À l’occasion du Nouvel An chinois 2026, l’Ambassade de Chine au Maroc a offert au public marocain un spectacle haut en couleurs au Théâtre Mohammed V de Rabat. Placée sous le signe du renouveau culturel et diplomatique, cette célébration a mis en lumière la solidité du partenariat stratégique entre Rabat et Pékin, à l’aube d’échéances symboliques pour les deux pays.
Le mercredi 4 février, le Théâtre Mohammed V de Rabat a vibré au rythme du « Printemps de Chine », nom donné au Nouvel An chinois. Organisé par l’Ambassade de Chine au Maroc, l’événement a réuni des membres de la communauté chinoise établie au Royaume, des personnalités marocaines ainsi qu’un large public, dans une ambiance festive empreinte de convivialité et de dialogue interculturel.
Célébration la plus importante du calendrier chinois, la Fête du Printemps dépasse désormais les frontières de l’Empire du Milieu. Inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel, elle s’impose comme une fête à la fois chinoise et mondiale, porteuse de valeurs universelles de renouveau, de partage et de continuité culturelle.
« Joyeux Nouvel An chinois, les Merveilles de la Route de la Soie » : un message fort de coopération
Dans une allocution dense et inspirée, l’ambassadeur de Chine au Maroc, Yu Jinsong, a souligné l’excellence des relations bilatérales, appelant à écrire un nouveau chapitre de l’amitié sino-marocaine dans un contexte international en mutation.
Prenant la parole en ouverture du spectacle artistique intitulé «Joyeux Nouvel An chinois, les Merveilles de la Route de la Soie», l’ambassadeur Yu Jinsong a salué le soutien du ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ainsi que du Théâtre National Mohammed V. Elle a rappelé que, sous l’impulsion des deux chefs d’État, le partenariat stratégique sino-marocain a poursuivi sa montée en puissance, marqué par une confiance politique accrue, une coopération économique constante et des échanges humains de plus en plus étroits.
L’année 2026 revêt une portée symbolique particulière, avec la célébration du 10ème anniversaire du partenariat stratégique entre la Chine et le Maroc, tandis que Pékin entame la mise en œuvre de son 15ème plan quinquennal et que le Royaume se prépare à commémorer le 70ème anniversaire de son indépendance.




Culture, diplomatie et symboles du renouveau
Evoquant le calendrier traditionnel chinois, l’ambassadeur a souligné la dimension symbolique du 4 février, premier des vingt-quatre termes solaires, annonciateur du renouveau et du lancement d’un nouveau cycle. Elle a également rappelé que le Nouvel An chinois, inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2024, constitue désormais une fenêtre privilégiée permettant au monde de mieux connaître la Chine.
Dans un message empreint de respect et de proximité, Yu Jinsong a adressé ses vœux à l’occasion de l’approche du mois sacré du Ramadan, mettant en avant les valeurs de solidarité, de partage et de cohésion sociale communes aux deux cultures.
Moment fort de la soirée, le spectacle proposé par des artistes de la province du Gansu a plongé le public dans l’univers raffiné de l’art de Dunhuang. Carrefour historique de l’ancienne Route de la Soie, le Gansu incarne un héritage culturel millénaire que la Chine continue de partager à travers ses échanges artistiques et culturels.
Une célébration qui consacre la profondeur des relations sino-marocaines
Au-delà de la fête, l’événement a réaffirmé la solidité d’un partenariat multidimensionnel fondé sur la confiance, le respect mutuel et une vision commune du développement et de la paix.
Cette célébration du Nouvel An chinois à Rabat ne s’est pas limitée à une simple manifestation festive. Elle a illustré, avec force, le rôle central de la diplomatie culturelle dans le rapprochement des peuples et la consolidation des relations bilatérales. À travers l’art, la musique et la danse, la Chine et le Maroc ont une nouvelle fois démontré leur capacité à bâtir des ponts durables entre leurs civilisations.
Dans un monde en quête de repères et de coopération, le Printemps de Chine à Rabat s’est imposé comme un symbole de dialogue, de continuité et d’avenir partagé entre les deux nations.