Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que « si l’Iran tir(ait) sur des manifestants pacifiques et les tu(ait) violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d’Amérique viendr(aie)nt à leur secours », sur son réseau Truth Social.
« Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir », a-t-il écrit, alors que des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi en Iran, les premiers depuis le début d’une mobilisation contre la vie chère dans le pays.
Le mouvement est parti dimanche 28 décembre de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique. Il a ensuite gagné des universités et le reste du pays. En effet, la monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar.
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L’hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales liées à son programme nucléaire. Le taux d’inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des chiffres officiels.
En début de semaine, une vidéo montrant une personne assise au milieu d’une rue de Téhéran face à des policiers à moto était devenue virale sur les réseaux sociaux, certains y voyant le symbole d’un « moment Tiananmen ». La télévision d’Etat a dénoncé jeudi une mise en scène visant à « créer un symbole », et diffusé une vidéo censée être prise depuis un autre angle par la caméra embarquée d’un policier.
Mercredi, un bâtiment gouvernemental avait été attaqué à Fassa (sud), alors que la quasi-totalité du pays avait été mise en congé, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie. Elles n’ont fait officiellement aucun lien avec les manifestations. L’Iran entame un week-end prolongé qui s’achèvera dimanche.
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Dès le début des protestations, le pouvoir a tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant des « revendications légitimes » liées aux difficultés économiques. Toutefois, la situation semble se diriger vers l’escalade, quoique l’ampleur du mouvement ne soit pas comparable à ce stade avec celui de fin 2022, après la mort de Mahsa Amini, une jeune Iranienne arrêtée pour un voile présumé mal ajusté.
Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon une agence de presse et un gouverneur, les premiers depuis le début il y a cinq jours d’une mobilisation contre la vie chère. Parmi les personnes tuées figure un membre du Bassidj, une milice affiliée aux Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.
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Trente personnes accusées de « troubles à l’ordre public » ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim, alors qu’aucun incident n’avait été officiellement rapporté ces derniers jours par les autorités dans la capitale.
« Toute tentative » visant à transformer ce mouvement « en un outil d’insécurité, de destruction des biens publics ou de mise en oeuvre de scénarios conçus à l’étranger sera inévitablement suivie d’une réponse (…) ferme », a prévenu le procureur général, Mohammad Movahedi-Azad.
Challenge (Avec AFP)