Les réformes fiscales engagées ces dernières années par le Maroc ont atteint «un stade de maturité» marqué par des résultats tangibles, a souligné, mercredi à Casablanca, le Directeur Général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni.
Intervenant lors d’une rencontre organisée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), M. Idrissi Kaitouni a mis en avant l’évolution des recettes fiscales qui ont atteint 291 milliards de dirhams (MMDH) entre 2021 et 2025, en progression de 74%, avec un poids porté à 24,6% du produit intérieur brut (PIB).
Cette dynamique ne procède pas d’un alourdissement de la pression fiscale, mais d’un élargissement de l’assiette et d’un renforcement des mécanismes de conformité et de lutte contre la fraude, a-t-il expliqué.
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Dans ce sens, M. Idrissi Kaitouni est revenu sur l’impact de la réforme de l’Impôt sur les sociétés (IS), dont les recettes ont grimpé de 47,7 MMDH à 100,3 MMDH sur la période considérée, reflétant la vitalité de l’activité économique et l’amélioration de la lisibilité du cadre fiscal.
Il a également souligné la montée en puissance des remboursements et restitutions fiscaux, culminant à 25 MMDH en 2025, fruit d’une gestion plus efficiente et d’un soutien accru à la trésorerie des entreprises.
Par ailleurs, M. Idrissi Kaitouni a indiqué que la réforme de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) vise à assurer la neutralité de cette taxe pour les entreprises, à travers l’alignement progressif des taux et l’amélioration des mécanismes de remboursement, tout en adaptant la fiscalité aux nouveaux modèles économiques, notamment numériques, afin de garantir une concurrence équitable entre opérateurs nationaux et internationaux.
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Il a, enfin, insisté sur la modernisation de l’administration fiscale, portée par la vision stratégique 2024-2028 de la Direction Générale des Impôts (DGI), axée sur la digitalisation des procédures, le renforcement du pilotage par les profils de conformité et l’amélioration de l’expérience usager, en vue d’instaurer un climat durable de sécurité juridique et de confiance entre l’Etat et l’entreprise.
Cette rencontre, marquée par la participation des membres du Conseil National de l’Entreprise (CNE) de la CGEM, a porté sur les dispositions de la Loi de Finances 2026. Elle avait pour objectif de renforcer la confiance et le dialogue entre les opérateurs économiques, notamment les petites et moyennes entreprises (PME) et l’Administration fiscale.