Une semaine après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, les hostilités se sont intensifiées samedi, marquant l’entrée dans la deuxième semaine de guerre. Les frappes et menaces se multiplient, accentuant l’escalade régionale.
Le président américain Donald Trump a promis que «l’Iran sera très durement frappé aujourd’hui» et a ordonné l’envoi d’un second porte‑avions vers la région, afin de renforcer la pression militaire sur Téhéran. Dans le même temps, l’armée israélienne annonçait une vaste vague d’attaques contre des infrastructures à Téhéran et Ispahan. Le président iranien Masoud Pezeshkian a rejeté tout appel à capituler, affirmant que son pays ne se rendrait pas.
Au Liban, Israël a menacé de «mesures plus sévères» si le Hezbollah n’était pas désarmé. L’ONU a appelé à des pourparlers entre Beyrouth et Tel-Aviv, après une attaque ayant blessé trois Casques bleus. Rappelons que le conflit a déjà fait 226 morts et provoqué le déplacement de plus de 300 000 personnes au Liban.
Lire aussi | Moyen-Orient: 19.000 liaisons annulées, faible reprise des vols
Les Émirats arabes unis ont indiqué avoir intercepté 15 missiles et 119 drones samedi, tandis que l’aéroport de Dubaï reprenait partiellement ses opérations après une suspension. De fortes explosions ont secoué Téhéran, où l’armée iranienne affirme avoir lancé une «vague massive» de drones contre des bases américaines et israéliennes. Les Gardiens de la Révolution disent également avoir frappé un pétrolier dans le Golfe et des sites séparatistes au Kurdistan irakien. La Ligue arabe indique devoir se réunir dimanche en urgence pour discuter des attaques iraniennes contre plusieurs pays arabes.