des marchés BTP de l’Agence nationale des Ports (ANP) à hauteur de 1,274 milliards et aux marchés de la direction des ports et du Domaine Public (108 millions de dirhams). Le 4e et dernier secteur bénéficiaire du programme prévisionnel des marchés de BTP du ministère de l’équipement et de l’eau au titre de l’année 2024 est le secteur des équipements publics (MOD) qui va absorber 24,662 milliards de dirhams de travaux en 2024, soit 38,43% des 64 milliards de dirhams de marchés global prévu par le département ministériel dirigé par Nizar Baraka en 2024.

    Les segments infrastructure, BPE et Prefa vont se frotter les mains

    Ces annonces positives pour le secteur du BTP marocain vont contribuer à tirer vers le haut les chiffres des livraisons de ciment. Au mois de février 2024, les membres de l’Association Professionnelle des Cimentiers (APC) ont enregistré une augmentation de 8,55% par rapport à la même période en 2023, avec des livraisons atteignant 1 076 684 tonnes. En cumul, les livraisons de ciment à fin février 2024 ont atteint 2 206 871 tonnes, soit une hausse de 7,52% par rapport à fin février 2023.

    Lire aussi | L’ONMT annonce le lancement d’une ligne New York-Marrakech

    Selon l’APC, les livraisons de ciment par segment connaissent des évolutions différentes par rapport à février 2023. Le segment de l’infrastructure a enregistré une hausse significative de 61%, témoignant de la forte demande dans ce domaine. Le segment du béton prêt à l’emploi (BPE) a également connu une augmentation de 18,30%, confirmant l’activité soutenue dans la construction. En revanche, le segment du bâtiment a connu une baisse de 20,23%, ce qui peut être attribué à des facteurs spécifiques à ce segment.

    Ces chiffres témoignent de la dynamique positive du secteur du BTP au Maroc et de l’impact direct sur l’industrie cimentière. Les investissements prévus dans les différents secteurs, tels que les routes, l’eau, les ports et les équipements publics, offrent de nombreuses opportunités aux cimentiers pour répondre à la demande croissante en matériaux de construction.

    Lire aussi | Construction : les patrons prévoient une stabilité de l’activité au T1-2024

    Selon un expert du secteur du BTP, « les perspectives annoncées par le programme prévisionnel des marchés BTP pour 2024 sont encourageantes. Ces investissements importants dans les infrastructures et les différents secteurs offrent un potentiel de croissance significatif pour l’industrie du ciment. Cependant, il est essentiel que les acteurs du secteur se préparent adéquatement pour répondre à cette demande croissante et garantir la qualité des projets », recommande-t-il.

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    Météo

    La météo du vendredi 8 mars

    by Challenge avec MAP 8 mars 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le vendredi 8 mars 2024:

    – Temps assez froid avec de la gelée locale, le matin et la nuit, sur l’Atlas, le Rif et les Hauts plateaux.

    – Pluies sur la région de Tanger, Loukkos, le Gharb, le Saiss, le Rif et les Haut et Moyen Atlas.

    – Ondées sur le reste des plaines au Nord de Safi.

    – Ciel peu à passagèrement nuageux sur l’Oriental et le Nord-Ouest des provinces Sud.

    – Chutes de neige sur les Haut et Moyen Atlas et sur le Rif notamment la première partie de la journée.

    – Formations brumeuses par endroits la matinée et la nuit sur les provinces Sud et le Sud de l’Oriental.

    – Chasse-poussières sur les provinces sahariennes et l’Oriental.

    – Rafales de vent assez fortes sur les côtes Nord, la région de Tanger, le Rif, l’Oriental, l’Atlas, le Souss et le Sud.

    – Températures minimales de l’ordre de -02/05°C sur l’Atlas, le Rif, les Hauts plateaux et les plateaux de Phosphates et d’Oulmès, de 10/13°C sur les côtes, le Souss et le Sud et de 06/10°C sur le reste du pays.

    – Températures du jour en légère hausse sur les plaines atlantiques et en baisse ailleurs.

    – Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, agitée à forte sur le Détroit, forte à très forte entre Tanger et TanTan et agitée à forte ailleurs.

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    Banques

    Lancement d’«Attijari CapAccess» pour faciliter le financement des projets d’investissement au Maroc

    by Reda Mouhsine 7 mars 2024
    written by Reda Mouhsine

    Le groupe Attijariwafa bank a annoncé le lancement de « Attijari CapAccess », un dispositif d’accompagnement personnalisé destiné à faciliter le financement des projets d’investissement des entreprises marocaines. Cette initiative est réalisée en partenariat avec le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) et Tamwilcom.

    La signature d’une convention le 5 mars 2024 entre le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I), Tamwilcom et les banques marocaines a renforcé l’engagement commun en faveur du développement économique. Cette convention vise à fournir des solutions financières adaptées aux besoins des entreprises marocaines.

    Lire aussi | Attijari Global Research : consensus sur la stabilité du taux directeur de la banque centrale

    La présentation de « Attijari CapAccess » a eu lieu lors d’une rencontre organisée au siège régional d’Attijariwafa bank à Rabat, en présence de Mohamed El Kettani – Président Directeur Général du groupe Attijariwafa bank, de Mohamed Benchaaboun – Directeur Général du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) et de Hicham Serghini Zanati, Directeur Général de Tamwilcom.

    Lors de cette rencontre, Mohamed Benchaaboun s’est exprimé sur l’importance de l’événement, soulignant qu’il offre une occasion précieuse d’écouter les préoccupations du marché et de rencontrer les entreprises marocaines. Il a souligné que l’accès au capital reste un défi majeur pour les entreprises marocaines et que « Attijari CapAccess » répond à ces défis.

    Le nouveau produit de dette subordonnée lancé par le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, CapAccess, vise à accélérer le rythme des investissements des entreprises marocaines en offrant une solution de financement supplémentaire. Il permet également de soutenir les projets d’investissements viables malgré un faible apport en fonds propres de la part de l’entreprise.

    Lire aussi | Attijariwafa bank intéressé par le rachat d’une banque tunisienne

    CapAccess est un produit de dette subordonnée adossé à la dette bancaire, spécifiquement dédié au financement des projets d’investissement. Il vise à réduire la pression liée aux apports en fonds propres et peut être cumulé avec d’autres programmes de soutien étatiques, renforçant ainsi son impact sur la croissance et la relance économique.

    Ce dispositif se présente sous la forme d’un Crédit Conjoint, combinant une dette subordonnée (crédit Junior) à hauteur de 1/3 maximum et un crédit bancaire amortissable (crédit Sénior) à hauteur de 2/3 minimum du financement global.

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    Actualité

    Aksel Bellabbaci, vice-président kabyle: « Nous voulons intégrer l’Union africaine »

    by Reda Mouhsine 7 mars 2024
    written by Reda Mouhsine

    En visite privée au Maroc, le vice-président du gouvernement provisoire kabyle, Aksel Bellabbaci, dénonce la répression féroce du pouvoir algérien contre les militants du MAK.

    Le vice-président du gouvernement provisoire kabyle, Aksel Bellabbaci, se trouve actuellement au Maroc pour une visite qu’il qualifie de « privée ». Contacté par nos confrères de MFM, le bras droit de Ferhat Mehenni est revenu sur les derniers développements qui concernent la cause kabyle qui, gagne, selon lui, en visibilité.

    Lire aussi | Le Mali condamne « les cas d’hostilité et d’ingérence » algériens et agite la carte kabyle

    « La cause kabyle n’est plus une cause isolée. Nous avons réussi à nouer des contacts avec des organismes internationaux et des pays influents », souligne le responsable indépendantiste, qui ajoute que le GPK « travaille en ce moment sur l’intégration de la cause kabyle dans la quatrième commission des Nations unies et également sur son intégration dans l’Union africaine ».

    Une prison à ciel ouvert

    Ce responsable du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) dénonce également la répression qui s’abat sur son peuple. « 500 militants du MAK sont détenus en Algérie, parmi eux 38 ont été condamnés à mort », s’alarme le dirigeant, qui souhaite que les ONG internationales fassent pression sur l’Algérie pour que celle-ci « cesse la politique d’embargo qu’elle mène sur la Kabylie ».

    Lire aussi | Ligue des Champions : le Wydad Casablanca s’incline en déplacement face à la JS Kabylie

    Et de déplorer : « Le pouvoir algérien a fait en sorte que le territoire kabyle devienne une prison à ciel ouvert pour son peuple. Des milliers de Kabyles ne peuvent pas sortir de Kabylie et des milliers d’expatriés kabyles ne peuvent pas rentrer chez eux ».

    Le MAK, de l’autonomise à l’indépendantisme
    Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) est un mouvement politique kabyle militant pour l’indépendance de la Kabylie. Fondé en 2001 par Ferhat Mehenni, le MAK vise à promouvoir les intérêts politiques, culturels et linguistiques de la Kabylie, ainsi que son droit à l’autodétermination.

    Le MAK a été créé en réponse aux revendications des Kabyles pour une plus grande autonomie et une reconnaissance de leur identité distincte au sein de l’État algérien. Le mouvement a organisé des manifestations, des rassemblements et des campagnes de sensibilisation pour faire entendre sa voix et défendre les droits des Kabyles, dont le Printemps kabyle en 2021, qui a débouché sur la mort d’une centaine de Kabyles et de milliers de blessés.

    Au fil des années, le MAK, présidé par Ferhat Mehheni, est devenu l’une des principales forces politiques en Kabylie, mobilisant un soutien populaire important, et revendiquant désormais le droit à l’indépendance. Cependant, ses activités sont interdites par le pouvoir algérien, qui considère le mouvement comme une organisation terroriste.

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    Transport aérien

    L’ONMT annonce le lancement d’une ligne New York-Marrakech

    by Challenge avec MAP 7 mars 2024
    written by Challenge avec MAP

    L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) vient d’annoncer s’être allié, jeudi, à la compagnie aérienne américaine United Airlines, confirmant ainsi son positionnement stratégique sur le marché américain.

    Cet accord stratégique entre l’ONMT et United Airlines concerne le lancement d’une ligne aérienne inédite reliant New York à Marrakech, indique un communiqué de l’ONMT. Cette annonce historique de la première liaison point-à-point d’une compagnie aérienne américaine vers le Maroc et l’Afrique du Nord, est le fruit des nombreuses actions promotionnelles menées par les équipes de l’ONMT à destination du marché américain, en ligne avec le plan d’action « Light in Action » de l’ONMT et la feuille de route stratégique du tourisme 2023-2026, ajoute la même source. Prévue à partir d’octobre 2024, la ligne New York – Marrakech sera opérée en Boeing 767-300 de 167 sièges configurés avec les cabines primées de United : Polaris, Premium Plus business et Premium Economy, et ce à raison de trois fréquences hebdomadaires, les mardis, jeudis et samedis. La ligne saisonnière hivernale sera assurée depuis le hub de Newark/New York à partir du 31 octobre 2024, avec possibilité de la développer en ligne annuelle.

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    Avec le lancement de cette ligne directe, United Airlines devient la seule compagnie aérienne américaine à offrir des vols directs vers un pays d’Afrique du Nord. « Cette annonce historique est un gage de confiance envers la destination Maroc et nous conforte dans notre stratégie de promotion sur le marché américain. Nous sommes fiers aujourd’hui d’être la première destination en Afrique du Nord à être desservie par une des plus grandes compagnies aériennes américaines », a déclaré le Directeur Général de l’ONMT, Adel El Fakir, rapporte le communiqué. La force de frappe de cette compagnie, leader mondial en termes de destinations desservies avec plus de 345 destinations, a-t-il dit, nous permettra de nous positionner davantage sur ce marché Premium.

    « En 2023, nous avons accueilli 388.000 touristes américains. Le lancement de cette route historique, nous rapproche davantage de la réalisation de notre objectif d’atteindre à moyen terme un million de touristes et s’inscrit dans notre plan d’action agressif du renforcement de notre présence sur ce marché à forte valeur ajoutée », a-t-il poursuivi.

    Pour sa part le directeur des ventes internationales de United, Marcel Fuchs, a fait savoir que « United continue d’avoir le réseau le plus vaste et le plus diversifié à travers l’Atlantique, et nous sommes ravis d’annoncer cette expansion supplémentaire avec un tout nouveau service saisonnier entre Marrakech et New York/Newark ».

    Et d’ajouter : « Nous sommes fiers d’être la première et la seule compagnie aérienne à proposer des vols directs de Marrakech aux États-Unis, permettant ainsi à nos clients au Maroc de bénéficier de connexions pratiques via notre hub de New York/Newark vers 76 villes à travers les Amériques ».

    Grâce à cette nouvelle route aérienne, l’ONMT réussi ainsi à connecter Marrakech à 2 grands hubs nord-américains en 2024 : Montréal à partir de juin avec Air Transat et New York à partir d’octobre avec United Airlines.

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    Le renforcement des liaisons aériennes des États-Unis vers le Maroc permettra de consolider le positionnement de la destination Maroc sur ce marché qui représente près de 81 millions de voyageurs.

    Les Américains sont très attachés aux compagnies nationales et leurs programmes de fidélité influencent énormément le choix d’une destination. En s’associant à United Airlines, l’ONMT consolide sa force de frappe sur le marché américain et confirme le positionnement de Marrakech en tant que capitale mondiale du tourisme à travers cette nouvelle liaison.

    Il s’agira également de monter en puissance en termes d’arrivées et de nuitées en facilitant l’accessibilité à davantage de destinations touristiques marocaines.

    Cette nouvelle route aérienne vient également enrichir l’offre existante au départ des États Unis sur le Maroc, à savoir les lignes New York- Casablanca, Washington-Casablanca et Miami- Casablanca opérées par la Royal Air Maroc.

    A travers cet accord avec United Airlines, l’ONMT renforce ainsi le positionnement « Premium » de la destination Maroc sur le marché américain et donne un coup d’accélérateur à sa stratégie commerciale sur les marchés nord-américains dans la continuité du déploiement de son plan d’action « Light in Action ».

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    Alerte météo

    Alerte météo: Vents forts, orages et chutes de neige du vendredi au dimanche dans plusieurs provinces

    by Challenge avec MAP 7 mars 2024
    written by Challenge avec MAP

    Des rafales de vent localement fortes, de fortes pluies orageuses ainsi que des chutes de neige sur les reliefs au-delà de 1.700 m sont attendues, du vendredi au dimanche, dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé jeudi la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Des rafales de vent localement fortes (85-100 km/h) intéresseront, du vendredi à 20h au samedi 23h dans les provinces de Chefchaouen, Al Hoceima, Driouch, Nador, Berkane, Oujda-Angad, Jerada, Figuig, Taourirt, Guercif, Taza, Boulemane, Sefrou, Fès, Moulay Yacoub, El Hajb, Ifrane, Midelt, Tinghir et Ouarzazate, , fait savoir la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.

    Le même phénomène (75-85 km/h) est attendu, du vendredi à 18h au samedi à 18h, les provinces MDiq-Fnideq, Larache, Tanger-Assilah, Fahs-Anjra, Tétouan, Kénitra, Rabat et Salé, poursuit la même source.

    De fortes pluies orageuses (40-70 mm) concerneront, du samedi à minuit au dimanche à 18h, les provinces de Tanger-Asilah, Fahs-Anjra, MDiq-Fnideq, Tétouan, Larache, Chefchaouen, Ouezzane, Al Hoceima et Taounate, ajoute -t-on. Des chutes de neige (15-35 cm) sont prévues, du samedi à 15h00 au dimanche midi, dans les provinces d’Al Haouz, Ouarzazate, Azilal, Tinghir, Beni Mellal, Midelt, Ifrane, Boulemane, Sefrou, Guercif et Taza, conclut le bulletin d’alerte.

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    Mines

    Maroc : La société Managem va augmenter son capital

    by Ismail Saraoui 7 mars 2024
    written by Ismail Saraoui

    Une augmentation de capital d’environ 2,997 milliards de dirhams sera opérée par le groupe minier panafricain entre le 14 mars et le 2 avril. L’enjeu est de porter son développement.

    Managem, la société marocaine qui opère dans le secteur des mines et de l’hydrométallurgie, a annoncé avoir procédé à une augmentation de capital d’un montant de 2,997 milliards de dirhams (297 millions de dollars). Prévue du 14 mars au 2 avril, cette opération est destinée à renforcer les fonds propres de l’entreprise. Ainsi, l’objectif principal est de financer les investissements prévus dans le développement et le lancement de nouveaux projets miniers.

    Lire aussi | Managem : l’AMMC vise le prospectus relatif à l’augmentation de capital

    Les principaux actionnaires, notamment Al Mada, actionnaire majoritaire, se sont engagés à soutenir cette opération, démontrant ainsi leur confiance dans la vision et les perspectives de croissance de Managem. Parmi les projets phares de Managem, figure le démarrage de la production d’or en Guinée, dans le cadre du Projet TRI-K, avec pour objectif à moyen terme une production de quatre tonnes d’or. Le développement de nouveaux projets au Soudan, en partenariat avec Wanbao Mining, vise également à accroître la production d’or à l’horizon 2024.

    Pour rappel, 2023 n’a pas été aussi favorable que 2022. En baisse de 23 % au cours des six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du groupe minier marocain s’est élevé à 4,1 milliards de dirhams, contre 5,4 milliards. En 2022, il avait enregistré un chiffre d’affaires de 9,6 milliards de dirhams.

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