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  • Monde

    Paris et Alger s’enfoncent dans la crise diplomatique

    by Challenge 12 mai 2025
    written by Challenge

    La crise diplomatique entre Paris et Alger s’est encore aggravée avec de nouvelles expulsions de fonctionnaires français du territoire algérien, à laquelle la France va répondre « de manière immédiate », « ferme » et « proportionnée », a annoncé lundi le ministre français des Affaires étrangères.

    « C’est une décision qui est incompréhensible et qui est brutale », a réagi Jean-Noël Barrot lors d’un point presse à Pont-L’Evêque (ouest) où il était en déplacement.

    « Le départ d’agents en mission temporaire est injustifié et injustifiable. Et comme je l’ai fait le mois dernier, nous y répondrons de manière immédiate, de manière ferme et de manière proportionnée à l’atteinte qui est portée à nos intérêts », a-t-il ajouté.

    Malgré une tentative de réconciliation début avril orchestrée par les deux présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune, les deux pays ont échoué à reprendre langue de manière apaisée et durable, Alger ayant expulsé mi-avril douze fonctionnaires français du ministère de l’Intérieur.

    Lire aussi | L’Algérie demande à 12 fonctionnaires français de quitter son territoire sous 48 heures

    Le chargé d’affaires de l’ambassade de France en Algérie – en l’absence de l’ambassadeur Stéphane Romatet, rapatrié à Paris pour consultations – a été convoqué dimanche au ministère algérien des Affaires étrangères pour lui notifier cette nouvelle demande des autorités algériennes, avait-on appris plus tôt de sources diplomatiques françaises.

    Les fonctionnaires concernés étaient en mission de renfort temporaire, selon ces mêmes sources, qui n’étaient pas en mesure de préciser leur nombre, ni quand l’expulsion sera effective.

    « C’est une décision que je déplore parce qu’elle n’est ni dans l’intérêt de l’Algérie ni dans l’intérêt de la France », a également commenté Jean-Noël Barrot.

    A ce stade, le ministère algérien des Affaires étrangères n’a pas publié de communiqué officialisant cette demande qui a été annoncée par une dépêche de l’Agence de presse algérienne (APS).

    Lire aussi | Avant son déplacement en Algérie, Barrot réitère le soutien de la France à la marocanité du Sahara

    L’Algérie exige « le rapatriement immédiat » de tous les employés français nommés dans des « conditions irrégulières », affirme APS.

    « Cette convocation du diplomate français serait intervenue après le constat de manquements flagrants et répétés de la partie française au respect des procédures consacrées en matière d’affectation d’agents auprès des représentations diplomatiques et consulaires françaises en Algérie », poursuit l’agence, « sans que ces affectations n’aient fait, au préalable, l’objet, ni de notifications officielles, ni de demandes d’accréditation appropriées comme l’exigent les procédures en vigueur.

    Les autorités algériennes dénonceraient aussi le blocage du processus d’agrément de deux consuls généraux algériens nommés à Paris et Marseille, ainsi que de sept autres consuls, en attente d’agrément depuis plus de cinq mois.

    Mi-avril, les autorités algériennes avaient déjà déclaré persona non grata douze fonctionnaires français, tous travaillant pour le ministère de l’Intérieur. Ils avaient dû quitter l’Algérie en 48 heures.

    Alger avait alors justifié cette décision par le fait que les autorités françaises avaient arrêté et mis en détention un agent consulaire algérien.

    La France avait immédiatement riposté en prenant une mesure similaire – l’expulsion de 12 agents consulaires algériens – et en rappelant Stéphane Romatet pour consultations. Le diplomate est toujours à Paris.

    Dimanche, Jean-Noël Barrot avait souligné que la relation bilatérale restait « totalement gelée » depuis mi-avril, lors d’un entretien aux médias français France Inter/France Télévisions/Le Monde.

    Lire aussi | Algérie: l’écrivain Boualem Sansal condamné à cinq ans de prison ferme

    La récente crise, d’une gravité inédite entre l’Algérie et son ancienne puissance coloniale (1830-1962), a démarré à l’été 2024 lorsque Emmanuel Macron a apporté son soutien total au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara. L’Algérie avait immédiatement retiré son ambassadeur à Paris.

    A l’automne, l’arrestation à Alger de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal pour des déclarations portant, selon l’Algérie, « atteinte à l’intégrité du territoire », avait fait monter d’un cran les tensions.

    Les tensions se sont ensuite enflammées début 2025 lorsque Paris a réclamé l’expulsion d’influenceurs algériens, refusée par Alger.

    Les autorités françaises reprochent, elles, le refus d’Alger de reprendre ses ressortissants qui sont frappés d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

    Challenge (avec AFP)

    12 mai 2025 0 comments
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    Construction

    Ciment : les livraisons en nette hausse à fin avril

    by Challenge avec MAP 12 mai 2025
    written by Challenge avec MAP

    Les livraisons de ciment se sont élevées à plus de 4,52 millions de tonnes (Mt) à fin avril 2025, en hausse de 10,34% par rapport à la même période de 2024, selon le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.

    Par segment, les livraisons destinées à la distribution se sont situées à 2,49 Mt, suivies de celles adressées au BPE (béton prêt à l’emploi) avec 1,09 Mt, au PREFA (béton préfabriqué) avec 479.467 tonnes, au bâtiment (134.677 tonnes), à l’infrastructure (302.719 tonnes) et aux mortiers (18.210 tonnes), précise le ministère dans sa note mensuelle sur l’évolution des livraisons de ciment.

    Lire aussi | Les livraisons de ciment marquent le pas au premier trimestre

    Pour le seul mois d’avril, les livraisons de ciment ont atteint 1,14 Mt, en hausse de 31,98% par rapport à avril 2024, ajoute le ministère.

    Lire aussi | Les livraisons de ciment augmentent de 13,8% en janvier

    Ces statistiques découlent des données internes des membres de l’Association professionnelle des cimentiers (APC), à savoir Asment Temara, Ciments de l’Atlas, Ciments du Maroc, LafargeHolcim Maroc et Novacim (membre depuis janvier 2024), fait savoir la même source.

    12 mai 2025 0 comments
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    Dossier

    Le Maroc accélère sur le gaz naturel

    by Adama Sylla 12 mai 2025
    written by Adama Sylla

    Le Royaume veut faire du gaz naturel l’un des piliers de son avenir énergétique. D’ici 2030, cette source devrait représenter 30 % du mix énergétique national. Pour y parvenir, le gouvernement marocain déploie une stratégie multisectorielle reposant sur des investissements lourds, des partenariats public-privé et un objectif clair : réduire la dépendance au charbon sans compromettre la sécurité énergétique du pays.

    Face à l’impératif de décarbonation et à la pression internationale sur les énergies fossiles, le Maroc entame une profonde mutation de son modèle énergétique. Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, dirigé par Leïla Benali, veut hisser la part du gaz naturel à 30 % du mix énergétique d’ici 2030.

    Ce virage s’inscrit dans une dynamique plus globale de transition, visant à diversifier les sources d’énergie, améliorer l’indépendance énergétique et respecter les engagements climatiques du Royaume. Si les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) restent prioritaires, le gaz naturel est appelé à jouer un rôle de «carburant de transition», plus propre que le charbon et plus souple pour compléter l’intermittence des énergies vertes.

    Nador West Med, premier jalon d’une nouvelle ère gazière

    Le 23 avril 2025, un tournant décisif a été franchi à l’occasion de la Conférence de l’énergie à Ouarzazate. Le gouvernement marocain a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour identifier les partenaires privés qui participeront à la construction des premières infrastructures gazières nationales.

    Lire aussi | Le Maroc: futur eldorado gazier

    Au cœur de ce projet : un terminal GNL à Nador West Med, conçu pour accueillir une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU). Ce terminal, le premier du genre sur la façade méditerranéenne du Maroc, aura pour vocation d’assurer une partie de l’approvisionnement national en gaz naturel liquéfié.

    Les capacités techniques, les coûts de réalisation et les délais de livraison de ce terminal n’ont pas encore été dévoilés. Mais le signal est clair : le Royaume s’apprête à bâtir ses propres infrastructures de regazéification, rompant ainsi sa dépendance aux installations espagnoles, utilisées jusqu’à présent pour traiter le GNL importé.

    Une demande en hausse constante

    Le Maroc a connu en 2024 une hausse notable de sa consommation de gaz naturel. Avec 886 millions de mètres cubes importés, contre 861 Mm³ en 2023, le pays a devancé la France pour devenir le premier importateur de gaz espagnol. Ce volume représente environ 9,7 GW, preuve de l’appétit croissant du pays pour cette énergie jugée plus propre et flexible.

    Cette croissance est tirée par la hausse des besoins industriels, la modernisation du réseau électrique et l’objectif de réduire l’empreinte carbone des centrales thermiques. Pour accompagner cette dynamique, le Maroc veut construire une infrastructure robuste capable d’assurer un approvisionnement sécurisé, stable et compétitif.

    Trois terminaux et un réseau de gazoducs pour relier les régions

    Outre le terminal de Nador, deux autres plateformes FSRU sont prévues sur l’Atlantique : l’une à Mohammedia ou à Jorf Lasfar, et l’autre à Dakhla. Ces installations constitueront les points d’entrée majeurs pour le GNL importé. L’objectif est d’avoir une couverture nationale qui puisse alimenter les différents bassins de consommation, notamment les zones industrielles de Kénitra, Mohammedia, et les centrales de l’ONEE.

    Lire aussi | Le réseau gazier national bientôt relié au Gazoduc africain atlantique

    Pour relier ces terminaux, le gouvernement prévoit la construction d’un réseau de gazoducs nationaux. Selon les premières annonces, au moins quatre pipelines sont en projet. Deux d’entre eux serviront à démarrer les activités des gisements de Tendrara, dans la région de l’Oriental, et d’Anchois, situé au large de Larache. Un troisième pipeline sera connecté directement au Gazoduc Maghreb-Europe (GME) afin d’assurer l’interconnexion régionale. Enfin, un quatrième gazoduc est prévu pour relier, dans un premier temps, les bassins industriels de la côte Atlantique, notamment Kénitra et Mohammedia, avant de se prolonger vers le futur port de Dakhla.

    À terme, ces tronçons pourraient également s’intégrer dans le futur Gazoduc Afrique Atlantique, un projet stratégique porté par le Maroc pour relier le Nigeria à l’Europe via l’Afrique de l’Ouest.

    Une mobilisation interinstitutionnelle inédite

    La réussite de ce chantier passe par une coordination étroite entre les différents acteurs publics. En mars 2024, un protocole d’accord stratégique a été signé entre quatre ministères (Intérieur, Finances, Équipement, Transition énergétique) et cinq institutions majeures : l’ONEE (Office National de l’Électricité et de l’Eau potable), l’ONHYM, l’Agence nationale des ports (ANP), la société Nador West Med et l’ADM (société des autoroutes du Maroc).

    Ce partenariat vise à mettre en place un cadre de gouvernance efficace pour assurer la mise en œuvre accélérée du programme de développement des infrastructures gazières. Il intègre également des partenariats public-privé (PPP), avec une large ouverture au capital national et international, pour financer les investissements nécessaires.

    Un système électrique encore dominé par le charbon

    Malgré ces avancées, le système électrique marocain reste encore fortement dépendant du charbon. En 2024, près de 70 % de l’électricité produite provient de centrales à charbon, principalement la gigantesque centrale de Jorf Lasfar (2.016 MW), opérée par Taqa Morocco, et celle de Safi (1.386 MW), mise en service en 2018 par le consortium Engie/Nareva.

    Ces infrastructures, bien que performantes, posent un problème de calendrier. En effet, les contrats d’achat d’électricité liant l’ONEE à ces exploitants s’étendent au-delà de 2040 — année butoir fixée par l’Alliance internationale Powering Past Coal, que le Maroc a rejointe lors de la COP28 à Dubaï.

    Lire aussi | Gazoduc Nigeria-Maroc : les législateurs africains s’apprêtent à jouer leur partition

    Le contrat avec Taqa Morocco, par exemple, a été renouvelé en 2020 pour une durée de 24 ans, jusqu’en 2044. Quant à la centrale de Safi, elle fonctionne selon un schéma BOOT (Build-Own-Operate-Transfer), avec un contrat de 30 ans. Même si cette dernière est équipée d’un système de captage du carbone, elle reste alimentée au charbon.

    Le dilemme du futur : gaz ou hydrogène vert ?

    La question se pose désormais avec insistance : quelle source d’énergie viendra réellement remplacer le charbon à long terme ? Le gaz naturel, bien que fossile, apparaît aujourd’hui comme l’alternative la plus réaliste à court et moyen termes. Il permet une réduction immédiate des émissions de CO2 tout en assurant une stabilité du réseau.

    Mais le véritable concurrent, à plus long terme, reste l’hydrogène vert. Non polluant et produit à partir de l’électrolyse de l’eau via de l’électricité renouvelable, il représente l’avenir d’une énergie 100 % décarbonée. Problème : son coût reste élevé, et sa filière industrielle est encore balbutiante au Maroc comme ailleurs.
    Pour les experts, le gaz naturel est donc la meilleure option de transition, en attendant que l’hydrogène vert atteigne sa maturité technologique et économique.

    Une transition énergétique sous contraintes mais résolue

    Le Maroc avance à grands pas dans sa transition énergétique, en misant sur un mix plus équilibré entre renouvelables et gaz. L’objectif est double : assurer l’approvisionnement énergétique du pays tout en respectant ses engagements climatiques.

    Mais cette transition reste semée d’embûches : contrats à long terme avec les exploitants de centrales à charbon, besoins massifs en investissements, dépendance aux importations de GNL. Elle exige des choix clairs, une volonté politique forte et une coordination renforcée entre les acteurs publics et privés.
    Ce pari, le Royaume semble prêt à le relever.

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    Monde

    Le Hamas va libérer un otage israélo-américain lundi après des contacts avec Washington 

    by Challenge 12 mai 2025
    written by Challenge

    La branche armée du Hamas a annoncé qu’elle allait libérer lundi l’otage israélo-américain Edan Alexander, après que le mouvement islamiste palestinien a fait état de négociations directes avec les Etats-Unis à Doha.

    Cette annonce intervient à la veille du début de la tournée au Moyen-Orient du président américain Donald Trump, attendu de mardi à vendredi en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Qatar, un des médiateurs entre Israël et le Hamas en guerre à Gaza depuis plus d’un an et demi.

    « Les Brigades al-Qassam ont décidé de libérer le soldat sioniste de nationalité américaine, Edan Alexander (…) aujourd’hui », a indiqué leur porte-parole, Abou Obeida, dans un message sur Telegram.

    Une source au sein du Hamas a indiqué que le mouvement avait été informé, via les médiateurs, d’une pause dans les combats pour cette occasion.

    « A 09H30 (06H30 GMT), Israël a commencé à suspendre ses vols de reconnaissance, de drones et d’avions de combat, ainsi que ses opérations militaires, afin de créer un couloir sécurisé pour le transfert et la remise d’Edan », selon cette source.

    Lire aussi | Les secours palestiniens quasi paralysés dans une bande de Gaza aux abois

    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé plus tôt que sa libération ne donnerait pas lieu à un cessez-le-feu, disant s’être engagé « uniquement à un couloir sécurisé permettant la libération d’Edan ».

    L’annonce sur cette prochaine libération, faite dimanche par le Hamas, avait été saluée par le président américain Donald Trump.

    Edan Alexander, le seul otage vivant ayant la nationalité américaine encore retenu à Gaza, a été enlevé alors qu’il servait dans une unité d’élite dans le sud d’Israël, lors de l’attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas.

    Cette attaque a déclenché la guerre à Gaza, où Israël, jurant de détruire le Hamas, a lancé une offensive de représailles dévastatrice qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.

    Dans un communiqué dimanche, le Hamas s’est dit « prêt à entamer immédiatement des négociations intensives en vue de parvenir à un accord définitif sur l’arrêt de la guerre, l’échange (d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens), la gestion de Gaza par un organisme indépendant (…) en plus de la reconstruction et de la fin du siège ».

    Lire aussi | Israël menace de faire à Téhéran ce qu’il a « fait au Hamas à Gaza »

    Le Hamas a confirmé des contacts avec l’administration américaine, après que deux responsables du mouvement ont évoqué des « discussions directes » avec les Etats-Unis.

    « Les Etats-Unis ont informé Israël de l’intention du Hamas de libérer l’otage israélo-américain comme un geste envers les Américains, sans conditions », a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué.

    Début mars, les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont fait état de premiers contacts directs avec le mouvement palestinien, menés par l’envoyé spécial américain pour les otages, Adam Boehler, après consultation avec Israël.

    Après une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza, s’emparant de vastes régions du territoire palestinien.

    Son armée interdit depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, où elle assiège les quelque 2,4 millions d’habitants confrontés à une situation humanitaire catastrophique avec des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.

    Un cessez-le-feu entre le 19 janvier et le 17 mars avait permis de sortir de Gaza 33 otages israéliens – dont 8 morts – en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens.

    Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’une trêve sont au point mort. Israël a annoncé le 5 mai un plan de « conquête » de Gaza prévoyant un déplacement interne de sa population.

    Lire aussi | Le Hamas ne voit plus d’intérêt à négocier, un ministre israélien avertit que Gaza sera « totalement détruit »

    Lundi, la Défense civile palestinienne a fait état d' »au moins » dix morts, dont plusieurs femmes et enfants, dans une frappe aérienne israélienne nocturne contre une école abritant des déplacés à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.

    L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.

    Sur les 251 personnes enlevées en Israël ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.

    Les représailles israéliennes ont fait au moins 52.829 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données publiées dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

    Challenge (avec AFP)

    12 mai 2025 0 comments
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    Monde

    Etats-Unis et Chine ramènent leurs droits de douane à respectivement 30% et 10%, les bourses bondissent

    by Challenge 12 mai 2025
    written by Challenge

    Les Etats-Unis et la Chine vont ramener leurs droits de douane punitifs réciproquement à 30% pour les produits chinois importés en Amérique et 10% pour les produits américains importés en Chine, a expliqué lundi le représentant américain au Commerce Jamieson Greer à Genève.

    Les Bourses mondiales et le dollar ont bondi lundi, soutenus par les négociations commerciales entre Pékin et Washington, les deux puissances économiques ayant annoncé la suspension pour 90 jours d’une partie de leurs droits de douane punitifs dans un communiqué commun.

    En Asie, la Bourse de Hong Kong s’envolait de 3,11% vers 07H40 GMT. En Europe, la Bourse de Francfort grimpait de 1,51%, peu après avoir touché un nouveau sommet en séance (à 23.911,98 points). Paris prenait 1,23% et Milan, évoluant à ses plus haut niveaux depuis 2007, s’offrait 1,92%. Londres prenait quant à elle 0,63%.

    Sur le marché des changes, le billet vert s’envolait de 1,10% face à la monnaie unique, à 1,1125 dollar pour un euro.

    Lire aussi | Trump conclut avec Londres la première trêve de sa guerre commerciale mondiale 

    Sur le marché du pétrole, anticipant une hausse de la demande en or noir, les prix étaient orientés à la hausse. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord progressait de 2,79% à 65,69 dollars et le baril de West Texas Intermediate de 2,93% à 62,81 dollars.

    Les Etats-Unis et la Chine « vont abaisser de 115 » points de pourcentage leurs droits de douane punitifs réciproques a déclaré lundi, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, lors d’un point de presse à Genève.

    La suspension doit prendre effet « d’ici le 14 mai », est-il précisé dans le communiqué.

    « Les actions augmentent après les négociations fructueuses du week-end entre les Etats-Unis et la Chine », commente Susannah Street, responsable des marchés chez Hargreaves Lansdown.

    Ces annonces arrivent après deux jours de négociations en Suisse entre les Américains et les Chinois, sur l’épineux dossier des droits de douane qui oppose les deux plus grandes puissances économiques du monde, engagées dans un bras de fer commercial depuis l’imposition de droits de douane prohibitifs par Donald Trump.

    Les avancées sur le plan commercial entre Pékin et Washington étaient attendues depuis plusieurs semaines par les acteurs des marchés financiers. « Les expéditions de marchandises quittant les ports chinois à destination des Etats-Unis ont chuté de 40% depuis le mois d’avril », illustrait Andreas Rees, chef économiste pour l’Allemagne chez UniCredit, dans une note.

    Lire aussi | Guerre commerciale : Pékin, un adversaire redoutable pour Washington

    Les valeurs pharmaceutiques sont « sous pression, en raison des projets de Trump d’ordonner une baisse des coûts des médicaments prescrits sur ordonnance aux Etats-Unis », note Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

    Dans le détail, le locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’il signerait lundi un décret qui, selon lui, permettra de réduire les prix des médicaments sur ordonnance aux Etats-Unis de 30% à 80%.

    Donald Trump « ne veut pas que les Américains paient plus que les habitants des pays où les prix sont les plus bas », a poursuivi l’analyste.

    A la Bourse de Paris, Sanofi se délestait de 1,76%. A Londres, AstraZeneca (-4,43%) et GSK (-2,79%) étaient en forte baisse. A Francfort, Sartorius reculait de 1,18%. A Zurich, Novartis lâchait 2,79% et Roche 3,61%.

    Challenge (avec AFP)

    12 mai 2025 0 comments
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    Dossier

    Le Maroc: futur eldorado gazier

    by Abdelaziz Bouabid 12 mai 2025
    written by Abdelaziz Bouabid

    Alors que la consommation annuelle de gaz naturel dépasse amplement le milliard de mètres cubes et qu’elle est appelée à tripler, le royaume s’apprête à cueillir les fruits d’une stratégie offensive axée notamment sur la découverte de gisements conséquents, dont certains ont déjà commencé à alimenter le secteur. Demain, à l’horizon 2030, compte tenu des gisements potentiels de gaz renouvelables dont nous disposons et du succès attendu du Gazoduc Atlantique, le royaume qui compte se positionner parmi les producteurs de l’énergie est bien décidé à relever ce défi. 

    C’est peu dire, que d’affirmer que les États-Unis ont exprimé leur intérêt pour s’investir dans le projet de gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP). En réalité, les stratèges du secteur économique de l’Oncle Sam qui n’ont pas l’habitude de s’intéresser aux projets hasardeux ont bien l’intention d’être partie prenante de cette méga conduite de gaz qui reliera le fin fond de l’Afrique au monde occidental à travers le Maroc. Pour l’instant, on ne sait pas grand-chose sur les détails de cette participation mais la déclaration de Wale Edun, ministre des Finances et de la coordination économique du Nigeria, à l’issue des entretiens bilatéraux tenus lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, est suffisante pour assurer le bien-fondé de cette initiative. «Les échanges ont souligné l’importance de maintenir un dialogue soutenu pour mieux faire connaître les réformes économiques en cours au Nigeria et accroître la confiance des investisseurs», a rapporté le Ministre. Il a ajouté que les discussions avaient mis en relief l’intérêt américain pour des investissements dans le secteur gazier, notamment dans le cadre du Nigeria-Morocco Gas Pipeline, compte tenu des vastes réserves de gaz dont dispose le Nigeria.

    Lire aussi | Le réseau gazier national bientôt relié au Gazoduc africain atlantique

    Maintenant que le décor est planté, il faut rappeler que la volonté du royaume de se doter d’une souveraineté énergétique à toute épreuve ne date pas d’aujourd’hui : cela fait déjà quelques années que les décideurs de ce pays observent attentivement la peur mondiale d’un monde fini et son corollaire, des ressources naturelles de plus en plus rares. La course aux sources d’énergie menée par les américains, les chinois et les russes en dit long sur l’universalisme de besoins exacerbé par les guerres de l’Ukraine et de Gaza. Le week-end dernier, le Directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, qui donnait le coup d’envoi du sommet international sur l’avenir de la sécurité énergétique, organisé sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à Londres, a rappelé les «trois règles d’or » de la sécurité énergétique, que le Maroc a déjà parfaitement intégrées, à savoir la diversification, la prévisibilité et la coopération. 

    Pour la diversification, le Royaume a opté pour une multiplication des sources d’approvisionnement et des chaînes logistiques, pour le deuxième volet, l’exécutif privilégie désormais la nécessité de politiques stables et prévisibles à long terme, tout en encourageant les investisseurs potentiels à miser sur le secteur, en ce qui concerne la coopération, face aux défis mondiaux , le Maroc ne ferme la porte à aucune option, faisant de lui, un partenaire fiable aussi bien pour l’Amérique de Trump, que la Chine ou encore Moscou, avec qui les interconnexion des systèmes énergétiques en font le parfait exemple d’une coopération réussie.

    D’une manière générale, les tensions géopolitiques actuelles ont révélé la vulnérabilité des systèmes énergétiques les plus aguerris dans un marché tendu et a ainsi poussé le royaume à miser sur ses propres potentialités en matière de production de gaz. A l’heure où tous les projecteurs sont braqués sur l’ampleur de la crise énergétique qui se profile, le Royaume s’active pour séduire les investisseurs et les inciter à explorer les immenses potentialités qu’offre le royaume, aussi bien en matière de gisements gaziers qu’en matière de stratégie gazière, comme la décision de se positionner comme un acteur incontournable dans l’acheminement du gaz Nigérien vers l’Europe à travers le fameux Gazoduc qui a fait couler jusqu’à présent déjà beaucoup d’encre. L’annonce faite par Leila Benali le 23 avril 2025, à l’occasion de la Conférence de l’énergie à Ouarzazate sur l’appel à manifestation d’intérêt pour le développement d’infrastructures gazières à l’échelle nationale, lancé par le ministère de la Transition énergétique, n’a d’ailleurs pas surpris grand monde. Même si le projet insiste notamment sur la construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) à Nador West Med, relié à un réseau de gazoducs alimentant les zones industrielles de Kénitra à Mohammedia. Le premier terminal d’importation sera implanté à Nador, avec une entrée en service prévue entre 2026 et 2027. Un second point d’entrée est prévu sur la côte Atlantique, avec un prolongement stratégique vers Dakhla, région clé pour les industries émergentes.

    Présentée comme un levier de souveraineté énergétique et de soutien à l’économie industrielle, le choix de miser sur le gaz naturel n’est pas en contradiction avec la volonté affichée de réduire les émissions de carbone, car le royaume travaille aussi dans le cadre d’une transition énergétique qui fait la part belle aux énergies renouvelables.

    Contrairement à d’autres pays qui n’ont pas vu la crise arriver, le Maroc avait anticipé l’évolution du marché du gaz, et bien avant 2021, des contrats à long terme avaient été signés pour pouvoir inverser le flux gazier avec l’Espagne, garantissant ainsi l’accès au marché international du GNL dès 2022.Ces efforts n’ont fait d’ailleurs que s’accélérer depuis l’annonce de découvertes d’un gros potentiel de gaz dans le royaume, et ce, au moment où la consommation de gaz naturel au Maroc principalement utilisé pour la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer, la valorisation du phosphate, le refroidissement et la climatisation est appelée à tripler au cours des deux prochaines décennies. 

    On parle beaucoup du site de Tendara, mais il faut savoir que d’autres opérateurs étrangers comme sdxenergygroup sont particulièrement actifs dans le secteur sur d’autres régions. Le britannique a notamment mené tout un programme de forage actif dans les concessions du bassin du Gharb, avec un taux de réussite de plus de 80 % à ce jour. 

    Lire aussi | Gazoduc Nigeria-Maroc : les législateurs africains s’apprêtent à jouer leur partition

    La concession de Sebou, située dans le bassin du Gharb, a été acquise par SDX Energy en mai 2016 et depuis, en tant que zone de production principale actuelle, elle contribue à plus de 7,0 millions de pieds cubes par jour (1 166 barils par jour) à la production de gaz locale. Ce qui fait que SDX détient également une participation de 75 % dans le gazoduc de la zone industrielle de Kénitra et dans le réseau local de distribution de gaz. Au deuxième trimestre 2017, SDX a reçu la confirmation du renouvellement du permis d’exploration de Sebou pour huit ans, après s’être engagée à forer trois puits d’exploration au cours des quatre premières années. Encadrer le secteur du gaz n’est donc en rien une lubie de l’exécutif censée protéger un marché qui échappe aux prévisions les plus optimistes, mais une nécessité afin de limiter une volabilité des prix de plus en plus problématiques. Dans la foulée, invitée de l’émission «The Pulse» de Bloomberg News, à l’occasion de la session ministérielle du Sommet sur l’Avenir de la Sécurité Énergétique co-organisé par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le gouvernement britannique, Leila Benali s’est longuement attardée sur la stratégie énergétique du Royaume déployant les étapes clés de l’approche pragmatique de l’exécutif marocain : «investir massivement dans les renouvelables tout en consolidant la flexibilité énergétique nationale». 

    En clair, le Maroc doit rester ferme dans sa stratégie gazière du moment que le choix s’est porté sur une approche proportionnée, qui montre aussi que le royaume a les moyens d’imposer ses règles sur un marché dont les entreprises peuvent difficilement se passer. Grâce à la vision du Souverain, le Maroc a évité soigneusement de se lancer dans une course à l’échalote pour gagner le titre de meilleur stratège en matière énergétique mais par contre, le fait d’avoir misé sur la profondeur africaine du royaume est en train de porter ses fruits. La cohérence de la réponse africaine qui a rebaptisé le gazoduc Nigéria Maroc en «gazoduc Atlantique, reste la meilleure réponse». 

    12 mai 2025 0 comments
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    Météo

    Les prévisions du lundi 12 mai

    by Challenge avec MAP 12 mai 2025
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le lundi 12 mai 2025 :

    – Ondées et orages sur les Haut et Moyen Atlas, l’Oriental et l’Est du Rif et de la rive méditerranéenne.

    – Formations brumeuses locales, en matinée et en nuit, sur l’Ouest des provinces Sud et près des côtes atlantiques Nord et Centres.

    – Temps relativement chaud sur les extrêmes Sud et Sud-Est du pays.

    – Rafales de vent assez fortes sur les plaines Centres, le Souss et sur les côtes Sud.

    – Température minimale de l’ordre de 05/11°C sur l’Atlas et le Rif, de 14/19°C sur les plaines à l’Ouest du Haut Atlas, le Sud-Est, le Souss, les provinces sahariennes et près des côtes et de 07/13°C partout ailleurs.

    – Température du jour en hausse générale.

    – Mer peu agitée à agitée en Méditerranée, belle à peu agitée sur le Détroit, peu agitée entre Cap Spartel et Mehdia et entre Tantan et Dakhla et peu agitée à agitée ailleurs.

    12 mai 2025 0 comments
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    Monde

    « Plus jamais la guerre! » lance le pape Léon XIV aux « grands de ce monde »

    by Challenge 11 mai 2025
    written by Challenge

    « Plus jamais la guerre! »: le pape Léon XIV a interpellé dimanche les « grands de ce monde », comme le faisait son prédécesseur François, agitant le spectre d’une « Troisième Guerre mondiale » lors de sa première allocution dominicale depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre.

    « Face au scénario dramatique actuel d’une Troisième Guerre mondiale en morceaux, comme l’a affirmé à plusieurs reprises le Pape François, je m’adresse moi aussi aux grands de ce monde, en répétant cet appel toujours d’actualité: plus jamais la guerre! », a lancé le souverain pontife devant des dizaines de milliers de personnes rassemblées place Saint-Pierre.

    « Je porte dans mon coeur les souffrances du peuple ukrainien bien-aimé », a-t-il ajouté, plaidant pour « une paix authentique, juste et durable » après la traditionnelle prière du dimanche, le « Regina Caeli » en ce temps pascal.

    Quant au conflit entre Israël et le Hamas, le pape de 69 ans s’est dit « profondément attristé par ce qui se passe dans la bande de Gaza » et a appelé à ce « que les hostilités cessent immédiatement, que de l’aide humanitaire soit apportée à la population civile épuisée et que tous les otages soient libérés ».

    Lire aussi | L’Américain Robert Francis Prevost élu pape [Vidéo]

    Cette intervention dominicale était très attendue car elle constitue traditionnellement une occasion pour le pape de s’exprimer sur l’actualité internationale.

    « C’est la suite de François », a affirmé à l’AFP Soeur Geneviève, présente parmi les fidèles, une religieuse française amie du pape décédé le 21 avril à 88 ans et dont les images avaient fait le tour du monde lorsqu’elle avait prié devant son cercueil, au mépris du protocole.

    En 12 ans de pontificat, François a multiplié les appels à la paix, sans être toutefois entendu sur les conflits en Ukraine ou au Proche-Orient.

    Bien avant la prière, des dizaines de milliers de touristes et fidèles avaient afflué sur la place, égayée par de nombreux orchestres présents pour le « jubilé des fanfares » qui tombait ce week-end, dans le cadre des festivités organisées par l’Eglise tous les 25 ans.

    « Je suis ici pour remercier le pape pour tout ce qu’il a fait pour le Pérou, pour les peuples oubliés, pour les peuples autochtones du Pérou », a affirmé à l’AFP Alejandrina Espinosa, 59 ans, venue de ce pays où Robert Francis Prevost a passé plus de la moitié de sa vie missionnaire.

    Lire aussi | Prêtre, jardinier, connecté: qui est Léon XIV ?

    « Il me donne beaucoup d’espoir en essayant d’instaurer le langage universel de l’amour et de la paix. J’aime le fait qu’il poursuive le chemin de François tout en semblant créer le sien, et je suis vraiment impatiente de voir où cela va nous mener », a expliqué Christina Morey, une Américaine de 31 ans.

    Léon XIV s’était déjà adressé aux fidèles avec une courte prière jeudi, juste après son élection, pour exhorter à la paix.

    « C’est une personne qui inspire immédiatement beaucoup de confiance, un homme doux qui sait écouter (…) une personne claire et libre », a affirmé dimanche au Corriere della Sera le cardinal italien Pierbattista Pizzaballa.

    Le nouveau chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques a aussi plaidé dimanche pour que l’Eglise donne aux jeunes des « modèles crédibles », et rappelé le « besoin » de vocations, « en particulier sacerdotales et religieuses ».

    Samedi, le 267e pape avait souligné devant les cardinaux son attachement à la « doctrine sociale » de l’Eglise à l’heure de l’intelligence artificielle.

    Il s’était ensuite recueilli sur la tombe de François, et rendu en visite privée dans un sanctuaire augustinien proche de Rome.

    C’est d’ailleurs avec le prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin que le nouveau pape a concélébré une messe dimanche matin dans les Grottes vaticanes, avant la prière place Saint-Pierre.

    Léon XIV avait revendiqué dans son allocution inaugurale son appartenance à cet ordre fondé au XIIIe siècle sur des préceptes de vie commune, de partage et de recherche de la vérité, dont il a été prieur général de 2001 à 2013.

    La prière de dimanche ouvre une séquence de consultations intenses pour le pape, qui recevra les médias lundi à 11H00 (09H00 GMT) et le corps diplomatique vendredi, avant la messe solennelle de son intronisation dimanche 18.

    Challenge (avec AFP)

    11 mai 2025 0 comments
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    Monnaie

    Banques : un besoin de liquidité de 118,7 MMDH en avril 2025

    by Challenge avec MAP 11 mai 2025
    written by Challenge avec MAP

    Le besoin de liquidité des banques s’est allégé, en avril dernier, à 118,7 milliards de dirhams (MMDH) en moyenne hebdomadaire, après 131,2 MMDH un mois auparavant, ressort-il de la récente Revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al-Maghrib (BAM).

    Ainsi, la Banque Centrale a ramené le volume global de ses injections à 131,5 MMDH, dont 50,6 MMDH sous forme d’avances à 7 jours, 47,6 MMDH à travers les opérations de pension livrée à 1 et 3 mois et 33,3 MMDH destinés au refinancement via les prêts garantis à long terme.

    Sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est élevé à 4,1 MMDH et le taux moyen pondéré s’est situé à 2,25% en moyenne.

    Lire aussi | BAM lance un portail facilitant l’accès aux informations bancaires

    Sur le marché des bons du Trésor, les taux ont poursuivi leur baisse en avril aussi bien sur le compartiment primaire que secondaire. S’agissant des taux créditeurs, ils ont connu en mars des hausses de 20 points de base (pbs) à 2,78% pour ceux des dépôts à 6 mois et de 7 pbs à 2,87% pour ceux à un an.

    Pour ce qui est des taux débiteurs, les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques relatifs au premier trimestre de 2025 indiquent une diminution trimestrielle de 10 pbs du taux moyen global à 4,98%.

    Par secteur institutionnel, les taux assortissant les crédits aux entreprises non financières ont baissé de 16 pbs à 4,84%, avec un repli de 26 pbs à 4,73% pour les facilités de trésorerie ainsi que des augmentations de 16 pbs à 5,14% pour les crédits à l’équipement et de 31 pbs à 5,49% pour les prêts à la promotion immobilière.

    Lire aussi | BAM : l’argument d’une politique macro-prudentielle

    Par taille d’entreprises, les taux appliqués aux grandes entreprises et aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) ont reculé de 12 pbs à 4,96% et de 9 pbs à 5,61% respectivement.

    En revanche, les taux appliqués aux crédits aux particuliers ressortent en hausse de 17 pbs à 5,96%, recouvrant une augmentation de 14 pbs à 7,13% pour les prêts à la consommation et une quasi-stabilité à 4,74% de ceux à l’habitat.

    11 mai 2025 0 comments
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    Électricité

    Comment le Maroc a évité le black-out et sauvé le réseau électrique espagnol

    by Adama Sylla 11 mai 2025
    written by Adama Sylla

    Le 28 avril dernier restera gravé comme l’un des épisodes les plus critiques du système électrique espagnol. Une panne d’une ampleur inédite, qui a plongé une large partie de la péninsule ibérique dans le noir pendant près de douze heures. Pourtant, dans l’ombre de la crise, un soutien inattendu a émergé : celui du Maroc. Alors que le Royaume dépendait, à midi ce jour-là, de 778 mégawatts d’électricité importés d’Espagne, il a su renverser la situation et, à 22 heures, fournir à son voisin ibérique quelque 519 mégawatts d’électricité, selon les informations recueillies par El Independiente.

    Une performance saluée par les experts du secteur, dont Younes Maamar, ancien directeur général de l’Office national de l’électricité du Maroc (ONEE), qui a déclaré à El Independiente, un site espagnol dédié à l’information politique, économique et d’opinion : « Les événements en Espagne devraient nous apprendre à tous à être humbles, car le risque zéro de coupure de courant n’existe pas. »

    Lire aussi | Amethis. Un nouveau directeur des investissements au bureau de Casablanca

    Une interconnexion cruciale, fruit de trois décennies de coopération

    Ce soutien rapide et efficace n’est pas le fruit du hasard. Le Maroc et l’Espagne sont reliés par deux interconnexions électriques de 400 kV depuis 1998, d’une capacité combinée de 1 400 mégawatts. Une troisième ligne est prévue pour 2028. Comme le rapporte El Independiente, cette architecture commune s’inscrit dans un protocole de coopération parfaitement rodé, qui a permis de maintenir la stabilité du réseau ibérique lors de cette panne sans précédent.

    « Le calibrage établi dans le cadre des protocoles de collaboration a parfaitement fonctionné », affirme Maamar. Et d’ajouter : « Le soutien a consisté à injecter une charge importante sur le réseau espagnol afin d’éviter une panne totale et de maintenir l’interconnexion pendant le rétablissement progressif des systèmes espagnols. »

    La réactivité du Maroc a notamment reposé sur la montée en puissance rapide de ses centrales thermiques, à charbon et à gaz, ainsi que sur une mobilisation optimisée de ses capacités hydroélectriques.

    Lire aussi | Marketplace. Alibaba avance encore ses pions au Maroc

    Une solidarité énergétique à double sens

    La solidarité énergétique entre les deux rives du détroit de Gibraltar n’est pas nouvelle. Comme le rappelle El Independiente, le Maroc a souvent pu compter sur l’Espagne par le passé pour stabiliser son réseau. Cette fois, c’est Rabat qui a joué le rôle de garant de l’équilibre. Ce soutien a été reconnu au plus haut niveau. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a cité le Maroc, aux côtés de la France, parmi les contributeurs décisifs au rétablissement du système. « Je tiens à remercier ces deux pays pour leur solidarité en ce moment », a-t-il affirmé publiquement.

    Grâce à des dispositifs de déconnexion automatique situés à Fardioua et Tarifa, la chute de fréquence en Espagne a automatiquement isolé le réseau marocain, épargnant au Royaume une propagation de la panne. Quelques perturbations mineures d’Internet ont été relevées, mais aucune coupure massive.

    Lire aussi | L’Égyptien Ahmed Wadi dévoile les contours de l’implantation de sa plateforme de tontine en ligne « Daret » au Maroc

    L’intégration énergétique comme levier d’indépendance

    Cet épisode intervient dans un contexte de mutation énergétique majeure au Maroc. Le pays a récemment lancé un appel à projets pour la création de son premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) au port de Nador West Med. Objectif : alimenter le réseau électrique national tout en développant des infrastructures gazières interconnectées avec le gazoduc Maghreb-Europe, désormais inactif depuis la rupture de coopération avec l’Algérie.

    Mais Rabat voit plus loin. Comme l’indique El Independiente, le Royaume ambitionne de relier son réseau aux marchés européen et africain via une future interconnexion avec la France, ainsi qu’un mégaprojet de gazoduc avec le Nigeria via l’Afrique de l’Ouest. Autant de projets stratégiques visant à sécuriser l’approvisionnement énergétique tout en soutenant l’économie nationale.

    Younes Maamar, aujourd’hui associé du groupe Quattro et d’eONE Global Investments LLP, en résume la philosophie : « La meilleure façon d’assurer l’indépendance énergétique ne passe pas par l’autosuffisance, mais par la diversification, la mutualisation et l’intégration régionale. »

    Lire aussi | Nouveautés : voici ce que propose BAIC au Maroc

    Des ambitions renouvelables et nucléaires

    L’épisode du 28 avril rappelle aussi l’importance d’une production nationale diversifiée. Le Maroc a multiplié les investissements dans les énergies renouvelables. Entre 2011 et 2021, seulement quatre projets ont été validés. Durant le mandat gouvernemental actuel, ce chiffre a bondi à 56, selon la ministre Leila Benali.

    El Independiente souligne notamment la remise en service de la centrale solaire thermique Noor III à Ouarzazate, soutenue par la Banque mondiale. Cette installation fournit de l’électricité à plus d’un million de Marocains et illustre les ambitions vertes du Royaume.

    Enfin, Maamar évoque son « rêve » d’une coopération énergétique régionale structurée autour de projets communs, incluant potentiellement l’énergie nucléaire. Une vision à long terme qui dépasse les frontières, mais respecte la souveraineté de chaque pays.

    11 mai 2025 0 comments
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    Fonds d'investissement

    Amethis. Un nouveau directeur des investissements au bureau de Casablanca

    by Adama Sylla 11 mai 2025
    written by Adama Sylla

    La société de capital-investissement Amethis vient de renforcer son équipe marocaine avec la nomination d’Anass Belmehdi au poste de directeur des investissements au sein de son bureau de Casablanca. Une arrivée stratégique alors que le gestionnaire de fonds, spécialisé dans les économies africaines, est en plein déploiement de son nouveau véhicule d’investissement, Amethis Fund III, qui vise une levée de 400 millions de dollars.

    «Anass Belmehdi renforcera notre équipe marocaine et contribuera au développement de notre activité d’investissement en Afrique du Nord, tout en soutenant nos sociétés en portefeuille », a indiqué Amethis dans une communication publiée sur LinkedIn.

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    Un parcours solide entre Paris et Casablanca

    Professionnel chevronné de l’investissement, Anass Belmehdi affiche plus de 12 ans d’expérience dans les domaines du capital-investissement, de la banque d’affaires et des fusions-acquisitions. Diplômé de l’École Supérieure d’Électricité (Supélec), où il s’est spécialisé en mathématiques appliquées et financières, il a poursuivi ses études à l’Université Paris-Dauphine avant d’intégrer Sciences Po Paris, où il obtient un master en finance et stratégie entre 2011 et 2013.

    De Deloitte à OCP, une expertise reconnue

    Anass Belmehdi débute sa carrière à Paris chez Deloitte, dans les services de transaction et d’évaluation. Il y développe une expertise pointue en modélisation financière et en analyse stratégique. Il rejoint ensuite CFG Bank à Casablanca, où il évolue dans la banque d’investissement et participe à de nombreuses opérations de fusions-acquisitions, de levées de fonds et de conseil financier.

    En 2019, il intègre le groupe OCP, géant mondial des engrais phosphatés, où il joue un rôle clé dans la stratégie de croissance externe de la division OCP Nutricrops. Il y pilote plusieurs transactions aussi bien sur le marché marocain qu’international.

    Lire aussi | L’Égyptien Ahmed Wadi dévoile les contours de l’implantation de sa plateforme de tontine en ligne « Daret » au Maroc

    Une nomination en phase avec les ambitions d’Amethis

    Installé désormais à la tête des investissements d’Amethis au Maroc, Anass Belmehdi aura pour mission d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement dans la région. Sa nomination intervient à un moment charnière pour le fonds, qui intensifie sa présence sur le continent à travers Amethis Fund III, destiné à financer des entreprises africaines à fort potentiel de croissance, tout en promouvant des pratiques responsables et durables.

    11 mai 2025 0 comments
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    E-commerce

    Marketplace. Alibaba avance encore ses pions au Maroc

    by Adama Sylla 11 mai 2025
    written by Adama Sylla

    Le géant chinois du commerce en ligne poursuit son déploiement au Maroc. Après avoir lancé sa plateforme nationale fin 2024, Alibaba accélère sur le volet logistique en implantant une nouvelle filiale dans le Royaume.

    Alibaba vient de franchir une nouvelle étape stratégique en créant « Cainiao Smart Logistics Network Morocco », une société par actions simplifiée à associé unique, dont le siège est situé dans le quartier Gauthier à Casablanca.

    Lire aussi | L’Égyptien Ahmed Wadi dévoile les contours de l’implantation de sa plateforme de tontine en ligne « Daret » au Maroc

    Cainiao s’installe à Casablanca

    Cette entité a été créée par Cainiao B.V., la filiale néerlandaise du groupe chinois, dans le but de renforcer la maîtrise de sa chaîne logistique entre la Chine et le Maroc.

    La mission de cette nouvelle filiale est large : traitement, tri, stockage et acheminement de colis, exploitation de centres de distribution, développement de systèmes numériques liés à la chaîne d’approvisionnement, services douaniers, conseil IT et hébergement de données. Wei Xiong a été désigné représentant légal de cette structure pour le compte de Cainiao B.V.

    Un maillon clé de l’écosystème Alibaba

    Cainiao, souvent comparée à Amazon Logistics ou Flipkart Logistics, est la branche logistique fondée par Alibaba en 2013. Depuis, elle s’est imposée comme un acteur incontournable de la logistique mondiale avec une présence dans plus de 200 pays et régions. L’entreprise gère plus de 1 100 entrepôts représentant une surface de 16,5 millions de m², 380 centres de tri, et opère environ 170 vols affrétés par semaine, tout en collaborant avec des prestataires sur une centaine de ports.

    Cainiao se distingue également par son réseau numérique de livraison, qui compte quelque 170 000 stations de dépôt et de retrait. L’ambition affichée : offrir une livraison mondiale en cinq jours.

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    Une stratégie d’expansion bien pensée

    Le 18 décembre 2024, Alibaba avait officiellement lancé sa plateforme au Maroc lors d’un événement organisé à Casablanca, en partenariat avec l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) et l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE). Ce lancement marquait le début d’une nouvelle ère pour le commerce numérique local.

    Dans un premier temps, Alibaba cible le segment BtoB (entreprises à entreprises), avec l’objectif de référencer les entreprises marocaines sur Alibaba.com, leur permettant ainsi d’accéder à un marché global, allant des États-Unis à l’Asie, en passant par l’Europe et l’Afrique. Le BtoC (entreprises à consommateurs) viendra dans une phase ultérieure.

    Des infrastructures logistiques

    Pour que les entreprises marocaines puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes par la plateforme, la question logistique devient cruciale. Entrepôts, centres de distribution et efficacité du transport sont des éléments clés pour garantir des délais de livraison compétitifs et réduire les coûts d’expédition.

    En s’appuyant sur l’expertise de Cainiao, Alibaba entend jouer un rôle moteur dans le développement de ces infrastructures. L’implantation de hubs logistiques régionaux pourrait transformer la connectivité des entreprises marocaines avec leurs partenaires internationaux.

    Lire aussi | Béni Mellal donne un coup d’accélérateur à l’entrepreneuriat coopératif

    Vers un nouveau hub du e-commerce international

    Au-delà de la facilitation du commerce, ces investissements logistiques pourraient générer un impact significatif sur l’économie marocaine : création d’emplois directs et indirects dans les secteurs du transport, de la logistique et des technologies de l’information.

    Idéalement situé entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, le Maroc a toutes les cartes en main pour devenir un carrefour stratégique du commerce électronique mondial, et Alibaba semble bien décidé à y jouer un rôle de premier plan.

    11 mai 2025 0 comments
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