Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ont annoncé l’adoption d’un nouveau cadre de partenariat de dix ans, destiné à accélérer la création d’emplois et à soutenir une croissance plus inclusive et résiliente. Un dispositif qui s’inscrit dans une coopération de longue durée entre le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale, engagée depuis plus de 65 ans.
Ce nouveau Cadre de Partenariat-Pays (CPF) s’aligne sur le Nouveau modèle de développement du Maroc, feuille de route nationale pour une économie plus compétitive et équitable. Il vise à accompagner la transition du pays vers un modèle de croissance davantage porté par le secteur privé, générateur d’emplois de meilleure qualité, notamment pour les jeunes et les femmes.
La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a déclaré : «ce nouveau cadre de partenariat marque une étape décisive pour le Maroc. Ce qui le distingue, c’est sa nature structurante : il aligne financements publics et privés, connaissances et réformes autour d’une vision commune pour l’avenir du Royaume. La création d’emplois, pour nos jeunes, pour nos femmes, dans nos villes et dans nos territoires ruraux, est au cœur de cette ambition partagée».
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Toujours est-il que ce partenariat s’articule autour de trois axes principaux, chacun visant à renforcer les fondations d’une croissance inclusive et durable. D’abord, la compétitivité des entreprises, qui passe par la réduction des obstacles réglementaires, le renforcement de la concurrence sur les marchés et l’élargissement de l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, afin de stimuler l’innovation et la création d’emplois.
Ensuite, des territoires plus inclusifs, grâce au développement de villes et de régions mieux connectées, à la réduction des disparités géographiques et à l’amélioration de l’accès aux services essentiels, ce qui contribue à une meilleure cohésion sociale et territoriale. Enfin, le renforcement du capital humain, à travers l’appui aux réformes de l’éducation, la mise en place d’une couverture sanitaire universelle et l’extension du système de protection sociale, autant de leviers indispensables pour préparer les générations futures et protéger les populations les plus vulnérables.
Le cadre repose sur un engagement à produire des résultats tangibles, mesurés par des indicateurs concrets : emplois créés, investissements privés mobilisés, accès accru aux soins et à une éducation de qualité, meilleure protection des populations vulnérables face aux chocs climatiques.
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Ousmane Dione, Vice-Président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, a souligné : «en portant notre partenariat à un horizon de dix ans, nous faisons un choix délibéré, celui de dépasser les cycles de projet pour investir dans une transformation structurelle durable». De son côté, Ethiopis Tafara, Vice-Président d’IFC pour l’Afrique, a insisté sur l’importance de mobiliser davantage de capitaux privés et de soutenir la prochaine génération d’entreprises. Enfin, Ed Mountfield, Vice-Président de la MIGA, a rappelé que les garanties de l’institution permettront de réduire les risques liés aux investissements et de favoriser la création d’emplois.