Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Alertes
Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas
Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction
Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
CAC inaugure le Village Auto 2026 dans son nouveau showroom de Dar Bouazza
Airbnb au Maroc: business encore rentable ou modèle en essoufflement ?
Coupe du monde 2026 : Ayyoub Bouaddi prêt à rugir avec les Lions de l’Atlas
Skoda Kodiaq : une nouvelle version pour élargir son accessibilité au Maroc [Vidéo]
Challenge N°1014 — Du 15 au 21 mai 2026
Intelligence artificielle: du temps retrouvé, et après ? [Par Btissam Laamime*]
Législatives: les médias publics appelés à accompagner le processus électoral
Said Guemra: «une zone industrielle dite décarbonée reste surtout un concept de communication»
La Banque Privée du Groupe BCP adopte une nouvelle identité
Abdelghani Youmni: «Le modèle de croissance fondé sur l’investissement public a atteint ses limites»
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
  • +212 5 22 54 81 53 à 57
  • +212 5 22 30 97 07
  • contact@newpublicity.ma
  • Téléphonie mobile

    Inwi réinvente son programme de fidélité avec « My Inwi »

    by Naïma Lyazidi 21 janvier 2025
    written by Naïma Lyazidi

    Ce matin, mardi 21 janvier, l’opérateur de télécommunications Inwi, a officialisé le lancement de son tout nouveau programme de fidélisation « My Inwi ». L’événement s’est tenu au Cinéma Pathé de Casablanca, un cadre symbolique pour annoncer l’initiative qui entend récompenser la fidélité des utilisateurs mobiles et des clients Wi-Fi avec des offres inédites.

    En marge de l’événement, Youssef El Hadi, manager de la fidélisation et du marketing B2C chez Inwi, a souligné la nécessité d’adapter l’offre face à une clientèle demandeuse de plus de générosité et de variété. C’est dans ce cadre qu’Inwi a transformé son historique Club Inwi en « My Inwi », avec l’objectif de créer une expérience sur-mesure.

    Le programme se divise en quatre catégories de récompenses, inspirées des valeurs fondamentales des Marocains : l’jadid (la nouveauté), skhawa (la générosité), l’hamza (le bons plan) et l’fraja (le divertissement). Ces termes résonnent comme un clin d’œil aux attentes locales et témoignent de l’ancrage d’Inwi dans la culture marocaine.

    Lire aussi | Inwi primé à trois reprises lors de l’African Cristal Festival 2024

    Un large éventail de récompenses 

    Le programme de fidélisation propose une expérience évolutive où chaque client est récompensé en fonction de son engagement et de son cycle de vie. Concrètement, les utilisateurs peuvent choisir un cadeau télécom via l’application « My Inwi », grâce à la rubrique « My KDO ».

    Pour les fans des bons plans, ils auront accès via la rubrique « My Deals » à des remises exclusives avec des partenaires prestigieux. Parmi ceux-ci, Samsung, Glovo, Istikbal, Mobilium, Beautymall, et bien d’autres.

    Les amateurs de culture et de sport ne sont quant à eux pas en reste. Grâce à la rubrique « My Events », ils auront l’opportunité de gagner des places pour les événements phares de l’année, qu’il s’agisse de concerts, de spectacles ou de matchs de football.

    Un partenariat stratégique avec Pathé Cinémas

    Le lancement de ce programme de fidélisation a été marqué par la signature d’un partenariat stratégique entre Inwi et les Cinémas Pathé Maroc. Dans le cadre de cette collaboration, les clients Inwi pourront profiter d’une offre exclusive : pour un billet acheté au Cinéma Pathé, un second billet sera offert, valable les lundis et mardis, pendant 30 jours.

    Frédéric Godefroy, Directeur des opérations Afrique de Pathé Cinémas, souligne l’importance de ce partenariat : « Nous sommes ravis de ce partenariat, pour nous c’est très important d’avoir ce dynamisme et de pouvoir offrir à nos spectateurs une promotion valable les lundi et mardi, des jours généralement plus calmes. Cela permet d’attirer du public au cinéma. »

    Lire aussi | Maroc Telecom vs Inwi : L’émirati e& ne risque pas de lâcher IAM !

    Une fidélisation à long terme

    « My Inwi » ne se veut pas simplement un programme ponctuel, mais un engagement à long terme. Pour Youssef El Hadi, « ce programme s’inscrit dans l’ADN de l’innovation d’Inwi. Ce n’est pas une destination, mais plutôt un voyage continu. Il est conçu pour évoluer et répondre en permanence aux attentes de nos clients. » Une promesse forte d’une marque qui, à travers cette initiative, entend marquer les esprits et créer une relation durable avec ses utilisateurs.

    En réinventant son programme de fidélité, Inwi fait écho aux valeurs profondément ancrées dans la culture marocaine, telles que la 3echra (l’amitié), l’hospitalité et la générosité. Ces éléments sont non seulement au cœur de son offre, mais également dans sa communication, qui vise à renforcer son image d’opérateur proche et à l’écoute de ses consommateurs. 

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Politique

    Maroc-Espagne: Quand l’économie sert de bouclier contre les volte-face politiques [Vidéo]

    by Jamal Chibli 21 janvier 2025
    written by Jamal Chibli

    La qualité des relations entre les Etats finit par déteindre sur l’économie. Ce paradigme s’applique parfaitement au Maroc et à l’Espagne. Au cours des dernières années, les deux voisins ont réussi à construire une telle interdépendance économique qu’il sera presque impossible pour quiconque de la remettre en question.

    Les deux Royaumes sont devenus indispensables, pour l’un comme pour l’autre. La coopération sécuritaire, essentielle pour l’Espagne dans sa lutte contre les flux des clandestins et le terrorisme, et les rapports politiques sont au beau fixe. Mais là où les deux pays ont accompli les progrès les plus notables, ce sont les échanges commerciaux qui culminent à des niveaux historiques.

    Par la force de la géographie et de l’histoire, Rabat et Madrid sont condamnés à travailler ensemble. Cependant, cela n’a pas toujours été le cas. Si l’action diplomatique au Maroc se distingue par sa constance, puisqu’elle relève du domaine réservé du Souverain, la politique extérieure en Espagne dépend des orientations du parti au pouvoir, voire des caprices de l’une de ses composantes.

    La démarche disruptive de Pedro Sanchez

    Cette ambivalence a souvent provoqué des crises diplomatiques entre les deux voisins, exacerbées parfois par les calculs électoralistes des formations politiques espagnoles. Le Maroc est un thème central à chaque cycle électoral dans le royaume ibérique, déchaînant les envolées les plus extrémistes chez les partis en mal de popularité, qu’ils soient de gauche (Podemos) ou de droite (Vox).

    Lire aussi | Le Maroc se tient au côté de l’Espagne suite aux inondations dévastatrices

    Il a fallu l’arrivée au Palais de la Moncloa, siège du gouvernement espagnol, de Pedro Sanchez pour que les relations bilatérales connaissent un moment de rupture. Contre la volonté de ses alliés de la coalition de gauche, spécialement les radicaux de Podemos, le patron du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) et chef de gouvernement a inauguré, en mars 2022, une nouvelle ère dans les relations avec le Maroc.

    Dans une lettre adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Pedro Sanchez a exprimé son soutien au plan d’autonomie du Sahara et sa volonté de construire une « nouvelle relation » avec le Maroc. Cette démarche disruptive met un terme à des décennies de relations conflictuelles à cause des positions négatives des gouvernements espagnols successifs au sujet de la souveraine du Maroc sur ses provinces du Sud, d’autant que l’Espagne est l’ancienne force coloniale et connaît mieux que quiconque les vérités historiques de la région.

    Le Maroc fait mieux que le Royaume-Uni et les Etats-Unis

     « Aujourd’hui, nous vivons le meilleur moment dans l’histoire des relations bilatérales », tranche le ministre espagnol des Affaires extérieure, José Manuel Albares, dans une interview diffusée, lundi, par la radio en ligne Onda Cero.

    Lire aussi | Séisme au Maroc. L’Espagne a envoyé une équipe de 56 secouristes

    Les échanges avec le Maroc « ont atteint des records et se rapprochent des 24 milliards d’euros, ce qui dépasse la relation commerciale de l’Espagne avec le Royaume-Uni ou les Etats-Unis», soutien M. Albares, l’un des fervents défenseurs du partenariat stratégique entre les deux pays.

    L’Espagne confirme, ainsi, sa position de premier partenaire commercial du Maroc, avec un volume d’échanges en constante progression. Durant la profonde crise économique des années 2010 qui a mis l’Espagne à genoux, le Maroc a offert une bouffée d’oxygène à ses PME. Un bon nombre d’entre elles avaient délocalisé leurs activités dans le Royaume pour échapper à la faillite et s’assurer des débouchés vers le continent africain.

    Quelques années plus tard, l’Espagne a eu l’occasion de renvoyer l’ascenseur, en approvisionnant le Maroc en quantités suffisantes de gaz via le pipeline Maghreb-Europe, suite à la décision de l’Algérie de suspendre ses livraisons vers ses voisins de l’Ouest. Grâce au mécanisme de l’inversion du flux, Madrid a fait montre d’une solidarité agissante envers son partenaire.

    « Les liens entre les deux Royaumes reposent sur une coopération fructueuse et un dialogue permanent, fondés sur le respect mutuel et une feuille de route ambitieuse », a assuré l’ambassadeur du Maroc en Espagne, Mme Karima Benyaich, qui participait, vendredi 17 janvier à Madrid, à une conférence sur la situation et les perspectives de cette relation.

    Complémentarité et prospérité mutuelle

    Quelque 1.000 entreprises espagnoles sont présentes au Maroc, avec des investissements de 2 milliards d’euros générant environ 20.000 emplois dans des secteurs stratégiques. Au total, elles sont 20.000 entreprises espagnoles à avoir des échanges réguliers avec le Royaume.

    Lire aussi | Le Maroc : destination privilégiée en Espagne pour les voyages en famille

    Les entreprises marocaines, dont des acteurs majeurs comme l’OCP, intensifient leurs investissements en Espagne, reflétant un dynamisme économique fondé sur la complémentarité et contribuant à la prospérité mutuelle des deux pays, a fait remarquer Mme Benyaich.

    En 2024, le Maroc est devenu le principal fournisseur de produits horticoles pour l’Espagne. D’après des statistiques officielles, les producteurs marocains ont exporté des de fruits et légumes d’une valeur de 801 millions d’euros vers l’Espagne entre janvier et octobre, soit une hausse de 13 % par rapport en glissement annuel.

    La dimension humaine en appoint

    Si l’idylle économique poursuit sereinement son bonhomme de chemin, les rapports entre les deux pays prennent une dimension humaine bien prononcée, ce qui pourrait prévenir le réveil des démons du passé. L’année dernière, trois millions de ressortissants espagnols ont visité le Maroc, représentant une hausse de 16% en glissement annuel. De ce fait, l’Espagne est le deuxième marché émetteur de touristes vers le Royaume.

    Cette évolution remarquable est rendue possible grâce la densification des échanges entre les deux pays, connectés par 260 vols hebdomadaires et 60 liaisons maritimes quotidiennes. Le plus symbolique de ces connexions est l’inauguration d’une route aérienne entre Madrid et Dakhla, le joyau du Sahara marocain.

    Lire aussi | Mondial 2030. Pedro Sanchez confiant dans l’organisation exemplaire du trio Maroc-Espagne-Portuga

    De l’autre côté de la Méditerranée, les Marocains occupent la première position parmi les étrangers inscrits à la sécurité sociale en Espagne pour l’année 2024. D’après les données du ministère de l’Intérieur, plus de 342.318 ressortissants marocains, sans compter les binationaux, y sont affiliés.

    La perspective de la co-organisation de la Coupe du Monde 2030, avec le Portugal, place les relations bilatérales sous des auspices plus prometteurs. La densification des liens est à même d’épargner aux deux partenaires les accès de fièvre coutumiers à la veille de chaque cycle électoral en Espagne.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    TIC

    ALTEN Maroc : Un bilan 2024 sous le signe de la diversification, de l’innovation et des engagements humains

    by Challenge 21 janvier 2025
    written by Challenge

    ALTEN Maroc, filiale du groupe ALTEN, a dévoilé son bilan pour l’année 2024, marquée par des avancées significatives en ingénierie, innovation technologique et responsabilité sociale. Avec 2 200 collaborateurs, dont 80 % d’ingénieurs, l’entreprise a consolidé sa place en tant qu’acteur clé dans les secteurs stratégiques de l’IT, des télécommunications et des systèmes embarqués.

    En 2024, ALTEN Maroc a élargi ses expertises dans des domaines tels que le ferroviaire et la fibre optique, représentant respectivement 36 % et 23 % de ses activités principales. Ces diversifications permettent à l’entreprise de répondre aux exigences des marchés locaux et internationaux tout en renforçant sa compétitivité.

    L’innovation a joué un rôle central dans la stratégie d’ALTEN Maroc. Des projets comme RO’A et NABD ont permis de repousser les frontières technologiques, notamment dans la conduite autonome et les systèmes connectés. De plus, l’intégration de l’intelligence artificielle a favorisé le développement de solutions innovantes, telles que la maintenance prédictive et les interfaces homme-machine.

    En matière de sécurité et de qualité, ALTEN Maroc a obtenu en 2024 la certification ISO 27001 pour la gestion de la sécurité de l’information, tout en poursuivant la reconduction de la norme TISAX et l’obtention prévue de la certification ISO 9001 en 2025. Ces distinctions illustrent l’engagement de l’entreprise envers l’excellence opérationnelle et la satisfaction client.

    Lire aussi | Employabilité des jeunes ingénieurs. Alten Maroc et des ministères unissent leurs forces

    Avec ALTEN Academy, 60 % des collaborateurs ont bénéficié de formations en 2024, tandis que l’entreprise a organisé 68 afterworks et neuf événements internes, atteignant un taux de satisfaction de 88,2 %. Par ailleurs, les collaborations avec dix grandes écoles, via l’initiative ALTEN Bridge, ont permis l’intégration de plus de 150 stagiaires et 111 alternants, en partenariat avec les ministères de l’Industrie et de l’Enseignement supérieur.

    ALTEN Maroc a renforcé ses actions de responsabilité sociétale, notamment en offrant 200 ordinateurs à des établissements scolaires, en organisant des campagnes de dépistage dans le cadre d’Octobre Rose et en soutenant l’autonomisation économique des femmes à Al Haouz.

    En 2025, ALTEN Maroc prévoit une augmentation de 44 % de ses capacités opérationnelles d’ici trois ans et une montée en expertise de 20 % de ses ressources humaines. En février, l’entreprise inaugurera un centre offshore au Sénégal, renforçant sa présence en Afrique et prévoyant d’employer 100 consultants d’ici fin 2025.

    Lire aussi | L’innovation : un puissant levier économique pour le Maroc

    ALTEN Maroc ambitionne d’atteindre un taux de formation de 70 % en 2025, avec un focus sur les compétences stratégiques et une approche inclusive favorisant le bien-être des collaborateurs.

    Avec une stratégie axée sur l’innovation, la digitalisation et le développement humain, ALTEN Maroc confirme son rôle de leader dans la transformation technologique et son engagement pour un impact économique et sociétal durable.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    FOCUS

    Réforme fiscale: un chemin tortueux

    by Mohamed Amine 21 janvier 2025
    written by Mohamed Amine

    Après s’être bien servi dans la loi de finances (LF) de l’année 2023, en termes de baisse graduelle du «taux normal» de l’IS, de 31% à 20%, le gouvernement des «business brothers» a consenti dans la LF-2025 quelques miettes, en matière d’IR, qui devraient relativement profiter à la catégorie des salariés et à une infime minorité de retraités. Pour un «gouvernement social», c’est là une difficile cohérence globale des politiques publiques où, en matière fiscale, demeure favorisé le capital, au détriment du travail.

    Tout d’abord, commençons par rappeler un nouveau petit cadeau offert aux entreprises, et surtout aux grandes entreprises, dans la LF-2025, en matière d’IS : la déductibilité fiscale des amortissements des «véhicules de transport de personnes», autres que ceux exclus expressément par le Code général des impôts (CGI), notamment le cas des véhicules de transport collectif du personnel, des ambulances pour les cliniques privées ou des véhicules de transport scolaire pour les établissements d’enseignement privé. Le montant total de plafonnement desdits amortissements déductibles fiscalement passe de 300 000 DH à 400 000 DH (sur cinq ans), pour les véhicules acquis à compter du 1er janvier 2025. Cette mesure va certainement booster le marché automobile, mais sans distinction des véhicules fabriqués localement ou importés. Le montant net de la hausse de 100 000 DH représente ainsi plus de 33%. D’après la note circulaire de l’administration fiscale, cette hausse semble justifiée par la «flambée des prix des véhicules». Pourtant, ce même raisonnement ne semble guère avoir été appliqué à la «force de travail», c’est-à-dire aux salaires dont le SMIG et le SMAG devraient augmenter de 5%, respectivement dès le mois de janvier et le mois d’avril 2025. Ce taux de 5% est bien inférieur aux taux d’inflation enregistrés au cours des dernières années. Par ailleurs, compte tenu de l’utilisation extra-professionnelle fréquente des véhicules en question, acquis et immobilisés dans l’actif des entreprises, et de la faiblesse chronique et structurelle du contrôle fiscal (CF), cette disposition va certainement renforcer une source d’évasion fiscale et donc un manque à gagner fiscal assez conséquent.

    Lire aussi | Fiscalité: Le «droit à l’erreur» institué

    Une autre mesure tout aussi favorable en particulier au grand capital mérite aussi d’être signalée : un régime d’incitation fiscale au profit des opérations de restructuration/concentration des groupes de sociétés. Et zéro mesure, en matière d’IS, pour les TPME.

    La «mesure phare», adoptée dans la LF-2025, concerne l’IR. Le «gouvernement des businessmen» a d’abord commencé par se servir, en 2023, en s’accordant une baisse du «taux normal» de l’IS, qui passe graduellement de 31% à 20%, en 2026. Ainsi, depuis l’adoption de l’IS, en 1986, remplaçant l’impôt sur les bénéfices professionnels (IBP), la baisse du «taux normal» de l’IS est de 32 points, en 40 ans (Initialement, en 1986, le taux normal de l’IS était de 52%). Dans la LF-2025, le «taux marginal» de l’IR va passer de 38% à 37%, soit une baisse de 1%. Circulez, l’équité, ce sera pour une autre fois.

    Dans le discours politique officiel, le réaménagement du barème d’imposition de l’IR devrait profiter aux salariés et aux retraités. Ce qui est doublement faux. Car ledit barème s’applique aussi aux entreprises individuelles dirigées par des personnes physiques (catégorie des revenus professionnels assujettis au régime du résultat net réel ou du résultat net simplifié), voire même par des sociétés de personnes n’ayant pas opté pour l’IS. Il s’applique, en outre, aux professions libérales (…). Certes, les salariés, soumis à la retenue à la source, contribuent à pas moins de 75% des recettes fiscales provenant de l’IR. Là aussi, cette réalité est révélatrice de la défaillance chronique et structurelle du Contrôle fiscal (CF), aggravant ainsi la répartition inégale de la charge fiscale. 

    Lire aussi | Lekjaa défend le caractère « technique » des contrôles fiscaux, dont les recettes ont augmenté de 26%

    Le barème dit progressif, dont le dernier date de 2010, a enfin été révisé/réaménagé. Il était temps pour cette actualisation qualifiée politiquement de «réforme». La première tranche du barème relative au revenu net exonéré a été relevée de 30 000 DH à 40 000 DH, ce qui correspond à un net mensuel de 3 333,33 DH, proche du SMIG mensuel. Le taux marginal passe de 38% à 37%. Soit une baisse d’1 point en 15 ans. A comparer avec l’IS (baisse de 11 points en 3 ans et 32 points en 40 ans) et avec la taxation des dividendes (réduction du taux d’imposition de la retenue à la source (RAS) sur les produits d’actions, parts sociales et revenus assimilés, de 15% à 10%, soit une baisse de 5 points).

    Le réaménagement a été opéré à l’intérieur des tranches du barème antérieur sans modifier l’ensemble du périmètre (0 à 180 000 DH). Ce sont donc les tranches moyennes qui vont continuer à supporter le plus d’impôt, alors que les tranches supérieures à 180 000 DH vont être les principales bénéficiaires de la baisse. La déduction sur impôt au titre des charges de famille passe de 360 à 500 DH par personne à charge et par an, soit 1,36 DH par jour, presque le prix d’une baguette ou pain rond de farine de blé tendre. D’où un relèvement du plafond annuel global de 2 160 DH à 3 000 DH. Avec les dernières prévisions résultant du recensement général de la population, en termes de baisse démographique et de vieillissement de la population, l’impact de cette mesure sera finalement insignifiant. 

    Le montant des bons représentant les frais de nourriture au profit des salariés passe de 30 DH à 40 DH. Petit réajustement/actualisation découlant des récents taux d’inflation dont la morsure a été si profonde dans les petites bourses. Mais, là aussi, à comparer avec les montants des factures de restaurants versés dans la comptabilité des entreprises pour «frais de mission et réception des clients et fournisseurs», même si ces factures sont datées de la veille du réveillon ou pendant les vacances d’été.

    Passons aux «vieux qui pourtant méritent beaucoup mieux». L’exonération des pensions de retraite et des rentes viagères devra se faire en deux tranches, en 2025 et en 2026, avec suppression de la déclaration de cumul pour les personnes disposant de plusieurs retraites ou rentes viagères exonérées. Une mesure «taillée sur mesure» et qui, de toute évidence, va profiter à une infime minorité des retraités fortunés et privilégiés. C’est par exemple le cas des anciens et futurs parlementaires qui disposent de plusieurs retraites. Au moment où plus de 80% des personnes âgées ne disposent d’aucune pension ou revenu quelconque. Dans les 20% disposant d’une pension de retraite, plus de 80% des retraités ne sont pas concernés, car disposant d’une pension dont le montant net est inférieur au seuil d’imposition (3 333,33/mois). Ainsi, in fine, moins de 4% des personnes âgées vont bénéficier de cette exonération, avec une exclusion quasi-totale et automatique des retraités du secteur privé.

    Lire aussi | Amnistie fiscale: 127 milliards de dirhams déclarés

    Une autre mesure qui va à contresens de la loi cadre portant réforme fiscale, mérite d’être soulignée. Il s’agit du taux d’imposition libératoire de 20% des revenus fonciers, avec donc une dispense de cumul et de déclaration annuelle globale des revenus. C’est là une régression par rapport aux principes fondamentaux de l’IR que sont l’annualité, la globalité et la progressivité.

    Par contre, pour élargir le champ d’application de l’IR, une mesure fiscale importante a été introduite par la LF-2025. L’objectif est d’intégrer toutes sortes de revenus, sans aucune exception, dans le champ d’application qui était limité à cinq catégories de revenus expressément énumérés. Ainsi, sont concernés par cette extension flexible : les revenus évalués dans le cadre de la procédure de l’examen de l’ensemble de la situation fiscale des personnes physiques (EESFPP), et dont la source n’a pas été justifiée ; c’est aussi le cas des gains des jeux de hasard de source étrangère réalisés en ligne, quelle que soit leur forme ; les revenus et gains provenant des opérations lucratives et ne relevant pas des autres catégories de revenus. A noter que les établissements bancaires et organismes assimilés, ou toute autre personne intervenant dans le paiement des gains de jeux de source étrangère, doivent dorénavant effectuer la retenue à la source sur les versements effectués. Pour les gains de jeux de hasard de source marocaine, est prévue une contribution sociale de solidarité à la charge des établissements de jeux de hasard. Ces derniers doivent effectuer un versement au taux de 2%, sur la base du même montant du bénéfice fiscal imposable en matière d’IS et d’IR (RNR et RNS).            

    En matière de TVA, ont été supprimées du champ d’application les prestations fournies à distance à un client résident à titre occasionnel au Maroc, puisque le client paierait la TVA sur la transaction concernée dans son pays de résidence habituelle. Mesure assez discutable et nécessitant la mise en place d’un système d’échange d’informations, à prévoir dans les conventions fiscales bilatérales. Car, en principe, la TVA est due dans l’Etat où la prestation a été livrée et consommée, même dans le cas d’un court séjour touristique, à moins d’une exonération explicite par la loi fiscale. C’est dire que le commerce électronique a créé une sorte de «brouillard fiscal» qui pourrait être dissipé par une application saine et intelligente des règles universelles de la TVA. 

    Toujours en matière de TVA, une mesure favorable au secteur privé d’enseignement a prévu l’exonération des biens d’équipement destinés à l’enseignement privé ou à la formation professionnelle, acquis par les sociétés foncières ou les organismes de placement collectif immobilier (OPCI). De même, les levures sèches seront dorénavant taxables au taux de 20%, une manière indirecte de taxer le pain, actuellement exonéré sans droit à déduction.

    Lire aussi | Casablanca Finance City: La DGI clarifie le régime fiscal des salariés

    Une autre mesure, en matière de TVA, mérite des observations. Il s’agit de l’exonération sans droit à déduction (ESDD) de la viande fraiche ou congelée assaisonnée. Auparavant, l’ESDD ne concernait que les viandes fraiches ou congelées sans assaisonnement. Cette exonération a même été étendue, mais temporairement, aux importations de certains animaux vivants et produits agricoles. Il s’agit des espèces bovines, ovines, caprines et des camélidés ; des velles (femelles des veaux) reproductrices et des génisses, des viandes des animaux d’espèces bovines, ovines et caprines, fraiches réfrigérées ou congelées ; le riz cargo importé par les industriels du secteur ; et les huiles d’olive de qualité vierge et extra vierge. A ce niveau, il y a lieu de s’interroger légitimement sur les résultats réels du Plan Maroc vert et du Green Generation. Pour se nourrir, le Maroc a de plus en plus tendance à importer des produits alimentaires stratégiques.

    Et la FIFA est passée par là ! En effet, la LF-2025 prévoit un régime d’incitation fiscale en faveur des représentations de la FIFA au Maroc et des organismes qui lui sont affiliés. 

    L’autre mesure très positive adoptée, en matière de contrôle fiscal, concerne l’encadrement de la procédure de l’accord à l’amiable entre l’administration fiscale et le contribuable, avec une distinction entre les questions de fait, négociables, et les questions de droit, non négociables. La nouvelle mesure précise que l’accord doit être accompagné d’une lettre de désistement du contribuable de tout recours. C’est là un renforcement de la traçabilité dans une zone bien connue comme étant à risques, en matière d’éthique.

    Priorités et objectifs fondamentaux prévus dans la loi cadre (PLC) portant réforme fiscale
    Idée phare : mettre en place une politique fiscale juste, équitable, cohérente, efficace et transparente.
    5 priorités de l’Etat en matière de politique fiscale :
    1. Incitation à l’investissement productif, créateur de valeur ajoutée et d’emploi de qualité ;
    2. Réduction des inégalités en vue de renforcer la justice et la cohésion sociales ;
    3. Développement territorial et consolidation de la justice spatiale ;
    4. Renforcement de l’efficacité et de l’efficience de l’administration fiscale et consolidation de la confiance partagée avec les usagers ;
    5. Ouverture sur les bonnes pratiques internationales dans le domaine fiscal.

    14 objectifs fondamentaux
    1. Renforcement de la contribution de la fiscalité de l’Etat et des CT dans le financement des politiques de développement économique et social ;
    2. Baisse de la pression fiscale corrélée à l’élargissement de l’assiette ;
    3. Consécration du principe de la neutralité fiscale en matière de TVA ;
    4. Convergence des dispositions fiscales avec les règles de droit et les règles comptables en vigueur ;
    5. Convergence des régimes préférentiels avec les normes et standards internationaux et les bonnes pratiques en matière fiscale ;
    6. Incitation des entreprises en vue de consolider leur compétitivité aux niveaux national et international
    7. Mobilisation de l’épargne et son orientation vers les secteurs productifs ;
    8. Mise en œuvre progressive du principe d’imposition du revenu global des personnes physiques ;
    9. Rationalisation des incitations fiscales en fonction de leur impact socio-économique et au regard des priorités sus-indiquées  de la politique fiscale;
    10. Simplification et rationalisation des taxes des CT ;
    11. Convergence des règles de la fiscalité des CT et leur harmonisation avec les règles régissant la fiscalité de l’Etat, et regroupement des taxes portant sur les activités économiques et celles portant sur le patrimoine immobilier ;
    12. Simplification et adaptation du régime fiscal applicable aux activités de proximité génératrices de revenus modestes ;
    13. Intégration du secteur informel dans l’économie structurée ;
    14. Renforcement des dispositifs de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

    Les 10 mesures prioritaires prévues dans la loi cadre portant réforme fiscale pour les années 2022 à 2027
    1. Consécration du principe de la neutralité fiscale en matière de TVA, sous réserve de maintien de l’exonération des produits de base, à travers l’élargissement du champ d’application de cette taxe, la réduction du nombre de taux et la généralisation du droit au remboursement ;
    2. Convergence progressive vers un taux unifié en matière d’IS ;
    3. Convergence des taux prévus par les régimes préférentiels (…) vers un taux unifié ;
    4. Amélioration de la contribution, en matière d’IS, des EEP et des sociétés, exerçant des activités régulées ou en situation de monopole ou d’oligopole ;
    5. Baisse progressive des taux de la cotisation minimale ;
    6. Mise en place des incitations favorisant le développement des entreprises innovantes, notamment les startups (…), les structures de soutien, dites incubateurs et accélérateurs (…) et les entreprises ayant pour objet le regroupement des auto-entrepreneurs (…) ;
    7. Réaménagement du barème progressif des taux de l’IR, avec élargissement de l’assiette de cet impôt ;
    8. Adaptation et amélioration du régime de la contribution professionnelle unique (…) ;
    9. Mise en conformité avec les règles de bonne gouvernance en matière de fiscalité internationale (…) ;
    10. Garantie des droits des contribuables et de ceux de l’administration.

    Autres mesures prévues par la loi cadre portant réforme fiscale
    1. Ediction de mesures fiscales adaptées au développement du secteur culturel, à la promotion de l’économie sociale, et à la protection de l’environnement (Taxe carbone) ;
    2. Limitation des avantages fiscaux. Obligation d’étude préalable de toute nouvelle mesure d’incitation fiscale, avec préférence à l’appui budgétaire direct. Obligation d’évaluation régulière de l’impact socio-économique des incitations octroyées, en vue de les maintenir, les réviser ou les supprimer.
    3. Refonte de la fiscalité des CT et harmonisation avec les impôts d’Etat ;
    4. Mise en place d’un mode de gouvernance fiscale approprié aux CT ;
    5. Contribution à l’intégration des activités informelles, par la mise en place d’un régime fiscal simplifié et accessible et la mise en œuvre d’un programme national de sensibilisation et d’accompagnement en étroite concertation avec toutes les parties concernées ;
    6. Lutte efficace contre la fraude, l’évasion fiscale, et l’abus de droit ;
    7. Rationalisation et simplification de la parafiscalité et autres droits et taxes prévus par les textes législatifs ou réglementaires perçus pour le compte de l’Etat ;
    8. Encadrement du pouvoir d’appréciation de l’administration fiscale ; 
    9. Instauration d’un système partagé de preuve dans l’établissement de l’impôt ;
    10. Qualité de service au contribuable ; poursuite du processus de modernisation et de digitalisation des services de l’administration fiscale ; renforcement du professionnalisme et des capacités des ressources humaines ; développement des relations inter administratives de coopération et d’échange d’informations ; 
    11. Consolidation de la relation de confiance entre l’administration et les contribuables par la clarification des textes fiscaux, la valorisation des instances de recours fiscal et la garantie de leur indépendance ; 
    12. Renforcement de l’assistance et du conseil aux contribuables ;
    13. Amélioration de la communication et de l’information ;
    14. Evaluation systématique de l’action de l’administration fiscale dans sa relation avec le contribuable ;
    15. Intégration des valeurs de civisme fiscal dans le système d’éducation et de formation ;
    16. Evaluation périodique de l’impact socio-économique direct et indirect des mesures fiscales, en particulier les mesures dérogatoires (…), et préservation de l’équilibre des finances publiques ; 
    17. Mise en place d’un Observatoire de la fiscalité.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Inflation

    Hausse du prix de la sardine: le gouvernement appelle à lutter contre les spéculations

    by Challenge avec MAP 21 janvier 2025
    written by Challenge avec MAP

    La secrétaire d’Etat chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, a insisté sur la nécessité de prendre les mesures idoines pour lutter contre les spéculations sur le prix de la sardine pendant la période de repos biologique et protéger le consommateur contre ce genre de pratiques.

    Dans une interview accordée à la MAP sur l’instauration du repos biologique dans la pêcherie des petits pélagiques notamment la sardine, Mme Driouich a mis en garde contre la prolifération des points de vente informels, l’anarchie et la médiation illégale.

    « L’instauration de ce repos biologique, qui va durer deux mois pour les ports de Boujdour et Dakhla contre un mois et demi pour les ports de Laayoune, Tarfaya, Sidi Ifni et Agadir, a pour objectif d’améliorer la capacité reproductive biologique et le renouvellement des biomasses de ces stocks », a-t-elle expliqué.

    Selon la secrétaire d’Etat, ce repos biologique instauré dans le cadre d’une gestion adaptative de la plus importante pêcherie nationale fait suite à l’avis scientifique de l’Institut National de la Recherche Halieutique (INRH) qui recommande de protéger la phase principale de reproduction de la sardine au niveau des pêcheries de l’atlantique centre et de l’atlantique sud.

    Lire aussi | Rahhou suspecte des pratiques anti-concurrentielles dans le marché de la sardine

    Par ailleurs, Mme Driouich a mis l’accent sur une autre mesure équivalente relative à la fermeture spatiotemporelle de la zone de ponte au large de Safi, précisant que cette mesure vise à atteindre les mêmes objectifs de protection de la ponte de la sardine au profit de la flotte sardinière qui exploite cette zone.

    De même, en vue de protéger la zone centre, qui compte deux des plus importants ports du Royaume, Laayoune et Tan-Tan, le ministère a instauré une mesure supplémentaire de protection du stock de la sardine, à travers la fermeture d’une zone de concentration des juvéniles située entre Tan-Tan et Laâyoune, identifiée par l’INRH et signalé également par les pêcheurs et ce, pour une durée d’une année, a-t-elle ajouté.

    Cette mesure, qui intervient dans un contexte de rétrécissement de la distribution générale du stock de sardine et des zones de pêche dans la zone centre, permettra de réduire les risques de pêche et de rejets des juvéniles, et ainsi préserver cette frange du stock en vue de garantir au mieux les conditions favorables à une bonne saison de pêche.

    Lire aussi | Holmarcom rachète Scandimar, spécialiste de la transformation des produits de la mer

    « Le ministère n’a ménagé aucun effort pour prendre des mesures immédiates pour préserver les ressources halieutiques portant sur cette importante pêcherie, notamment la sardine ayant bénéficié d’un repos biologique de 45 jours. Ces mesures vont permettre une régénération du stock des petits pélagiques et la préservation des activités socioéconomiques y afférentes », a rappelé Mme Driouich.

    Elle a, en outre, fait remarquer que la pêcherie des petits pélagiques, principalement la sardine, a connu une régression de ses principaux indicateurs biologiques, ce qui a impacté les résultats de la campagne de pêche en 2024 avec une baisse de 23% pour la sardine et de 1% pour la totalité des débarquements des cinq espèces de petits pélagiques au niveau national.

    Néanmoins, cette baisse a été compensée par une augmentation substantielle des captures de 33% pour le maquereau, de 50% pour le chinchard et de 90% pour l’anchois, bénéficiant de conditions climatiques plus favorable à son développement, a relevé la secrétaire d’Etat.

    Lire aussi | Chute drastique des débarquements de poissons au port de Tanger

    Mme Driouich a également tenu à préciser que cet arrêt temporaire, qui prendra fin dans la région centre 15 jours avant le début du Ramadan, coïncide avec la période de basse saison de la pêche de ces espèces notamment durant les trois premiers mois de l’année (Janvier, février et mars), ce qui permet de réduire considérablement l’impact potentiel de cette mesure sur cette filière, du point de vue socioéconomique.

    Elle a, dans ce cadre, souligné que le prix de la sardine dans les marchés de gros, qui est soumis à la logique de l’offre et de la demande, est affecté par de multiples facteurs, notamment le coût de production, affectant l’activité des navires de pêches.

    Ce prix ne doit pas dépasser 17 dirhams à 20 dirhams au maximum durant cette période de repos biologique qui impacte directement l’offre, d’après la secrétaire d’Etat qui a précisé que le prix de la caisse au marché de gros ne dépasse pas 400 dirhams, l’équivalent de 17 DH/Kg.

    Et de poursuivre : « Il faut dire aussi que le ministère a renforcé pendant ces deux dernières décennies le réseau de vente des marchés de gros. Nous comptons aujourd’hui 10 marchés de gros de poissons, 22 halles aux poissons, dont 18 situées aux grands ports de pêche, 14 halles de nouvelle génération et 47 points de vente au niveau des points de débarquement et des villages de pêche ».

    Lire aussi | Haliopolis. une nouvelle conserverie de poissons à plus de 40 millions de DH

    L’objectif de ces infrastructures est d’améliorer les conditions de commercialisation et de valorisation des produits de la pêche maritime, de garantir l’approvisionnement des marchés locaux en poisson et de rapprocher les produits de la mer des consommateurs, dans le but d’augmenter la consommation nationale, a indiqué Mme Driouich.

    Par ailleurs, elle a noté que la mesure du repos biologique a été instaurée en concertation avec la profession. « Nous avons impliqué toutes les parties prenantes de la profession en vue de se concerter, de même, cette mesure permettra d’assurer la durabilité de cette activité et les investissements y afférents ».

    Face aux effets des changements climatiques sur les pêcheries des petits pélagiques manifesté par une augmentation inédite de la température et qui ont fortement perturbé la distribution et les zones de concentration des phases sensibles de ces stocks (ponte et recrutement), le secrétariat d’Etat chargé de la Pêche Maritime avait mis en œuvre depuis le 1er janvier 2025 des mesures de gestion importantes au niveau des pêcheries sur la façade atlantique.

    Il s’agit notamment de l’instauration d’un arrêt d’activité de toute la flotte ciblant la sardine au sud d’Agadir, en l’occurrence les senneurs côtiers et les navires industriels de pêche pélagique.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Financement

    La BERD injecte 25 millions de dollars dans le capital de Dislog Group

    by Challenge 21 janvier 2025
    written by Challenge

    Dislog Group, acteur industriel spécialisé dans les secteurs de l’hygiène, de l’alimentation et de la santé, a annoncé un accord pour l’ouverture de son capital à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD).

    Cette dernière effectuera une injection de 25 millions de dollars sous forme de participation minoritaire co-contrôlante, en partenariat avec le fonds AIF géré par SPE Capital.

    La BERD rejoint SPE Capital, qui avait déjà investi dans Dislog Group en novembre 2024 via son fonds AIF, pour constituer un actionnariat institutionnel solide. Cette opération marque une étape clé dans le développement de Dislog Group, qui entend utiliser ces fonds pour soutenir son programme de croissance en 2025.

    Lire aussi | Dislog Group : Sanam Holding remplace Mediterrania Capital Partners

    Parallèlement, H&S Invest Holding, principal actionnaire de Dislog Group, consolide sa position en détenant plus de 73 % des actions après avoir racheté les parts de Mediterrania Capital Partners, représentée par Saad Bendidi et Hatim Ben Ahmed.

    Moncef Belkhayat, Président-Directeur Général de Dislog Group, s’est réjoui de cette avancée : « L’année 2025 commence sous de bons auspices. Avec cette injection de capital, Dislog Group sera en mesure de renforcer ses fonds propres. Nous sommes très fiers d’avoir réussi à institutionnaliser notre table autour de partenaires financiers de niveau mondial. »

    Lire aussi | SPE Capital prend des participations dans Dislog Group

    La transaction, soumise à l’approbation des autorités administratives, notamment le Conseil de la Concurrence, a impliqué plusieurs acteurs juridiques et financiers. La BERD a été conseillée par DLA Piper, Benoît de Monval, Roland Berger et Laurent Benarousse. De son côté, Dislog Group a été accompagné par Hilmi Law Firm, représenté par Rachid Hilmi.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Nomination

    Gilles Fromageot nommé Directeur Général d’AXA Assurance Maroc

    by Challenge 21 janvier 2025
    written by Challenge

    AXA Assurance Maroc a annoncé la nomination de Gilles Fromageot au poste de Directeur Général d’AXA Assurance Maroc ainsi que des entités AXA en CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances). Sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires, il prendra ses fonctions à compter du 24 février 2025.

    Fort de 25 années d’expérience dans l’industrie de l’assurance, Gilles Fromageot a occupé plusieurs postes de direction à travers l’Europe et l’Asie, dans des environnements complexes et concurrentiels. Il est actuellement Directeur Régional d’AXA XL en Asie, où il supervise la stratégie de croissance et l’expansion de la société sur de nouveaux marchés.

    Lire aussi | CASHPLUS et AXA Assurance accordent leurs violons pour promouvoir l’inclusion financière

    Dans ses nouvelles fonctions, il sera chargé de diriger les activités d’AXA au Maroc ainsi que dans les marchés CIMA, incluant le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Sénégal. AXA souligne que cette nomination reflète sa volonté de renforcer sa stratégie de protection des clients et de développement en Afrique francophone.

    Lire aussi | Barid Cash et AGIR AXA Maroc signent un partenariat pour élargir l’accès aux services financiers

    Gilles Fromageot succède à Meryem Chami, qui quitte AXA pour des raisons personnelles après cinq années marquantes à la tête de l’entreprise. Arrivée en 2020 comme Directrice Générale d’AXA Assurance Maroc et des entités AXA en CIMA, Meryem Chami a ensuite été nommée Directrice Générale pour AXA Afrique en 2023.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Aérien

    Le premier vol Royal Air Maroc s’est envolé lundi pour Pékin

    by Challenge avec MAP 21 janvier 2025
    written by Challenge avec MAP

    Royal Air Maroc (RAM), dans le cadre du renforcement de son réseau international, a inauguré, lundi, la ligne régulière directe reliant Casablanca à Pékin.

    « Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V aujourd’hui à 16h20. Cette nouvelle route aérienne est programmée à raison de trois vols hebdomadaires à bord des appareils de type Boeing 787-9 Dreamliner d’une capacité de 302 sièges, dont 26 en Classe Affaires », indique un communiqué de RAM.

    Lire aussi | Royal Air Maroc renforce ses alliances avec les voyagistes brésiliens

    Les vols seront programmés au départ de Casablanca, tous les lundi, jeudi et samedi, à 16h20 (heure locale) pour un atterrissage le lendemain à l’aéroport international de Pékin à 11h55 (heure locale). Les départs de Pékin seront effectués les mardi, vendredi et dimanche à 13h55 (heure locale) pour une arrivée à Casablanca à 20h10 (heure locale).

    La reprise de la première route directe reliant le Maroc et la Chine représente une opportunité majeure pour le développement du tourisme marocain, ainsi que le renforcement des relations économiques et commerciales entre les deux pays.

    Lire aussi | Royal Air Maroc : la ligne Casablanca-Toronto, un levier pour renforcer les liens Afrique-Canada

    « Pour rappel, cette nouvelle desserte s’inscrit dans les engagements de la Compagnie dans le cadre du Plan de développement signé avec le gouvernement en juillet 2023 et vient s’ajouter aux nouvelles dessertes internationales inaugurées récemment notamment Toronto et Sao Paulo », conclut le communiqué.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Interview

    Mehdi Lahlou : «La hausse de 5 % du Smig n’est qu’un léger rattrapage»

    by Challenge 21 janvier 2025
    written by Challenge

    Conformément à l’accord du dialogue social signé le 30 avril 2024 entre le gouvernement et les partenaires sociaux, la première augmentation de 5 % du Smig dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des professions libérales est entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Ainsi, le salaire minimum mensuel brut passe de 3.111,39 DH à 3.266,96 DH, soit un salaire net mensuel de 3.046,77 DH contre 2.901,68 DH précédemment. Pour la première fois, le Smig dépasse la barre des 3.000 DH. Cette revalorisation ne risque-t-elle pas d’affecter la compétitivité de certains secteurs industriels, tels que le textile, et d’altérer l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs étrangers ? Éclairages de Mehdi Lahlou, Economiste et Professeur à l’Institut National de Statistiques et d’Économie Appliquées (INSEA) de Rabat. 

    Challenge :L’augmentation de 5 % du Smig, entrée en vigueur le 1er janvier 2025, ne risque-t-elle pas de nuire à la compétitivité de certains secteurs industriels, comme le textile, et d’affecter l’attractivité du Maroc pour les investisseurs étrangers ?   

    Mehdi Lahlou : En réalité, cette hausse de 5 % doit juste être considérée comme un léger rattrapage. Avant de se préoccuper des marchés étrangers et de la compétitivité des entreprises, il est essentiel de prendre en compte le pouvoir d’achat des salariés, notamment ceux qui sont rémunérés au Smig. Depuis 2022, l’inflation a considérablement impacté le pouvoir d’achat, atteignant environ 11 % cette année-là, avec une augmentation de 20 % pour les produits alimentaires. En 2023, l’inflation a oscillé entre 6 % et 7 %, et bien que celle de 2024 soit légèrement plus basse, entre 2 % et 3 %, cela a entraîné une perte de pouvoir d’achat pour de nombreux revenus. Ainsi, les salariés, fonctionnaires et autres catégories ont vu leur pouvoir d’achat diminuer de 25 à 35 %. Les 5 % d’augmentation représentent une petite part de rattrapage pour les salariés du secteur privé.

    Lire aussi | Hausse du SMIG au Maroc : aucune divergence entre la CGEM et le gouvernement, précise le Patronat

    Challenge : Quelle est la signification concrète de cette augmentation de 5 % du Smig pour les salariés concernés ?

    M.L. : Cette augmentation de 5 % se traduit par un écart de 135 à 140 dirhams entre le Smig appliqué jusqu’à fin 2024 et le nouveau Smig effectif en janvier 2025, ce qui équivaut à environ 12 euros. En ce qui concerne le consommateur marocain, cela représente pour les salariés payés au Smig environ 4 kg de viande blanche. Il est crucial de noter que cette somme reste relativement faible par rapport aux besoins essentiels des travailleurs.

    Challenge : En quoi l’augmentation du Smig pourrait-elle affecter la compétitivité de certaines entreprises au Maroc, en tenant compte de l’histoire économique du pays ?

    M.L. : Pour aborder la question de la compétitivité, il est utile de faire un peu d’histoire. À la fin des années 80 et au début des années 90, il était envisagé de dévaluer le dirham marocain pour améliorer la compétitivité des produits marocains à l’exportation, en raison de la baisse des prix nationaux par rapport aux prix internationaux. Si cette dévaluation avait été mise en œuvre, aujourd’hui 1 euro ou 1 dollar vaudrait entre 30 et 35 dirhams. Heureusement, cela n’a pas eu lieu. Il est important de souligner que la compétitivité des entreprises marocaines, en particulier dans le secteur textile, ne dépend pas uniquement des salaires. Elle est également influencée par l’organisation du travail, les coûts de production, y compris le coût du terrain et de l’énergie, ainsi que par les machines et technologies utilisées.

    Lire aussi | SMIG et SMAG : augmentation des salaires minimum à compter de ce samedi 2 septembre

    Challenge : Dans ce sens, quels sont donc les principaux facteurs qui influencent la compétitivité des entreprises marocaines, au-delà du coût de la main-d’œuvre ?

    M.L. : À ce jour, la main-d’œuvre marocaine, bien que moins chère par rapport à d’autres marchés internationaux comme la Chine ou l’Inde, ne constitue qu’un aspect de la compétitivité. Un entrepreneur marocain doit investir dans des technologies et la transformation des productions, ainsi que dans le capital physique intégré à l’entreprise. Plus de 60 ans après l’indépendance du Maroc, il est regrettable que l’on continue de considérer que la compétitivité des produits marocains repose principalement sur le coût de la main-d’œuvre, y compris les salaires et les charges sociales. D’autres facteurs, tels que l’innovation et l’efficacité des processus, ne sont pas suffisamment pris en compte par les investisseurs marocains et même par l’État.

    Challenge : Comment la mentalité des investisseurs privés et la formation de la main-d’œuvre influencent-elles la compétitivité des entreprises marocaines, notamment dans le secteur textile ?

    M.L. : La problématique de la compétitivité n’est pas uniquement d’ordre salarial, mais elle est profondément ancrée dans une question de mentalité. Pour les investisseurs privés, il est crucial d’évoluer vers l’amélioration des équipements technologiques afin de s’aligner sur les changements internationaux du marché. Un aspect souvent négligé est que la compétitivité ne dépend pas seulement du coût de la main-d’œuvre, mais aussi de la qualité de celle-ci. Actuellement, la majorité des personnes rémunérées au Smig sont peu qualifiées, avec des niveaux éducatifs qui n’atteignent souvent pas le niveau de l’enseignement primaire. Une main-d’œuvre mal formée limite la capacité des entreprises à être compétitives par rapport à des économies comme la Turquie, la Chine, l’Inde ou même Maurice, qui sont des concurrents directs du Maroc dans le secteur textile. Il est donc impératif de repenser la formation et les qualifications pour améliorer la compétitivité nationale.

    Son parcours 
    Medhi Lahlou est Professeur de sciences économiques à l’Institut National de Statistiques et d’Economie Appliquées (INSEA), Rabat, Maroc. Ses recherches portent sur les migrations, le travail des enfants, l’économie marocaine et la politique de l’eau. Il a réalisé 2 enquêtes :
    ’’Migrations de transit au Maroc’’ et ’’Migrations des Marocains’’. Il réalise dans le cadre du projet RUIG (en partenariat avec Marie Claire Caloz-Tshopp de l’Université de Genève), un livre collectif sur Migrations et évolution du Droit en Europe. 

    Son Actu  
    Le Smig qui franchit pour la première fois en ce début 2025 la barre de 3.000 DH perd la compétitivité de certains secteurs industriels comme le textile et la destination Maroc aux yeux des investisseurs étrangers ?

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Monde

    Marco Rubio, bête noire de l’Algérie, confirmé par le Sénat américain au poste de Secrétaire d’État

    by Challenge 21 janvier 2025
    written by Challenge

    Le sénat américain a voté lundi soir en faveur de la confirmation de Marco Rubio au poste de secrétaire d’Etat.

    Fils d’immigrés cubains et figure éminente du Parti républicain, Marco Rubio, 53 ans, est connu pour ses positions fermes en matière de politique étrangère et de sécurité nationale. Depuis son élection en tant que sénateur de Floride en 2011, il a gravé les échelons pour devenir l’un des poids lourds de la politique américaine. Vice-président de la Commission du Sénat sur le renseignement, Rubio s’est imposé comme une voix influente dans les relations internationales. Sa confirmation au poste de Secrétaire d’État renforce sa stature de stratège diplomatique.

    Lire aussi | Qui est Marco Rubio, le probable prochain secrétaire d’État américain qui réclamait des sanctions contre l’Algérie ?

    Marco Rubio s’est démarqué ces dernières années pour ses critiques virulentes envers l’Algérie. En 2022, il avait appelé à des sanctions contre ce pays en raison de ses relations étroites avec la Russie, notamment son approvisionnement massif en armements russes. Dans une lettre adressée à Antony Blinken, alors Secrétaire d’État, Rubio avait exprimé ses « profondes inquiétudes » concernant un contrat de défense de 7 milliards de dollars entre Alger et Moscou.

    Lire aussi | Trump promet une « armée forte » et la fin des guerres

    Selon Rubio, ces transactions étaient en violation de la loi CAATSA (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act), qui oblige les États-Unis à sanctionner les entités traitant avec les secteurs de la défense ou du renseignement russes.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Météo

    Les prévisions du mardi 21 janvier

    by Challenge 21 janvier 2025
    written by Challenge

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mardi 21 janvier 2025:

    – Temps assez froid avec de la gelée locale la matinée et la nuit sur l’Atlas, l’Oriental et le Sud-Est.

    – Nuages bas assez denses avec formations brumeuses et bruine locale sur les côtes Sud.

    – Rafales de vent assez fortes à localement fortes sur le centre et les côtes nord des provinces sahariennes.

    – Chasses poussières par endroits sur le sud de l’Oriental.

    – Températures minimales de l’ordre de -02/04°C sur l’Atlas, le Sud-Est et les Hauts plateaux Orientaux, de 14/19°C sur les plaines atlantiques centre et le nord des provinces sahariennes et de 05/10°C ailleurs.

    – Températures en hausse.

    – Mer belle à localement peu agitée et vent variable sur la Méditerranée, agitée à forte sur le Détroit et au Nord de Tant Tan et peu agitée à agitée au Sud.

    21 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Tribune et Débats

    Économie de l’espace : entre enjeux clés et menaces [Par Charaf Louhmadi]

    by Charaf Louhmadi 20 janvier 2025
    written by Charaf Louhmadi

    Alors que le secteur spatial connaît une croissance exponentielle, avec un chiffre d’affaires mondial attendu à 1 000 milliards de dollars d’ici 2030, il soulève aussi des enjeux cruciaux : régulation, écologie et concurrence féroce entre géants privés comme SpaceX et Blue Origin.

    Quelques chiffres

    Le domaine spatial est très utile à l’humanité : nous utilisons en moyenne 40 satellites par jour. Il représente l’un des enjeux les plus importants du 21ᵉ siècle. À la fin de la décennie 2010-2020, on dénombrait environ 2 000 satellites autour de la Terre ; en 2025, on en compte plus de 10 000, et la tendance s’accélère puisqu’en 2030, il devrait y en avoir plus de 100 000 sur orbite. Un tiers du marché mondial est détenu par les États et deux tiers par les entreprises privées.

    Lire aussi | Robots humanoïdes, véhicules autonomes, transhumanisme: dans la tête d’Elon Musk [Par Charaf Louhmadi]

    Le chiffre d’affaires mondial du secteur spatial avoisine 400 milliards de dollars aujourd’hui et devrait franchir la barre des 1 000 milliards à l’horizon 2030. Ce marché est en partie en concurrence avec des solutions terrestres comme les câbles transocéaniques ou la fibre optique, notamment pour le déploiement d’internet.

    Les satellites ont une durée de vie limitée ; leur remplacement est donc obligatoire. Ceux en fin de vie deviennent des « débris spatiaux », avec des conséquences écologiques néfastes, bien qu’une partie d’entre eux soit envoyée dans l’espace hors des orbites terrestres. Il n’existe à ce jour ni technologie généralisée de nettoyage (appelée « aspirateur ») ni cadre réglementaire à l’échelle internationale.

    Les milliardaires américains se partagent le gâteau des orbites terrestres

    Elon Musk et Jeff Bezos se livrent une bataille acharnée dans la conquête de l’espace, essentiellement en « basse altitude ». Pour l’instant, le très controversé patron de Tesla, X et SpaceX a de l’avance sur son grand rival de la Silicon Valley. Jeff Bezos, qui envoie des touristes depuis des années dans l’espace via son entreprise Blue Origin, a longuement peaufiné la préparation du lancement de sa fusée « New Glenn », opérationnelle depuis le 16 janvier. Elle concurrence désormais les fusées « Falcon » et « Starship » d’Elon Musk.

    Lire aussi | L’Espagne, alliée du Maroc, s’oppose à une guerre commerciale sino-européenne [Par Charaf Louhmadi]

    Les deux entrepreneurs milliardaires, souvent présents sur le podium des hommes les plus riches de la planète, s’intéressent également à la conquête de la Lune et de Mars. « New Glenn », avec une capacité de transport de 13 tonnes sur l’orbite géostationnaire terrestre (36 000 km), permet de couvrir un angle fixe grâce à une vitesse angulaire similaire à celle de la Terre. Sa hauteur de 98 mètres et sa capacité de plus de 45 tonnes en orbite basse en font un concurrent sérieux des fusées SpaceX.

    Les décollages de Blue Origin ont lieu depuis le mythique Cap Canaveral en Floride. Toutefois, la concurrence entre ces deux géants augmente le risque de saturation des orbites basses. La probabilité de collisions entre satellites croît naturellement avec leur nombre. À noter que SpaceX et Blue Origin utilisent des orbites a priori différentes, bien que proches.

    Starlink se positionne sur le marché marocain

    L’attribution d’autorisations et de licences à Starlink pour opérer au Maroc serait prévue pour 2025, selon l’ANRT (Autorité Nationale de Régulation des Télécommunications). Cela permettrait une couverture internet dans les régions reculées du Royaume, notamment en zones montagneuses et rurales. Cependant, sans subventions de l’État, le coût des équipements (plus de 6 500 dirhams) et des abonnements (plus de 1 100 dirhams par mois) pourrait constituer un obstacle pour les foyers modestes.

    SpaceX a choisi Casablanca pour démarrer ses démarches administratives. Aucune source ne confirme pour l’instant le démarrage des services Starlink début 2025. Ce déploiement s’inscrit dans la vision du Maroc numérique à l’horizon 2030.

    Lire aussi | Fintech au Maroc : un écosystème favorable [Par Charaf Louhmadi]

    En France, Starlink progresse notamment dans les campagnes. Le premier ministre François Bayrou a récemment annoncé son déploiement à Mayotte, ravagée par le cyclone Chido.

    La nouvelle administration américaine s’incruste dans les campagnes électorales européennes et canadiennes

    Outre les voitures électriques (Tesla), l’espace (SpaceX) et le transhumanisme (Neuralink), Elon Musk s’implique activement en politique. À la tête d’un ministère de l’Efficacité gouvernementale dans l’administration Trump, il s’attaque crescendo aux principaux concurrents économiques des États-Unis : la Chine et l’Union européenne.

    Musk, désormais habitué aux polémiques, cible régulièrement des dirigeants occidentaux (allemands, canadiens, entre autres). Ces quatre prochaines années du mandat Trump s’annoncent donc marquées par de fortes turbulences géopolitiques dans un monde déjà miné par l’instabilité politique, les dettes croissantes des États, les problèmes climatiques et les conflits armés sur quasiment tous les continents.

    Après avoir reçu Giorgia Meloni en Floride, Trump a délibérément omis d’inviter plusieurs dirigeants occidentaux à la cérémonie de son investiture.

    Concernant le Canada, Trump a évoqué son souhait d’annexer le pays aux États-Unis, ainsi que le Groenland (territoire danois) et le canal de Panama. Ces annexions, bien que peu probables, reflètent l’orientation controversée de la nouvelle administration américaine. De son côté, Musk ne se prive pas d’invectiver le président sortant Justin Trudeau.

    20 janvier 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Newer Posts
    Older Posts

    Disponible en kiosque

    • 1 mai 2026

      Challenge N° 1012 • Du 1er au 7 mai 2026

    loader
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

    Suivez-nous

    Facebook Twitter Linkedin Youtube Whatsapp

    Postes récents

    • CAC inaugure le Village Auto 2026 dans son nouveau showroom de Dar Bouazza

      17 mai 2026
    • Airbnb au Maroc: business encore rentable ou modèle en essoufflement ?

      16 mai 2026
    • Coupe du monde 2026 : Ayyoub Bouaddi prêt à rugir avec les Lions de l’Atlas

      16 mai 2026
    • Skoda Kodiaq : une nouvelle version pour élargir son accessibilité au Maroc [Vidéo]

      16 mai 2026
    • Challenge N°1014 — Du 15 au 21 mai 2026

      16 mai 2026
    Abonnez-vous
      • L'équipe de challenge
      • Publicité
      • Abonnement
      • Contactez-nous
      • Bilan 2024
      • Plan du site
      • Économie
      • Entreprise
      • Décideurs
      • Automobile
      • Éducation et Enseignement
      • Marocains du monde
      • Archives
    • 58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
    • +212 5 22 54 81 53 à 57
    • +212 5 22 30 97 07
    • contact@newpublicity.ma

    Nos autres sites

    vh.ma

    lallafatema.ma

    mfm.ma

    mfmsport.ma

    attahadi.ma

    Tous droits réservés Challenge 2025

    Facebook Twitter Youtube Linkedin Whatsapp
    Challenge.ma
    • Home