Un nouveau pas sur le long chemin de l’amélioration du climat des affaires au Maroc. Plus de 50.300 entreprises ont été créées par voie électronique depuis le lancement de la plateforme « DirectEntreprise », indique l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC), qui a généralisé ce procédé à l’échelle nationale en mars 2025.
Le déploiement progressif de la plateforme, après une phase pilote lancée en février 2023 à Rabat, vise à « simplifier les procédures administratives et de promouvoir l’investissement », explique l’OMPIC, notant que plus de 3.200 professionnels, notamment des notaires, avocats, experts-comptables et comptables agréés, s’y sont inscrits pour bénéficier de ses services.
Accessible via le lien « https://www.directentreprise.ma », cette plateforme constitue une interface numérique unifiée permettant d’accomplir l’ensemble des procédures liées à la création d’entreprises auprès des administrations et organismes concernés, à savoir l’OMPIC, le ministère de la Justice (via les tribunaux de commerce), le Secrétariat général du gouvernement (à travers l’Imprimerie officielle), la Direction générale des impôts (DGI) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
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S’agissant des principaux indicateurs de « DirectEntreprise », le délai moyen de création d’une entreprise est de trois jours pour les dossiers complets déposés en ligne, pouvant être réduit à moins de 24 heures pour certains cas.
En 2026, la part des créations d’entreprises réalisées par voie électronique a atteint 44% du total des créations (électroniques et papier confondus), dépassant 70% dans plusieurs villes, notamment Fès, Dakhla, Errachidia, El Jadida, Safi, Benslimane, Sidi Bennour, Settat et Khénifra, ce qui témoigne d’une adoption significative de cette plateforme.
Ce constat est corroboré par les résultats d’une enquête de satisfaction auprès des professionnels utilisateurs, faisant état d’un niveau d’adhésion très élevé, 94% des répondants ayant déclaré que la plateforme offre une expérience fluide et positive.
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Ce chantier national est piloté par le ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers l’OMPIC, en coordination avec les administrations et organismes concernés, notamment le ministère de la Justice, le Secrétariat général du gouvernement, le ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que la DGI, l’Imprimerie officielle et la CNSS.