Le gouvernement marocain et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé, vendredi 5 juin à Rabat, un accord sur le déblocage de la deuxième tranche (500 millions d’euros) au titre du programme de reconstruction suite au séisme d’Al Haouz.
En présence de Dimiter Tzanatchev, ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, du Royaume du Maroc, et le vice-président de la Banque, Ioannis Tsakiris, ont présidé la cérémonie de formalisation de cette tranche, qui fait partie d’un financement global d’un milliard d’euros.
L’appui de la BEI aux efforts de reconstruction des régions touchées par le séisme du 8 septembre 2023 s’inscrit dans le cadre du du programme FEDD+ de l’Union européenne et bénéficie, à ce titre, de la garantie de l’Union européenne.
Lire aussi | Le Maroc accueille plus de 7,7 millions de touristes à fin mai
Le dispositif de mise en œuvre de cette entente s’étend jusqu’en 2030, afin d’accompagner l’ensemble du cycle d’investissement jusqu’à son terme. La phase 2023–2025 a porté sur les interventions d’urgence engagées immédiatement après le séisme : reconstruction des infrastructures de base — écoles, centres de santé —, remise en état du réseau routier et désenclavement des zones isolées, avec pour objectif le rétablissement rapide des services sociaux essentiels.
La phase 2026–2030 vise à aller au-delà de la reconstruction pour accélérer le développement des régions sinistrées : modernisation des infrastructures routières, amélioration de l’offre éducative et des services de santé, et renforcement de la résilience climatique des territoires affectés.
Selon des explications publiées sur le site web du ministère de l’Economie et des Finances, ce programme dépasse la seule réponse à une catastrophe naturelle. Il constitue le socle d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la résilience, la cohésion sociale et l’inclusion, visant à transformer durablement les zones affectées en espaces de développement stables et résistants aux chocs futurs.
Lire aussi | Maroc: quel poids pour les entreprises familiales dans l’économie?
A l’occasion de la cérémonie de signature, M. Lekjaa a exprimé la reconnaissance du Gouvernement marocain pour ce partenariat tripartite, qui permet de répondre efficacement aux besoins immédiats tout en préparant un avenir plus résilient pour les populations des régions sinistrées.
«Ce financement inédit en faveur du Maroc est un exemple concret de notre engagement à accompagner nos partenaires dans des moments de crise», avait déclaré Ioannis Tsakiris, soutenant que l’objectif est que « les habitants des régions sinistrées puissent retrouver des conditions de vie décentes en bénéficiant notamment d’écoles, de routes et d’hôpitaux modernes répondant aux meilleures normes internationales».