Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a rendu publique, ce lundi 29 juin, sa note d’information sur la situation économique du Maroc au premier trimestre 2026, durant lequel la croissance s’est établie à 4,6%, contre 5% à la même période de l’exercice passé.
Cette évolution traduit un léger ralentissement de l’activité, principalement imputable au recul des activités secondaires, largement compensé par la forte progression de la valeur ajoutée agricole.
« Cette performance reflète des évolutions sectorielles contrastées. Les activités non agricoles ont vu leur rythme de croissance ralentir, passant de 4% à 2,6%, tandis que la valeur ajoutée agricole a fortement progressé (+18,4% contre +8,1% un an auparavant), soutenant ainsi la croissance globale », relève la note d’information.
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Ainsi, la valeur ajoutée du secteur primaire a enregistré une forte hausse de 17,3% au T1-2026, en raison de l’augmentation de l’activité agricole (+18,4%) et de la baisse de celle de la pêche (-1,9%).
Concernant la valeur ajoutée du secteur secondaire en volume, corrigée des variations saisonnières (cvs), elle a reculé de 1%, suite à la baisse des valeurs ajoutées des activités de l’électricité et eau de (-3,4%), des activités de l’industrie d’extraction (-3,2%), des industries de transformation (-1,3%) et du ralentissement des activités de construction à 1,5% au lieu de 7,1%.
Pour ce qui est de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, elle a enregistré un ralentissement de son taux d’accroissement de 4,5% le même trimestre de l’année précédente à 4,3% au cours de ce trimestre.
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Aux prix courants, le produit intérieur brut (PIB) a enregistré, au T1-2026, une hausse de 5,7%, dégageant un ralentissement du niveau général des prix à 1,1%.
Un stimulant endogène
La demande intérieure a progressé de 6,5% au premier trimestre 2026 au lieu de 6,4% la même période de l’année 2025, contribuant pour 6,9 points à la croissance économique nationale au lieu de 5,3 points, en glissement annuel.
Les dépenses de consommation finale des ménages ont affiché une hausse de 4,6 % au lieu de 1,1% le même trimestre de l’année précédente, contribuant pour 2,6 points à la croissance contre 0,7 point.
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La consommation finale des administrations publiques, de son côté, a enregistré une hausse de son taux d’accroissement passant de 3,5% au premier trimestre 2025 à 4,9%, contribuant pour 0,9 point à la croissance au lieu de 0,6 point.
Par ailleurs, l’investissement brut (formation brute de capital fixe ; variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeur) a marqué un ralentissement de son taux d’accroissement passant de 19,6% la même période de l’année précédente à 10,8%, contribuant à la croissance de 3,4 points au lieu de 4 points.
Une progression modérée de l’épargne
L’épargne nationale s’est située à 31,4% du produit intérieur brut (PIB) au lieu de 29,5%. Cette performance tient compte de l’accroissement de 4,6% de la consommation finale nationale en valeur, au lieu de 4,3% enregistré une année auparavant.
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Avec la hausse de 5,7% du PIB à prix courants et la hausse de 23,8% des revenus nets reçus du reste du monde, le revenu national brut disponible a enregistré une croissance, au premier trimestre 2026 de 6,8% au lieu de 5,9%.
S’agissant de l’investissement brut (FBCF, variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeurs) il a représenté 32,9% du PIB, ce qui dégage un besoin de financement de 1,5% du PIB.