Le groupe Alami entre en fortes turbulences. En effet, le groupe fondé et dirigé par Khalid Alami, un homme d’affaires connu dans les milieux de l’industrie du textile et de l’artisanat, place presque quasi-simultanément ses principales filiales en procédure de sauvegarde.
Il s’agit de Meublatiss, une entité qui intervient depuis 25 ans dans l’importation et la fabrication de mobilier, d’Ateliers Réunis de Filature (Atrefil), une filiale qui opère dans le négoce de fils acryliques, polyester, chenille et viscose et dans l’industrie de la teinture de fil et, enfin, de Poly Trame, une entreprise de filature de laine et de coton.
Prononcées par le Tribunal de commerce de Casablanca, ces trois actions collectives de traitement des entreprises en difficultés viennent ponctuer plusieurs années de difficultés financières accompagnées de saisies d’actifs ordonnées par voie judiciaire (notamment pour Meublatiss).
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Il faut dire qu’aussi bien Meublatiss que Poly Trame ou Atrefil ont connu des baisses prononcées de leurs chiffres d’affaires (qui caracolaient à plus de 100 millions de dirhams en cumulé avant la crise du Covid-19) et surtout un écrasement de leurs marges opérationnelles, ce qui les a rendues vulnérables et a fragilisé leurs capacités à honorer leurs dettes.
Sans un nouveau soutien de la part de leur actionnaire en commun (la famille Alami) à travers un renforcement du capital, ces trois entités devront trouver des sources alternatives de financement pour remonter la pente.