Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et Capgemini Maroc ont signé, jeudi à Rabat, un mémorandum d’entente (MoU) portant sur le développement de l’intelligence artificielle (IA). Le document a été paraphé par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et la directrice mondiale des Opérations et du Delivery chez Capgemini, Karine Brunet.
Selon les termes du MoU, la coopération vise à renforcer les compétences et l’acculturation à l’IA auprès des acteurs publics et académiques. Elle prévoit également d’accompagner les startups et les équipes-projets soutenues par l’Institut Jazari. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030 et de la feuille de route AI Made in Morocco. Il doit permettre d’identifier et de développer des cas d’usage concrets de l’IA, dans l’objectif d’accélérer son adoption au sein de l’administration et de favoriser l’émergence de projets innovants.
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Lors de la cérémonie de signature, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni a rappelé que le numérique et l’IA sont considérés par le Maroc comme des leviers de modernisation de l’action publique, de compétitivité économique et de progrès social. Elle a inscrit cette dynamique dans le cadre de la vision portée par S.M. le Roi Mohammed VI et a indiqué que la signature du MoU traduisait la conviction qu’une transformation numérique réussie repose sur l’alliance entre vision publique, excellence technologique, intelligence collective et capacité d’exécution.
La ministre a formulé le souhait que ce partenariat marque, selon ses termes, «le commencement d’une collaboration féconde, exigeante et durable, à la hauteur des ambitions numériques du Royaume et de la confiance placée dans l’IA, la jeunesse et la capacité d’innovation du pays».
De son côté, Karine Brunet a relevé que le Maroc s’est imposé ces dernières années comme un acteur significatif des services technologiques et numériques, une position qu’elle attribue à la conjonction d’une vision ambitieuse, d’un environnement favorable au développement des activités numériques et d’un vivier de talents reconnu pour sa qualité et sa culture de l’ingénierie. Elle a par ailleurs souligné que le développement de l’IA reste conditionné par la disponibilité de talents capables d’allier expertise technologique, compréhension métier et maîtrise des données.
À travers cet accord, les deux parties indiquent vouloir rapprocher les acteurs publics, académiques et privés autour d’une dynamique commune d’innovation, en vue de contribuer au développement d’un écosystème national de l’IA au service de la transformation numérique du Royaume.