Le marché automobile marocain poursuit sa dynamique positive en 2026. Après un premier semestre marqué par une reprise soutenue, les ventes continuent de progresser, portées par l’essor de l’électrification et la montée en puissance des marques chinoises, désormais bien installées dans le paysage. Une évolution qui confirme la transformation du marché, où les nouvelles motorisations et la diversification de l’offre redessinent en quelque sorte les équilibres traditionnels.
Il n’y a qu’à voir les chiffres de juillet 2026 où 20 738 véhicules neufs ont été écoulés, contre 19 713 unités en juillet 2025, soit une progression de 5,2 %. Sur le cumul janvier-juillet 2026, le marché totalise 152 486 unités vendues, en hausse de 15,7 % par rapport à la même période de 2025 (131 739 unités).
Un résultat qui prolonge une dynamique entamée depuis le début de l’année, avec sept mois consécutifs de performances supérieures à celles de 2025, une année déjà qualifiée d’historique avec 235 372 immatriculations sur l’ensemble de l’exercice. Ainsi, le marché dépasse pour la première fois la barre des 150 000 unités sur sept mois consécutifs. En revanche, le rythme de progression mensuel se révèle moins soutenu qu’au printemps : après une hausse de 16,7 % en juin, l’évolution retombe à 5,2 % en juillet.
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Dans le détail, les véhicules particuliers (VP) marquent un net ralentissement en juillet avec 18 085 unités vendues (+2,1 %), après un pic exceptionnel enregistré en juin (24 649 unités, meilleur mois de l’année à ce jour). Sur les sept premiers mois de 2026, les VP totalisent néanmoins 134 887 unités, en hausse de 15,3 % sur un an, et représentent 88,5 % du marché total sur la période, une proportion en légère baisse par rapport à fin juin (88,7 %).
À l’inverse, les véhicules utilitaires légers (VUL) confirment leur dynamisme, avec 2 653 unités vendues en juillet (+32,3 %) et un cumul de 17 599 unités (+19,5 %). Cette catégorie, qui représente désormais 11,5 % du marché global sur les sept premiers mois de l’année, traduit notamment un regain d’investissement de la part des entreprises et des professionnels.

Force est de constater que la transition énergétique du parc automobile marocain s’accélère nettement. Sur le cumul janvier-juillet 2026, les véhicules électrifiés (regroupant les motorisations BEV, PHEV, HEV, MHEV et REEV) représentent 17,0 % des immatriculations de voitures particulières, contre 10,5 % un an plus tôt, soit un bond de 6,5 points en un an. En volume, ce segment totalise 22 963 unités, en hausse de 86,3 %.
Les hybrides rechargeables (PHEV) affichent la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 145,0 % qui porte leur part de marché de 2,5 % à 5,3 % des VP. Les mild-hybrides (MHEV) progressent quant à eux de 70,4 % et franchissent pour la première fois la barre des 4 000 unités sur le cumul annuel, confirmant l’attractivité de cette motorisation accessible sur les véhicules du quotidien.
Les véhicules 100 % électriques (BEV) comptabilisent 1 213 immatriculations à fin juillet (+99,2 %), auxquels s’ajoutent 1 402 véhicules à prolongateur d’autonomie (REEV), une catégorie inédite sur le marché marocain, portée principalement par des modèles chinois. Ensemble, BEV et REEV représentent désormais 1,9 % du marché des voitures particulières.

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Autre constat à la lecture des données de l’AIVAM, la percée des constructeurs chinois se poursuit et s’amplifie. Sur le cumul janvier-juillet 2026, 21 marques d’origine chinoise totalisent 15 161 immatriculations de voitures particulières, soit une part de marché de 11,2 %, contre 5,1 % sur la même période en 2025, ce qui représente plus qu’un doublement en un an (+151,8 %). Sur le seul mois de juillet, les immatriculations chinoises atteignent 2 013 unités, soit 11,1 % des VP du mois, contre 1 243 unités en juillet 2025 (+62,0 %).
Sans surprise, Dacia conserve la première place du marché marocain avec 30 911 véhicules vendus sur les sept premiers mois de 2026, en hausse de 13,3 % par rapport à la même période de 2025, soit plus d’un cinquième du marché total.
Renault se classe deuxième avec 25 502 unités vendues (+9,6 %), portée principalement par les voitures particulières (23 162 unités), les ventes de véhicules utilitaires légers de la marque reculant en revanche de 27,1 % sur la période.

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Troisième du classement, Hyundai totalise 10 733 unités vendues. Peugeot occupe la quatrième position avec 10 024 unités (+10,1 %), portée à la fois par les voitures particulières (9 233 unités, +6,8 %) et par une nette accélération sur les utilitaires légers (+71,2 %). Volkswagen complète le Top 5 avec 8 244 véhicules vendus (+5,8 %), confirmant une progression régulière sur l’ensemble du marché.
Sixième du classement avec 5 482 unités, Citroën affiche la plus forte croissance parmi les dix premières marques du marché, avec une hausse de 34,2 % sur un an. Toyota (4 831 unités) et Kia (4 740 unités) suivent avec des progressions tout aussi marquées, tandis qu’Opel recule à 4 567 unités. Fiat referme le Top 10 avec 4 387 véhicules vendus, un total porté essentiellement par ses utilitaires légers (3 010 unités).
Quid du Top 3 premium ? De janvier à juillet 2026, Audi progresse légèrement (+1,39 %, 3 134 unités), confirmant son rôle de leader. BMW recule de -10,82 % (2 628 unités), tandis que Mercedes-Benz limite sa baisse à -7,52 % (1 562 unités). Ensemble, elles totalisent 7 324 unités contre 7 727 un an plus tôt (-5,2 %), pour une part de marché de 5,43 %.