Suite aux précipitations enregistrées entre septembre 2025 et le 20 janvier 2026, les retenues d’eau ont atteont 4,07 milliards de mètres cubes (m3), dont 3,6 milliards lors des quarante derniers jours, a indiqué le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Cela représente l’équivalent d’une année d’eau potable, avec des disparités entre les bassins allant d’une à trois années.
Répondant à des questions orales à la Chambre des conseillers sur l’impact des récentes précipitations sur les réserves des barrages, M. Baraka a précisé que les pluies enregistrées depuis septembre se sont élevées à 121,5 mm, en hausse de 114% par rapport à la même période un an auparavant.
Il s’agit aussi d’un niveau supérieur de 24% à la moyenne observée entre 1990 et 2020, a souligné le ministre, qualifiant ces indicateurs de « très positifs ».
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Les superficies couvertes par la neige ont atteint un record de 55.195 km², avant de reculer à 22.600 km² actuellement, un niveau inédit depuis 2018, a-t-il ajouté, notant que le taux de remplissage des barrages est passé de 28% à 48%.
Il a insisté, dans ce cadre, sur la nécessité de poursuivre les efforts, conformément aux Hautes Orientations Royales, pour accélérer la cadence de réalisation des barrages, précisant que la durée de réalisation du barrage de Tamri a été réduite de trois ans, avec une fin des travaux et le début de son remplissage prévus pour le mois de juin prochain.
M. Baraka a également fait état de la réalisation de 4.221 forages exploratoires, avec un débit dépassant 8.800 litres par seconde, au profit de 5,8 millions d’habitants du milieu rural, ainsi que de la réalisation de 244 metfiyas (grandes citernes) et de 41 projets de collecte des eaux de pluies au niveau des toitures des bâtiments.
En matière d’interconnexion des bassins, il a rappelé l’achèvement de la tranche pour l’acheminement des eaux du Sebou vers le Bouregreg, avec 953 millions de m3 déjà transférés, outre le lancement, cette année, de la deuxième tranche reliant le bassin du Sebou à ceux du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia jusqu’au barrage Al Massira.
Concernant le dessalement de l’eau de mer, le ministre a indiqué que la production actuelle atteint 350 millions de m3, avec pour objectif d’atteindre 1,7 milliard de m3 à l’horizon 2030. Il a précisé que quatre stations sont en cours de réalisation pour une capacité annuelle de 567 millions de m3, outre le lancement des stations de Nador et de Tanger et la programmation de celles de Guelmim, Tan-Tan et de Souss-Massa à Tiznit.
Il a enfin annoncé la poursuite du traitement des eaux usées en vue de passer de 40 millions de m3 à 100 millions à l’horizon 2027, parallèlement à des programmes d’approvisionnement des milieux urbain et rural en eau potable, au profit de 22.000 douars et de 767 centres ruraux, dans le cadre du Plan national de l’eau à l’horizon 2050.