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  • Dossier

    Dessalement de l’eau de mer. une alternative incontournable

    by Mohamed Amine 24 juillet 2024
    written by Mohamed Amine

    Sans eau, aucune vie n’est possible. L’eau est le premier élément révélateur de ce rapport évolutif, matériellement et historiquement nécessaire entre l’être humain et la nature. L’eau révèle aussi la complexité des rapports sociaux. Sous l’effet du réchauffement climatique et de la surexploitation des eaux souterraines, l’eau connait une raréfaction continue et chronique. Cette situation qui ne cesse de s’aggraver au Maroc, fait appel à des solutions urgentes et structurelles. Outre le traitement des eaux usées et leur recyclage pour des usages spécifiques, ainsi que le dessalement de l’eau de mer, option nécessaire et incontournable bien que coûteuse, un nouveau mode de gouvernance des ressources hydriques s’impose.

    Apeine 30% de l’eau douce totale est potable, soit 0,75% du volume total de l’eau sur Terre, dont presque 70% sous forme de ressources inaccessibles sous forme de glaciers et de calottes glaciaires, presque 30% sous forme d’eau souterraine et 0,27% sous forme d’eau de surface (Gleik et al, 2012). Alors que l’eau salée représente près de 97,5% du volume total d’eau sur Terre et est accessible à presque tous les pays disposant d’un littoral. Ce qui fait aujourd’hui du dessalement de l’eau de mer une option stratégique pour sécuriser l’approvisionnement en eau, surtout dans les pays en situation de stress hydrique. Actuellement, la capacité mondiale de dessalement est de plus de 100 millions de m3 par jour, provenant de plus de 16 000 usines réparties dans 175 pays. Les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) détiennent presque la moitié de cette capacité mondiale. Les technologies de dessalement les plus utilisées sont l’osmose inverse (RO), le flash multi-étapes (MSF), la distillation multi-effets (MED), l’électrodyalyse (ED) et les technologies hybrides, avec respectivement une part de 63%, 23%, 8%, 3% et 3%.

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    La situation climatique actuelle au Maroc due principalement au réchauffement global et à la variabilité temporelle et spatiale des précipitations, a négativement impacté l’ensemble des secteurs, en particulier la production d’eau potable et de l’eau d’irrigation agricole. Pour pallier les problèmes dus à la pénurie d’eau, la mobilisation des ressources en eaux non conventionnelles, notamment l’eau de mer dessalée, est une option qui s’impose, d’autant plus que le Maroc dispose d’un littoral maritime de plus de 3 500 km, avec un poids corporel de l’ordre de 500 millions de m3 (Hssaisoune et al. 2020). Aujourd’hui, les procédés les plus utilisés sont ceux qui présentent le moins de coûts aussi bien économiques qu’environnementaux. C’est notamment le cas de l’osmose inverse mais aussi de la nanotechnologie, de la distillation par membrane ou de l’électrodyalyse. Le Plan national de l’eau a prévu la construction d’usines de dessalement d’eau de mer pour produire près de 515 millions de m3 par an, en 2030. L’ONEE a déjà réalisé plusieurs projets de dessalement, principalement dans les provinces du Sud pour des raisons d’aridité intense du climat et de rareté des ressources en eaux conventionnelles. Ainsi, l’ONEE approvisionne une dizaine de localités en eau potable issue du dessalement (SW) ou de la déminéralisation (BW), pour une capacité de 100 000 m3 par jour. Le plus grand projet de dessalement se trouve dans la ville côtière d’Agadir (Douira SWRO). L’eau dessalée produite serait dédiée conjointement à l’approvisionnement en eau potable et à l’irrigation agricole. Ce projet a bénéficié d’un budget de plus de 3 MMDH, avec une capacité de traitement d’environ 75 millions de m3 d’eau dessalée par an, et une capacité journalière maximale de 450 000 m3 par jour. Le financement est à la fois public et privé, dans le cadre du « partenariat public privé » (PPP). Cependant, le « hic » réside dans le fait qu’il s’agit d’une agriculture d’exportation bénéficiant de l’eau dessalée dont le coût est subventionné à 50% par l’argent public (déclaration de Nizar Baraka au Parlement, en réponse à une question lors d’une session à la Chambre des représentants). Le Groupe OCP, depuis 2008, s’est engagé, dans sa vision stratégique, à la construction de stations de dessalement et de traitement des eaux usées, en vue d’assurer son autonomie hydrique totale (Voir encadré ci-contre). Par ailleurs, la grande usine de Casablanca prévoit d’atteindre une capacité de dessalement de 250 millions de m3 par an, en 2030. Presque toutes les usines de dessalement utilisent des systèmes d’osmose inverse (RO).  

    Source : Revue bibliographique et études de cas sur le dessalement d’eau de mer et son impact sur le milieu marin. Institut national de recherche halieutique (INRH). 

    24 juillet 2024 0 comments
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    Automobile

    Entretien automobile : Vivo Energy Maroc inaugure un nouveau centre

    by David Jérémie 24 juillet 2024
    written by David Jérémie

    Vivo Energy Maroc a inauguré depuis peu son nouveau centre «Shell Helix» d’entretien automobile hors station-service à Casablanca.

    Cette plateforme automobile multiservice offre des prestations de tôlerie, peinture, pneumatique, lavage, ainsi que des services rapides tels que le remplacement de plaquettes de frein et la vidange, le tout sans rendez-vous préalable. Cette ouverture s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement de Vivo Energy Maroc visant à se rapprocher continuellement de ses clients. 

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    Situé au cœur de Casablanca, sur le boulevard Moulay Driss 1er, ce nouveau centre, réalisé en partenariat avec le garage MYD, une référence de services automobiles existant depuis plus de 25 ans, est équipé des dernières technologies et dispose d’une grande capacité d’accueil. Les équipes de Vivo Energy Maroc assurent déployer tous les efforts nécessaires en termes d’accompagnement, de formation et de suivi pour garantir la plus haute qualité de service au sein de ce centre. Conçu comme un «One Stop Shop», il propose une gamme complète de services visant à rendre l’entretien automobile plus efficace et moins contraignant. Une véritable amélioration de l’expérience client, qui demeure la priorité de Vivo Energy Maroc. 

    24 juillet 2024 0 comments
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    Monde

    Présidentielle américaine : l’impact de Kamala Harris pour le Maroc

    by Ismail Saraoui 24 juillet 2024
    written by Ismail Saraoui

    La vice-présidente est en pole position pour devenir la nouvelle candidate qui affrontera Trump en novembre, suite au désistement de Joe Biden, qui l’a d’ailleurs immédiatement adoubée dans ce rôle. Quel impact une victoire d’une administration démocrate aurait-elle sur les relations Maroc-USA ?

    Aujourd’hui, il semble que les démocrates aient retrouvé confiance et dynamisme en quelques jours seulement. Portée par l’enthousiasme entourant son entrée dans la course à la Maison Blanche après le retrait de Joe Biden, Kamala Harris a tenu, mardi dernier, un discours résolument tourné vers l’avenir lors de son premier meeting de campagne. Le lancement a eu lieu à Milwaukee, dans le Wisconsin, un État décisif pour son probable duel contre Donald Trump. La candidate démocrate est montée sur scène au son de « Freedom », la chanson de Beyoncé, et n’a pas hésité à attaquer son rival, le taxant d’« extrémisme » et décrivant sa politique comme dépassée et rétrograde.

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    En campagne depuis seulement dimanche, elle est déjà assurée du soutien de la majorité des délégués démocrates – quelque 4 000 personnes chargées de désigner officiellement le candidat du parti. Les chefs démocrates au Sénat et à la Chambre des représentants – Chuck Schumer et Hakeem Jeffries –, parmi les derniers ténors du parti à ne pas s’être publiquement rangés derrière sa candidature, ont finalement annoncé mardi la soutenir. La vice-présidente a également reçu l’appui de la star d’Hollywood George Clooney, l’un des premiers grands donateurs démocrates à avoir appelé Joe Biden à se retirer, ainsi que celui de la milliardaire et philanthrope Melinda French Gates, ex-épouse du cofondateur de Microsoft Bill Gates. Au Maroc, les élites suivent de près ces prochaines élections. Après une analyse récente sur les probables répercussions d’une victoire de Trump sur la coopération Maroc-USA, nous ouvrons la réflexion sur celle de la candidate démocrate. Même si le camp républicain minimise ce renouveau sur le champ électoral, l’ascension politique de la vice-présidente de Joe Biden change la donne.

    « Les démocrates n’ont jamais été les amis les plus sûrs du Maroc »

    Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé dans les deux jours suivant l’annonce du retrait de Biden, Harris dépasse M. Trump de deux points, à 44 % d’intentions de vote contre 42 %. En seulement 24 heures, cette dernière a mobilisé près de 81 millions de dollars de donations pour sa campagne, une première dans l’histoire des élections américaines. Ces éléments annoncent la couleur et pourraient briser les espoirs des républicains qui espèrent un scénario à la Clinton. Au Maroc, les experts sont dubitatifs. « Il faudra tout d’abord s’assurer que les démocrates US n’ont jamais été les alliés les plus fiables du Royaume du Maroc. Les démocrates US ont toujours privilégié les relations avec les pays anglo-saxons. Cela d’autant plus que le Maroc fut le premier pays au monde à reconnaître les USA comme pays indépendant. Seul Donald Trump a eu l’intelligence de déclarer que le Maroc avait pleine souveraineté sur les provinces sahariennes. Une reconnaissance qui a induit un processus positif d’installation d’une vingtaine de consulats de pays arabes, africains et européens. Il faut aussi noter que c’est grâce à Trump que le Maroc a pu bénéficier des crédits US dans le cadre des financements du Millenium Challenge Corporation entre 2015 et 2020. Ce fut aussi une action exceptionnelle car le Maroc avait déjà bénéficié d’un premier financement dans le cadre du MCA US », explique l’expert en géopolitique Driss Aissoui.

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    Et de prévenir que : « Actuellement, la promotion de Kamala Harris, cette américano-indienne (qui fut procureur général de la Californie entre 2011 et 2017, est née le 20 octobre 1964 à Oakland), ne préfigure pas des perspectives heureuses pour l’avenir des relations avec le Maroc ». Sur la question du Sahara, l’expert déclare : « Kamala Harris n’apportera aucune nouveauté sur la question du Sahara marocain, mais le statu quo devrait se maintenir pour le Royaume du Maroc. La situation actuelle est fondamentalement favorable à la marocanité du Sahara avec le soutien de l’Espagne et des autres pays amis du Maroc ». Cependant, dans le corps diplomatique, les indicateurs restent globalement positifs, comme le souligne le Ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita dans une tribune pour Jeune Afrique. « Les États-Unis connaissent bien la genèse et l’évolution du dossier, ses dynamiques et enjeux. D’ailleurs, le chemin parcouru, dont l’initiative d’autonomie est le fruit, est le résultat de consultations approfondies entre le roi et l’administration Clinton. Soumise en concertation avec l’administration Bush, républicaine, elle a ensuite été soutenue par l’administration Obama, démocrate. Ces administrations successives ont toutes apporté leur appui à l’autonomie comme solution à ce différend régional ».

    24 juillet 2024 0 comments
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    Coopération

    New York: Le Maroc et les Etats-Unis co-organisent un événement de haut niveau sur l’apport de l’IA au développement durable en Afrique

    by Challenge 24 juillet 2024
    written by Challenge

    Le Groupe des amis sur l’intelligence artificielle pour le développement durable, co-présidé par le Maroc et les Etats-Unis, a organisé, lundi à New York, un événement de haut niveau sur les opportunités qu’offre l’intelligence artificielle (IA) pour soutenir le développement durable en Afrique.

    Placé sous le thème “L’intelligence artificielle: Une opportunité exponentielle pour le développement durable en Afrique”, cet événement reflète l’engagement sans faille du Maroc en faveur de la coopération Sud Sud érigé en pilier stratégique de la politique étrangère du Royaume sous le leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

    Cette réunion vise notamment à souligner l’importance des partenariats stratégiques et de la coopération renforcée afin d’améliorer les capacités de l’Afrique en matière d’IA et de donner voix au continent dans le débat mondial et multipartite sur cette nouvelle technologie, sa gouvernance et ses bienfaits.

    L’événement a connu la participation de la Professeure Amal El Fallah Seghrouchni, Présidente exécutive du Centre International d’Intelligence Artificielle du Maroc dit Ai movement, au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Pr Amal El Fallah Seghrouchni a fait une présentation exhaustive sur le rôle clé de l’IA dans la transformation de l’avenir de l’Afrique et le potentiel de cette technologie a même de contribuer de 1.500 milliards de dollars à l’économie africaine, soit 6% du PIB du continent.

    “Qu’il s’agisse d’améliorer la prestation des soins de santé, la productivité agricole, de favoriser l’inclusion éducative ou de stimuler la croissance économique, l’IA a déjà fait ses preuves en tant que puissant catalyseur du développement durable”, a-t-elle fait valoir. Parmi les questions importantes qu’elle a développées se trouve celle de “l’articulation entre exigences technologiques et reglementaires pour une innovation éthique et responsible, plaidant ainsi pour une IA digne de confiance”.

    Elle a relevé qu’afin d’exploiter le potentiel de l’IA, l’Afrique doit accélerer le développement de l’IA et de définir sa feuille de route concrète incluant les investissements dans les infrastructures, l’amélioration de la qualité des données, l’éducation, le renforcement des capacités, la recherche et l’innovation, ainsi que la gouvernance de l’IA.

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    Elle a rappelé dans ce contexte que le Maroc a organisé en juin dernier à Rabat le 1er Forum de haut niveau sur l’intelligence artificielle en Afrique regroupant plus de 20 pays, ajoutant que ce conclave a permis l’adoption à l’unanmité du Consensus Africain de Rabat sur l’Intelligence Artificielle.

    Pr. Amal El Fallah Seghrouchni a présenté le Centre international d’intelligence artificielle du Maroc (Ai Movement), qui est un centre de recherche et développement créé en 2020 par l’UM6P et se positionne en tant que hub régional et leader dans le domaine de l’IA et oeuvre pour le développement d’un IA digne de confiance à l’échelle du continent.

    Il s’agit aussi de promouvoir le co-développement à travers les objectifs de développement durable d’ici 2030, a-t-elle indiqué, citant à ce propos une étude réalisée et publiée par “Nature” en 2020 qui fait ressortir que 79% des ODD peuvent être atteints ou améliorés grâce à l’IA.

    L’Ai Movement a été désigné centre de catégorie II de l’UNESCO, en novembre 2023, C’est-à-dire un centre d’excellence dans le domaine de l’IA et des sciences de données en Afrique, a rappelé cette experte mondialement reconnue de l’IA, ajoutant que cette réunion au Nations Unies, vise notamment à donner plus de visibilité au Consensus Africain de Rabat sur l’IA et de contribuer à une meilleure représentation du continent dans les discussions globales autour de la gouvernance de la nouvelle technologie.

    Ce consensus a lancé un appel d’action pour mettre en place les jalons d’une stratégie africaine sur la gouvernance de l’IA,  a-t-elle dit, appelant à mettre en place des actions concrètes relatives notamment à l’infrastructure, à la formation, au financement de la recherche et du développement des technologies, outre la protection des données.

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    La présidente exécutive du Centre Ai movement a, en outre, souligné l’importance de développer des technologies d’IA dignes de confiance qui tiennent compte des considérations éthiques, de l’équité, de la transparence et de la responsabilité.

    “En nous concentrant sur le développement responsable de l’IA, nous pouvons maximiser les bénéfices de ces technologies tout en minimisant les risques potentiels”, a-t-elle insisté.

    Cette réunion a également compté sur la participation de Dr. Rachel Adams, PDG du Centre mondial sur la gouvernance de l’IA, basé en Afrique du Sud et qui héberge l’Observatoire africain sur l’IA responsable.

    Prenant la parole à cette occasion, Dr Adams a passé en revue les missions de l’Observatoire africain sur l’intelligence artificielle responsable, en indiquant que cette structure a acquis une expertise avérée dans ce domaine à travers la collecte de données et la proposition de visions et stratégies pour améliorer la gouvernance de la nouvelle technologie.

    Évoquant la stratégie continentale de l’Union africaine (UA) en matière d’IA, la présidente a souligné que l’objectif de cette démarche est de mettre à contribution l’IA pour accélérer la transformation socio-économique, conformément à l’Agenda de l’UA de 2063 et au Programme de développement durable de l’ONU de 2030.

    Abondant dans le même sens, Mme Majda Moutchou et M. Chris Lu, représentants adjoints des Missions permanentes du Maroc et des Etats-Unis auprès des Nations Unies, ont indiqué que le Groupe des Amis sur l’IA permet d’engager des discussions inclusives pour faire progresser l’IA au service du développement durable et en vue de réduire la fracture numérique.

    Il se sont félicités, à ce propos, du momentum que l’IA crée déjà en Afrique et des perspectives de son développement sur le continent avec l’appui de tous les partenaires internationaux. La réunion du groupe des amis sur l’IA a connu une forte participation des Etats membres issus de tous les groupes regionaux, qui ont  salué l’adoption du Consensus africain de Rabat sur l’IA, en félicitant le Maroc pour sa vision, son engagement et son leadership dans ce processus.

    Adopté à l’unanimité, le Consensus de Rabat définit trois principes fondateurs qui mobiliseront les institutions à travers le continent, à savoir, travailler à l’élaboration d’un cadre commun pour une gouvernance mondiale et inclusive de l’IA, exploiter l’IA dans le secteur public et au service du bien commun africain et garantir le développement et l’utilisation éthique de l’IA et basé sur les droits humains au service de toutes et tous.

    24 juillet 2024 0 comments
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    Santé

    Un accord enfin scellé entre le ministère de la Santé et les syndicats

    by Challenge avec MAP 24 juillet 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Khalid Ait Taleb, a signé, mardi sur délégation du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le procès-verbal d’un accord entre le ministère et les syndicats représentés dans le secteur de la santé.

    Un communiqué du ministère de la Santé et de la Protection sociale indique que cet accord a été signé avec le syndicat national de la santé, affilié à la Confédération Démocratique du Travail, le Syndicat National de la Santé Publique, affilié à la Fédération Démocratique du Travail, le syndicat indépendant des infirmiers, la Fédération nationale de la santé, relevant de l’Union générale des travailleurs du Maroc, la Fédération nationale du secteur de la santé, affilié à l’Union nationale du travail, et l’Organisation démocratique de la santé, relevant de l’Organisation démocratique du travail. Cet accord intervient sur la base de l’offre du gouvernement concernant le dossier revendicatif, soumise par le ministre aux organisations syndicales sur délégation du chef du gouvernement le 12 juillet 2024.

    La même source ajoute que cette signature intervient également dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Instructions Royales visant à concrétiser le chantier de généralisation de la protection sociale, précisant que dans l’objectif de réaliser une réforme radicale du système national de la santé et de réunir les conditions nécessaires à cette réforme, une révision globale de la gouvernance du système de santé, dans toutes ses composantes a été décidée, notamment par la réhabilitation des professionnels de la santé affectés aux groupements sanitaires territoriaux et leur valorisation en considération de leurs efforts visant à fournir des services de santé à la hauteur des aspirations des citoyens.

    Le communiqué relève que cet accord intervient également en application des dispositions du procès-verbal de l’accord du 29 décembre 2023, qui vise à améliorer la situation des professionnels de la santé, et des conclusions des réunions tenues entre le gouvernement, représenté par le ministère de la Santé et de la Protection sociale, avec toutes les organisations syndicales dans le cadre d’un traitement sérieux et responsable des dossiers revendicatifs des professionnels de la santé.

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    Etant donné l’importance du dialogue social et de son rôle dans l’instauration de la paix sociale et sur la base des dispositions de l’accord signé le 24 février 2022, sous la présidence du chef du gouvernement et qui a souligné la nécessité de poursuivre les discussions sur certains points du dossier revendicatif en vue d’améliorer les conditions des professionnels de santé, et en application des engagements du programme gouvernemental 2021-2026 qui a mis l’accent sur l’ouverture de canaux de dialogue avec les représentants des personnels de la santé, il a été convenu une augmentation mensuelle de 500 dirhams nets au profit du personnel infirmier, toutes catégories confondues, et de 200 dirhams nets en faveur des personnels administratif et technique des professionnels de la santé, en tant qu’indemnité de risque dans le cadre des spécificités du secteur et de mise en œuvre des groupements sanitaires territoriaux, et qui sera décaissée à partir du 1er juillet 2025, en plus de la revalorisation prévue dans le cadre de l’accord d’avril 2024 entre le gouvernement et les centrales syndicales.

    Il a également été convenu d’améliorer les conditions de promotion au profit des professionnels de la santé dans le cadre de l’élaboration des textes d’application de la fonction sanitaire, à travers la création d’une commission spéciale à cet effet qui entamera ses travaux à partir de juillet 2024.

    La même source a noté que le gouvernement s’est engagé à lancer une étude sur la création d’un nouveau grade pour toutes les catégories des professionnels de la santé, en lien avec la réforme des systèmes de retraite, et à organiser des concours professionnels internes en fonction des besoins annuels du secteur en compétences dans le domaine de la santé, dans le cadre des statuts des groupements sanitaires territoriaux, et en adoptant la formule optimale de calcul de la valeur des indemnités de garde et de permanence au profit des professionnels de santé, tout en œuvrant pour une révision de leur valeur dans le cadre d’une commission spéciale qui sera créée à cet effet et qui débutera ses travaux à partir du mois de juillet.

    Le procès-verbal de l’accord prévoit aussi le versement d’une indemnité spéciale pour l’engagement au sein des programmes de santé au profit de tous les professionnels de la santé, y compris la médecine de famille, la médecine des addictions, les unités de la médecine du travail, les traitements ambulatoires et les commissions médicales régionales, tout en œuvrant pour encadrer ce processus avec un texte réglementaire et accélérer la promulgation du décret relatif à la création d’une indemnité au profit des professionnels de la santé concernant les tâches relatives à l’encadrement et à la formation.

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    Le gouvernement a également consenti d’ajouter des années au profit de certaines catégories d’infirmiers et de techniciens de la santé, y compris les infirmiers qui ont changé de cadre en administrateurs et ceux qui sont revenues à leur cadre d’origine, dans le cadre d’une commission qui commencera ses travaux à partir de ce mois de juillet avec l’ensemble des intervenants, de manière à garantir une solution radicale et applicable à ce dossier.

    Selon le communiqué, le dossier des lauréats de l’Ecole nationale de la santé publique et de l’ancien Institut national d’administration de la santé sera étudié à travers une commission qui débutera ses travaux à partir de ce mois de juillet, tout en accélérant la création du cadre supérieur de santé en faveur des personnels infirmiers et techniciens de santé et son adaptation aux dispositions du décret de 2017 et ce, dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du système Licence-Master-Doctorat « LMD » dans le secteur de la santé.

    Il a été en outre convenu de prolonger les délais d’intégration des administrateurs titulaires d’un diplôme de premier niveau aux études paramédicales dans les cadres du corps des infirmiers et techniciens de la santé, jusqu’à la fin de l’année 2024, et de créer des statuts des professionnels de la santé dans le cadre de l’élaboration des textes relatifs aux groupements sanitaires territoriaux et de l’application des dispositions de la loi relative aux métiers de la santé, outre le règlement du dossier des risques professionnels pour la catégorie des enseignants chercheurs et des fonctionnaires du ministère de la Santé et de la Protection sociale, en application des dispositions du décret n° 2.99.649 relatif à la protection et l’indemnisation de certaines catégories de fonctionnaires du ministère de la Santé contre les risques professionnels.

    Selon la même source, un système de rémunération approprié pour les professionnels de la santé sera adopté en tenant compte de la spécificité du secteur et en assurant la continuité du fonctionnement des établissements de santé. Cette mesure sera examinée dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi relative aux métiers de la santé, notamment l’article 13.

    Il sera également procédé à la création d’une commission spéciale pour discuter des moyens de versement d’une rémunération au profit des étudiants des Instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de Santé au sein des groupements territoriaux de santé, ainsi qu’une commission spéciale pour examiner le dossier des médecins du travail à partir du mois de juillet.

    En ce qui concerne le statut juridique des professionnels de la santé, poursuit la même source, un engagement a été pris pour préserver tous les droits et acquis des professionnels de la santé dans la fonction publique tout en ajoutant de nouveaux acquis dans le cadre du service de santé, qui ont été stipulés par les lois régissant le système de santé, lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des textes d’application de ces textes dans le cadre d’une approche participative après consensus avec les instances syndicales.

    Selon le même communiqué, la loi relative aux métiers de la santé permettra aux professionnels de la santé de garder leur statut d’agent public et de bénéficier de tous les droits fondamentaux garantis par la Constitution et les textes législatifs en vigueur, notamment le Statut général de la fonction publique, en intégrant ces garanties dans les textes d’application des métiers de santé, en payant les salaires des professionnels de la santé sur le budget général de l’Etat – chapitre des dépenses de personnel – par la Trésorerie générale du Royaume conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur en leur accordant des postes financiers permanents, en maintenant le statut administratif actuel établi dans le Statut général de la fonction publique.

    Seront également maintenus l’exercice de la fonction, le rattachement et l’arrêt temporaire du travail (mise à disposition), dans le cadre des textes d’application de la Loi relative aux métiers de santé, de même que le système disciplinaire et les garanties prévues dans le Statut général de la fonction publique qui seront améliorés dans le cadre des textes d’application destinés aux métiers de la santé.

    Il a également été convenu de bénéficier de tous les congés administratifs et sanitaires; congé de naissance, d’allaitement, de paternité, sans solde, exceptionnels et sabbatiques, et de les autoriser dans le cadre des textes d’application adoptés, avec la possibilité de les améliorer dans le cadre de la spécificité du secteur et de la nature des tâches.

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    Par ailleurs, parmi les points inclus dans cet accord figure le projet de décret sur la mobilité des professionnels de la santé qui devrait être préparé selon une approche participative, avec des garanties de permettre des affectations à des postes permanents (affectations actuelles), avec des incitations liées à la mise en œuvre du programme médical régional et un consensus sur la mobilité des professionnels de la santé, et en maintenant les mêmes mesures liées à l’interruption définitive du travail, en particulier celles liées à la démission légalement acceptée, au licenciement, à la révocation, à la retraite et au décès.

    Il a également été convenu d’adopter le concours comme mécanisme essentiel pour le recrutement des professionnels de la santé dans les groupements territoriaux de santé et de faire bénéficier le personnel de l’administration centrale des mêmes droits et avantages accordés aux travailleurs des groupements territoriaux de santé, des deux agences, de la Haute autorité de la santé et l’Institut Pasteur et ce, dans le cadre de la révision de leurs missions et de leur réglementation.

    Il a été de même convenu de mettre en place une Autorité nationale ou Autorités nationales des infirmiers et techniciens de santé dans le cadre de la restructuration du système national de santé et d’élaborer un guide de référence des emplois et des compétences, selon une approche participative, alors que la Fondation Hassan II pour la Promotion des oeuvres Sociales au profit du Personnel du Secteur Public de la Santé sera chargée de lancer et de renforcer un ensemble de services destinés notamment aux professionnels de la santé retraités et aux ayants droit.

    Le ministère de la Santé et de la Protection sociale et les organisations syndicales signataires de l’accord se sont engagés à œuvrer avec sérieux et responsabilité pour la réussite des différents projets de réforme du système national de santé dans le cadre du Haut Chantier Royal sur la généralisation de la protection sociale, et à poursuivre la mobilisation pour mettre en œuvre les différentes étapes du chantier de réhabilitation du système de santé, en particulier celles qui s’inscrivent dans le cadre du pilier d’instauration d’une bonne gouvernance dans le système de santé.

    Les partenaires sociaux se sont engagés de contribuer dans les différentes étapes de la mise en œuvre de la réforme du système de santé en coordination avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale, tout en exprimant la détermination à contribuer à l’élaboration des textes d’application du système de santé selon la même approche participative adoptée pour l’élaboration et la mise en œuvre des textes législatifs régissant le système de santé, dans le cadre d’un climat de dialogue constructif et responsable.

    D’après la même source, les partenaires sociaux se sont engagés à assurer un climat de travail favorable et à mobiliser tous le personnel du secteur de la santé et de la protection sociale afin qu’ils redoublent d’efforts pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la réforme du système national de santé.

    Le communiqué a réitéré l’engagement de toutes les parties à poursuivre un dialogue responsable et constructif sur toutes les questions liées au système national de santé et à la valorisation des ressources humaines.

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    Monde

    Présidentielles américaines: Trump affirme être prêt à débattre avec Harris

    by Challenge avec MAP 24 juillet 2024
    written by Challenge avec MAP

    L’ancien président américain Donald Trump a indiqué mardi qu’il serait prêt à débattre à plusieurs reprises avec la vice-présidente Kamala Harris si elle remporte l’investiture démocrate en vue des élections présidentielles de novembre.

    « Je serais prêt à faire plus d’un débat, en fait », a déclaré le candidat républicain aux présidentielles lors d’un appel avec des journalistes, deux jours après l’annonce par le président Joe Biden de son retrait et de son soutien à Harris comme candidate du parti.

    « Je pense que si vous êtes un candidat démocrate ou républicain, vous avez vraiment l’obligation de débattre », a ajouté Trump, qui a été officiellement désigné la semaine dernière candidat du Grand Old Party aux élections présidentielles.

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    Trump avait déjà participé le 27 juin à un débat télévisé avec Biden, lors duquel la prestation du président américain a été largement décriée.

    Les appels au retrait de Biden des présidentielles s’étaient d’ailleurs multipliés après ce débat au sein même du camp démocrate. La pression s’est alors accentuée sur le président américain de 81 ans au sein de son parti pour renoncer à la course à un second mandat à la Maison Blanche en raison de son état de santé et de son acuité.

    Plus de vingt élus démocrates ont appelé Biden à se retirer afin de choisir un autre candidat pour défier Donald Trump lors des élections présidentielles de novembre.

    Le président américain a tenté tant bien que mal de résister à la pression croissante et aux pronostics des sondages qui donnent vainqueur son rival républicain avant de finalement annoncer son retrait dimanche.

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    La vice-présidente américaine semble de plus en plus favorite pour remplacer Biden comme candidate du parti. Selon les médias américains, Harris a reçu le soutien de suffisamment de délégués démocrates pour remporter la nomination de son parti.

    La candidature de Harris a été appuyée par un nombre important de donateurs et de dirigeants du parti démocrate, dont l’ancienne présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, et les gouverneurs de Californie, Gavin Newsom, de Pennsylvanie, Josh Shapiro, et du Michigan, Gretchen Whitmer.

    L’ancien président américain Bill Clinton et son épouse, l’ancienne secrétaire d’État et candidate démocrate aux présidentielles de 2016, Hillary Clinton, ont aussi soutenu Harris comme candidate du parti démocrate au scrutin de novembre.

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    Interview

    Imane Messaoudi-Mattei: «La crise de l’eau est avant tout une crise de gouvernance»

    by Mohamed Amine 24 juillet 2024
    written by Mohamed Amine

    Dr. Imane Messaoudi-Mattei est géographe et agronome. Elle est chercheuse à l’Institut des Sciences de l’Environnement (Université de Genève, Suisse) et au Geneva Water Hub. Ancrées dans les sciences sociales, ses recherches explorent les questions d’accès, d’utilisation et de gestion des ressources hydriques dans différents contextes régionaux et transfrontaliers. Elle s’intéresse principalement aux dynamiques autour des pratiques d’irrigation, à la durabilité des ressources hydriques et des espaces ruraux, aux interdépendances entre espaces ruraux et urbains, et plus généralement à l’analyse des politiques agricoles et environnementales dans les pays semi-arides en général, et au Maroc en particulier.

    Challenge : La situation de l’eau au Maroc ne cesse pas de s’aggraver. Quels sont d’après vous les principaux indicateurs d’alerte de cette situation ?   

    Imane Messaoudi-Mattei : La crise de l’eau au Maroc ne se limite plus aux espaces ruraux. Elle est désormais globale et s’étend aussi aux zones urbaines et péri-urbaines, menace la disponibilité en eau potable pour une grande partie de la population, et a d’importantes répercussions sur nombre d’autres secteurs d’activités. Les six dernières années ont été marquées par de sévères épisodes de sécheresses consécutives, ayant touché l’intégralité du territoire marocain. Les niveaux des précipitations sont restés extrêmement faibles et nombre de recherches montrent qu’ils seraient amenés à l’être davantage à l’avenir en raison des effets du dérèglement climatique.

    Par ailleurs, il est utile de rappeler que les 152 barrages du pays enregistraient des taux de remplissage historiquement bas ne dépassant pas 23,2% en début d’année. En ce qui concerne la disponibilité en eaux souterraines, d’après les chiffres officiels, les nappes seraient surexploitées à hauteur de 1,11MMm3/an. Les coupures d’eau potable ne cessent de se démultiplier dans plusieurs villes du royaume, et les résultats des campagnes agricoles sont désastreuses, impactant, par conséquent, l’économie marocaine toute entière. Mais au-delà de ces chiffres qui permettent de mesurer aujourd’hui la gravité de la situation et l’urgence d’agir « autrement », c’est sur le terrain, au contact des populations que l’on peut réellement apprécier et comprendre les répercussions de la raréfaction des ressources hydriques sur la plus grande partie de la population du pays. 

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    Challenge : Pour faire face à cette crise, des décisions ont été prises par les autorités publiques et sont en cours de mise en œuvre. Ces solutions officielles sont-elles pertinentes et suffisantes pour garantir la durabilité des ressources hydriques au Maroc ?

    I.MM. : Il est vrai que plusieurs projets ont récemment vu le jour pour pallier le manque d’eau dans les grandes villes du pays -on pourrait citer l’exemple très controversé de l’autoroute de l’eau pour alimenter, grâce à l’ « excédent » du bassin de Sebou, les villes de Rabat et de Casablanca-, et plusieurs autres ont été annoncés par M. Nizar Baraka aux commandes du Ministère de l’Équipement et de l’Eau, à l’occasion de la présentation du budget pour l’année 2024. L’objectif annoncé était notamment celui de la « sécurisation » de l’accès à de « nouvelles » ressources hydriques, que ce soit pour des usages domestiques, industriels ou agricoles. Ces projets s’articulent principalement autour de la construction de nouveaux barrages (plus d’une vingtaine – ce qui peut être étonnant lorsque l’on a en tête les taux de remplissage des barrages de ces dernières années -) et de stations de dessalement (6 étant en cours de réalisation, 16 autres à l’étude). Ils s’inscrivent dans des discours de « rationalité », de « résilience », de « durabilité », d’ « innovation », d’ « autonomisation », de « responsabilisation » des usagers (notamment des agriculteurs), tout en insistant sur le fait que ces discours pourraient aller de pair avec ceux d’une « modernisation » et d’un « développement » dont le Maroc aurait besoin. 

    Le choix de ces solutions est très parlant, même alarmant pour les chercheurs en sciences sociales qui travaillent sur les questions de durabilité et de résilience. La durabilité se retrouve associée exclusivement à des logiques gestionnaires. On pourrait même avancer qu’aujourd’hui, la rareté de l’eau au Maroc a été constituée comme un problème public afin de justifier de nouvelles politiques d’intervention en matière d’offre sans qu’il n’y ait réellement d’espaces de discussions ou de concertations entre les usagers autour de tels choix d’aménagement. Nous nous retrouvons finalement dans la continuité des modèles productivistes, à l’origine même de la crise hydraulique actuelle, de la dégradation de la qualité des ressources, et de l’accroissement des inégalités économiques et sociales. Des modèles de développement qui ne sont point remis en question et in fine des choix politiques qui se limitent à la valorisation de solutions technologiques afin de mobiliser éternellement de « nouvelles » ressources, sans une volonté d’aller vers des alternatives plus inclusives, axées d’abord sur les besoins et la demande des usagers, plus durables parce qu’elles seraient d’abord éminemment sociales.

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    Challenge : Quelles sont justement ces autres alternatives possibles et quelles « bonnes pratiques internationales » observées pourraient inspirer et enrichir la politique de l’eau au Maroc, en particulier en matière de gestion des ressources destinées à l’irrigation ?

    I.MM. : Il faudrait être prudent lorsque l’on souhaite procéder à des comparaisons internationales et à des travaux de benchmark. S’il peut être utile de s’inspirer de certaines expériences réussies, il est encore plus judicieux de partir des réalités locales, bien complexes, afin de co-produire avec les groupes d’acteurs concernés des solutions qui soient adaptées, et qui s’inscriraient dans la durée. Si l’on se concentre sur les pratiques d’irrigation, et plus généralement sur l’utilisation et la gestion de l’eau dans les espaces ruraux marocains, avant de lister les bonnes pratiques à développer et à adopter, il paraît fondamental de commencer par initier un dialogue sur l’avenir de l’agriculture au Maroc. Qu’est-ce que nous voulons produire ? Pour qui ? Pourquoi ? Quels sont aujourd’hui les besoins alimentaires des marocaines et des marocains ? Et à partir de là, commencer à évaluer la demande en eau afin de satisfaire ces besoins. Cette évaluation ne pourrait, par ailleurs, être rigoureuse que si elle permet à tous les groupes d’acteurs concernés de se réunir et d’échanger autour d’une table.

    Sans l’initiation d’un tel débat public et d’un tel dialogue entre les groupes des usagers, des producteurs, des chercheurs (y compris ceux en sciences sociales longtemps considérés comme « trop embêtants »), des décideurs, on ne fera que perpétuer des solutions à court terme qui, pour beaucoup, ont déjà montré leurs limites. Rappelons, par exemple, comment la pratique du goutte-à-goutte a longtemps été vantée pour ses mérites d’économie d’eau alors qu’en réalité, celle-ci a contribué à élargir les superficies irriguées et à surexploiter, dans plusieurs régions du Maroc, les nappes phréatiques et les nappes profondes, avec l’appui des subventions publiques.

    La crise de la rareté de l’eau est avant tout une crise de gouvernance, et une liste de pratiques cherchant à « responsabiliser » certains usagers, qui seraient plus « coupables » ou plus « ignorants » que d’autres, est loin d’être suffisant. Si par exemple nous nous inspirons de pratiques de gestion communautaires considérées aujourd’hui comme étant trop « traditionnelles », nous pourrions voir que celles-ci pourraient inspirer des modèles de gestion plus récents des ressources, et vice versa. Plus que jamais, l’urgence actuelle devrait faire ressortir de vraies alternatives écologiques, plus inclusives, au cœur desquelles nous verrions naître une justice sociale et environnementale au Maroc. Et nous avons toutes les ressources nécessaires pour aller dans ce sens au Maroc.

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    Climat

    Le 21 juillet, journée la plus chaude jamais enregistrée dans le monde

    by Challenge 24 juillet 2024
    written by Challenge

    Dimanche 21 juillet a été la journée la plus chaude enregistrée dans le monde depuis le début des relevés, en 1940, avec une température moyenne mondiale à la surface de la Terre de 17,09 degrés, a annoncé mardi le réseau européen Copernicus.

    Cela dépasse très légèrement (0,01 °C) le précédent record qui datait du 6 juillet 2023.

    Selon Copernicus, ce nouveau record quotidien, qui intervient alors que des vagues de chaleur frappent certaines parties des États-Unis et de l’Europe, pourrait être à nouveau franchi dans les jours à venir avant que les températures ne baissent, bien qu’il puisse y avoir des fluctuations dans les semaines à venir.

    « Ce qui est vraiment stupéfiant, c’est l’ampleur de la différence entre la température des 13 derniers mois et les records de température précédents. Nous sommes maintenant en territoire inconnu et comme le climat continue de se réchauffer, nous verrons certainement de nouveaux records être battus dans les mois et les années à venir », prévoit le directeur du service Copernicus sur le changement climatique (C3S), Carlo Buontempo, cité dans un communiqué.

    Lire aussi | Alerte canicule: une vague de chaleur (jusqu’à 48°) attendue de lundi à mercredi au Maroc

    Avant juillet 2023, le précédent record de température moyenne mondiale quotidienne était de 16,8 °C, atteint le 13 août 2016, selon les données de Copernicus.

    Depuis le 3 juillet 2023, 57 jours ont dépassé ce record de 2016.

    Après une année 2023 record en termes de chaleur, juin 2024 a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré, devenant le 13e mois consécutif à établir un record de température moyenne plus élevée que les mois équivalents.

    Lire aussi | Vagues de chaleur : quel impact socio-économique ?

    La température moyenne mondiale sur les 12 derniers mois est ainsi la « plus élevée jamais enregistrée (…), 1,64°C au-dessus de la moyenne préindustrielle 1850-1900 », quand la déforestation et la combustion du charbon, du gaz ou du pétrole n’avaient pas encore réchauffé le climat de la Terre, avait annoncé début juillet Copernicus.

    Challenge (avec AFP)

    24 juillet 2024 0 comments
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    Météo

    La météo du mercredi 24 juillet 2024

    by Challenge avec MAP 24 juillet 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour la journée du mercredi 24 juillet 2024 :

    – Temps caniculaire sur le sud du Rif, les plaines de Tadla, Rhamna, Oulmes, le Souss, le Sud-Est et l’est des provinces du Sud. – Nuages bas assez denses avec formations brumeuses locales, la nuit et la matinée, sur les côtes.

    – Ondées ou averses orageuses sur les régions du Haut et Moyen Atlas.

    – Temps passagèrement nuageux sur le Sud-Est, l’Oriental, les plaines à l’ouest de l’Atlas et le nord-est des provinces du Sud.

    – Chasse-poussières sur les provinces du Sud.

    – Rafales de vent assez fortes sur les plaines Centres, les Haut et Moyen Atlas, leurs versants Est, l’Oriental et le Sud.

    – Températures minimales de l’ordre de 28/36°C sur Chiadma, le Souss, les régions ouest de l’Atlas, le Sud Rif, le Saiss, le Sud-Est et l’est des provinces du Sud, de 24/29°C sur l’intérieur du Gharb et l’est du Moyen-Atlas, le sud de l’Oriental et de 19/23°C sur le reste du pays.

    – Mer belle à peu agitée en Méditerranée et sur le Détroit, et peu agitée à agitée devenant belle à peu agitée, le matin au nord de Mehdia.

    24 juillet 2024 0 comments
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    Monde

    France: 3 semaines après les législatives, la gauche unie propose une candidature au poste de Premier ministre

    by Challenge avec MAP 23 juillet 2024
    written by Challenge avec MAP

    Après plusieurs jours de tractations, la coalition de gauche, constituée sous la bannière du Nouveau Front Populaire (NFP), dans le contexte des élections législatives anticipées et qui a remporté le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale, mais sans recueillir la majorité absolue, a proposé, mardi soir, une candidature pour le poste de Premier ministre.

    Les différentes formations politiques du NFP, à savoir le parti socialiste, les écologistes, la France insoumise et les communistes se sont mis d’accord sur le nom de Lucie Castets, une haute fonctionnaire inconnue du grand public.

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    Âgée de 37 ans, la candidate de la gauche est actuellement directrice des finances et des achats de la municipalité de Paris.

    Dans une interview, mardi soir à la télévision française, sa première depuis les élections législatives, le président de la république Emmanuel Macron n’a pas commenté directement cette candidature et précisé que la nomination d’un nouveau premier ministre n’interviendrait qu’après les jeux olympiques et paralympiques.

    Lire aussi | Qui pour gouverner en France? Macron et la droite veulent temporiser, la gauche s’impatiente

    Le président Macron a néanmoins précisé que le NFP n’a pas la majorité à l’Assemblée nationale.

    « La question n’est pas un nom. La question, c’est quelle majorité peut se dégager à l’Assemblée pour qu’un gouvernement de la France puisse passer des réformes, passer un budget et faire avancer le pays », a-t-il dit, appelant les partis du Front républicain à être « à la hauteur du moment » et à « faire des compromis ».

    23 juillet 2024 0 comments
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    Aéronautique

    Mezzour promet de doubler le nombre d’emplois dans le secteur aéronautique d’ici 2030

    by Challenge avec MAP 23 juillet 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc est bien parti pour doubler le nombre d’emplois dans le secteur aéronautique à l’horizon 2030, a affirmé, mardi à Farnborough, au sud-ouest de Londres, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour.

     »Conformément à la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le domaine aéronautique, le Maroc s’est imposé comme un acteur important dans le secteur, qui a d’ores et déjà démontré ses capacités à tous les niveaux de la production », a indiqué Mezzour dans une déclaration à la MAP, en marge de sa participation au Salon aéronautique international de Farnborough, qui se tient du 22 au 26 juillet.

    Fort de son habileté à offrir des talents et de sa compétitivité tant logistique, industriel que technique, le Maroc œuvre à la convergence de ses efforts en vue d’aboutir à la montée en gamme, suite aux Hautes Instructions de SM le Roi, a relevé le ministre.

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     »Cela se traduit par une nouvelle ère industrielle tournée vers la souveraineté, la création d’emplois de qualité et cette montée en gamme’’, a-t-il ajouté, précisant que ce Salon a été l’occasion de mettre en avant l’ambition du Maroc, laquelle est aujourd’hui « partagée et même portée par les acteurs nationaux et internationaux qui s’inscrivent parfaitement dans la Vision Royale ».

    Au niveau industriel, cette ambition donne lieu à la volonté de doubler les postes d’emploi disponibles afin d’offrir de meilleures opportunités à nos jeunes talents qui sont de mieux en mieux formés et de mieux en mieux outillés, a-t-il détaillé.

    Dans ce sens, ‘’toutes les entreprises déjà présentes sur le sol marocain ont fait part de leur volonté de doubler leurs capacités, alors que bon nombre de nouveaux acteurs tentent de s’installer très rapidement au Maroc pour répondre aux problèmes des chaines de valeurs auxquels la compétitivité et les talents marocains offrent des solutions’’, a-t-il assuré.

    Par ailleurs, Mezzour a indiqué que le Maroc organisera son sixième Marrakech Air show à partir du 30 octobre prochain, précisant que le Salon de Farnborough a été l’occasion d’inviter plusieurs acteurs et partenaire à y participer.

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    « Compte tenu des intentions exprimées, nous pouvons d’ores et déjà penser que cette manifestation sera une réussite », a-t-il conclu.

    L’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), en collaboration avec le Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS), le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, ainsi que le ministère de l’Industrie et du Commerce, organise la participation du Maroc à cette grand-messe de l’industrie aéronautique.

    Le Royaume dispose d’un pavillon de 180 m² où se tiennent des rencontres et réunions d’affaires avec des représentants d’institutions internationales et divers acteurs mondiaux de l’industrie aéronautique. L’objectif est de mettre en avant l’expertise du Maroc et de renforcer les relations de partenariat avec des acteurs clés de cette industrie.

    23 juillet 2024 0 comments
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    Monde

    Tentative d’assassinat de Trump: la directrice du Secret Service démissionne

    by Challenge avec MAP 23 juillet 2024
    written by Challenge avec MAP

    La directrice du Secret Service américain, Kimberly Cheatle, a démissionné de son poste après la tentative d’assassinat contre l’ancien président Donald Trump lors d’un rassemblement de campagne, ont rapporté mardi les média américains.

    Dans un courriel adressé aux membres de son agence, Cheatle a déclaré que l’une des tâches principales des services secrets est de protéger les dirigeants du pays et que l’agence « n’a pas rempli cette mission ».

    « Je ne veux pas que les appels à ma démission soient une distraction du grand travail que chacun d’entre vous accomplit pour notre mission vitale », a-t-elle indiqué dans l’e-mail cité par les médias.

    La responsable, qui a été sous les feux des critiques notamment lors d’une audition lundi au Congrès, a ajouté qu' »à la lumière des événements récents, c’est avec le cœur lourd que j’ai pris la décision difficile de quitter mes fonctions ».

    Lire aussi | Présidentielle US: Trump accepte l’investiture républicaine, promet l’unité

    Lors de cette séance où elle a été vivement critiquée par les élus aussi républicains que démocrates, elle a reconnu que la tentative d’assassinat contre Donald Trump était « l’échec opérationnel le plus important des Services secrets depuis des décennies ». « En tant que directrice du Secret Service, j’assume l’entière responsabilité de toute faille en matière de sécurité », a-t-elle dit.

    L’ancien président et candidat républicain à l’élection présidentielle de novembre prochain a été blessé à l’oreille et évacué après plusieurs tirs lors d’un meeting de campagne tenu le 13 juillet en Pennsylvanie (Nord-est).

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    Le tireur, Thomas Matthew Crooks, a été abattu par le Secret Service 26 secondes après le premier des huit tirs qu’il a effectués. Un des spectateurs a été tué et deux autres ont été grièvement blessés.

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