Politique

Santé et médecine en apnée

Dans son communiqué du 9 juillet, le PPS tire à nouveau la sonnette d’alarme pour dénoncer le comportement irresponsable du gouvernement face à l’extrême gravité de la situation que connaissent actuellement les facultés de médecine et de pharmacie, en grève depuis plusieurs mois, face à la surdité et à la cécité gouvernementales.

En fait, à travers ce conflit social durable auquel le gouvernement a tourné le dos, c’est l’ensemble du chantier stratégique et national de la réforme du système de santé, en lien étroit avec la généralisation de la protection sociale, qui est sérieusement menacé. Tous les efforts menés au cours des dernières années pour rattraper le retard dans le domaine de la santé et de la protection sociale risquent d’être anéantis.

À quoi peuvent servir des hôpitaux, des équipements, du matériel médical ultra sophistiqué (…) en l’absence de médecins et de professionnels qualifiés, et surtout épris de valeurs humanistes ? Le refus de dialogue de la part du gouvernement suscite un sentiment de « hogra », pas seulement chez les étudiants en médecine et en pharmacie. Cette attitude négative s’est étendue même au sein de l’institution parlementaire où le gouvernement a systématiquement refusé de répondre et d’expliquer les raisons de cette impasse.

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Il s’agit en fait d’une absence de volonté politique réelle de contribuer à la sortie de cette crise, tout en excluant systématiquement l’opposition parlementaire qui essaie de jouer son rôle constitutionnel. Face à cette attitude du gouvernement, le bureau politique du PPS exprime son appui à l’opposition parlementaire qui a été contrainte de quitter la dernière session parlementaire tenue à la Chambre des représentants, en guise de protestation contre la pratique gouvernementale anticonstitutionnelle.

La gravité extrême de cette situation impose au gouvernement d’assumer son entière responsabilité en trouvant des solutions urgentes à ce problème qui est vital aussi bien pour les étudiants concernés que pour l’ensemble de la nation, ou bien de tirer les leçons de son échec et de prendre les décisions politiques qui s’imposent.

Par ailleurs, cette attitude négative du gouvernement ne concerne pas seulement les étudiants en médecine et en pharmacie en grève. Elle s’étend aussi à l’ensemble de la société où les conditions de vie de la majorité de la population, en particulier les couches populaires défavorisées, n’ont pas cessé de se dégrader, face à la hausse continue des prix des produits de base. Le taux de chômage continue de croître, en lien avec la faillite des petites et moyennes entreprises.

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C’est aussi le cas du monde rural où la hausse des températures et la sécheresse aggravent les conséquences de l’absence d’une politique effective de développement au profit des petits et des moyens agriculteurs. Le ministre de l’agriculture a d’ailleurs déclaré explicitement, à contre-courant des politiques sociales de l’État, l’abandon de l’agriculture vivrière au profit du grand capital agricole.

Au niveau international, tout en réitérant sa solidarité totale au peuple palestinien martyr, le PPS dénonce et condamne fermement le processus génocidaire mené depuis plusieurs mois par l’extrême droite sioniste.

 
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