Dans un contexte social bouillonnant, le Souverain a ouvert la dernière session d’automne du mandat parlementaire en cours, à la veille des élections prévues en 2026. Par K.Lahlou
Les messages contenus dans le discours royal sont clairs et explicites.
L’ouverture de cette session est constitutionnelle et hautement symbolique. C’est un moment où sont exprimées les orientations stratégiques au sommet de l’Etat.
À cette occasion, le Souverain a tenu à réitérer Sa vision qui répond parfaitement aux attentes des citoyens en termes de solidarité et de justice sociales et territoriales.
Le contexte préélectoral ne doit pas faire oublier aux parlementaires leur « responsabilité à mener à bonne fin les processus législatifs, à mettre en œuvre les programmes et les projets en chantier, à demeurer alertes et engagés à plaider la cause des citoyens ».
Autrement dit, être armés en toutes circonstances d’un esprit patriotique et mettre l’intérêt général et national au-dessus des intérêts conjoncturels et particuliers.
C’est dans cette attitude, déclinée concrètement à travers des actions et des résultats, que les citoyens peuvent observer, comprendre, être convaincus et adhérer activement à la dynamique globale de changement et de progrès.
En fait, c’est là une mission qui concerne tous les acteurs institutionnels et extra-institutionnels, notamment les partis politiques et les associations.
Ainsi, le Souverain a aussi réitéré son rappel contenu dans le discours du Trône quant à l’urgence d’une accélération de la marche du Maroc émergent en lançant une « nouvelle génération de programmes de développement territorial ».
Ce sont là des « enjeux majeurs qui débordent la limite temporelle de l’action gouvernementale et parlementaire », pour que le Maroc puisse se frayer « un chemin sûr vers une plus grande justice sociale et territoriale ».
Et, loin d’être un « slogan creux » ou une action conjoncturelle, la déclinaison de cette « justice sociale et territoriale » est à apprécier concrètement à travers « le niveau du progrès du Maroc émergent et solidaire ».
Cette « orientation stratégique requiert l’engagement de tous les acteurs ».
Pour cela, « un changement significatif des mentalités et des méthodes de travail » s’impose au préalable, avec un « enracinement de la culture de résultats ».
À cet égard, les nouvelles technologies permettent d’affiner et de renforcer qualitativement cette approche, tout en accroissant la célérité des actions engagées, avec une complémentarité organique entre les espaces ruraux et urbains.
Ainsi, dans les processus de déclinaison de cette vision royale stratégique, les priorités sont évidentes :
« accorder un intérêt particulier aux régions en situation de très grande précarité, notamment les zones montagneuses et les oasis (…) », sur la base d’une politique publique intégrée ;
« mener avec sérieux l’opérationnalisation optimale des leviers de développement durable du littoral (…), dans le cadre d’une économie maritime nationale, génératrice de richesses et d’emplois » ; et l’extension du « Programme national pour le développement des centres ruraux émergents, en tant que levier adopté pour la gestion de l’urbanisation et la réduction de ses impacts négatifs ».
Face à ces orientations stratégiques, les représentants de la Nation et l’exécutif disposent d’une vision globale et cohérente à traduire concrètement sur le terrain, avec des résultats concrets en termes d’impacts positifs sur les conditions de vie des citoyens, en particulier dans les zones les plus défavorisées.
Discours Royal au Parlement : une vision stratégique
fondée sur la justice sociale et territoriale
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