A la croisée des grands chantiers, des réformes structurantes et des échéances stratégiques, 2026 s’annonce comme une année charnière pour le Maroc. Infrastructures, investissement, emploi, finances publiques, agriculture, tourisme ou encore réformes sociétales : rarement une année aura concentré autant d’attentes et de leviers de transformation. À moins de quatre ans de la Coupe du monde 2030, le Royaume accélère sur tous les fronts, porté par une dynamique d’investissement sans précédent, une stabilité macroéconomique préservée et une volonté affirmée de modernisation de l’État.
Les grands projets structurants entrent dans une phase décisive, du port de Nador West Med au gazoduc Maroc-Nigeria, en passant par les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, qui positionnent le pays comme hub régional. En parallèle, l’investissement public et privé atteint des niveaux records, soutenu par la Charte de l’investissement, le Fonds Mohammed VI et un regain historique des IDE. Sur le front social, 2026 se veut une année de réponses concrètes : réduction du chômage, montée en puissance de la formation professionnelle, réforme des entreprises publiques et poursuite de la modernisation de la loi organique des finances pour concilier rigueur budgétaire et efficacité économique.
Dans les territoires, les signaux sont également plus favorables. Les pluies de fin 2025 redonnent de l’espoir au monde rural, tandis que le tourisme, fort d’une année 2025 historique, aborde 2026 comme une année de confirmation. À cela s’ajoutent des choix budgétaires forts, avec 140 milliards de dirhams consacrés à la santé et à l’éducation, et des réformes sociétales majeures, dont celle très attendue de la Moudawana.
Plus qu’une simple année de transition, 2026 s’impose comme un moment d’accélération globale, où le Maroc consolide ses fondamentaux, prépare l’avenir et affirme son ambition de puissance économique et régionale à l’horizon 2030.
2026 :l’année de l’accélération des grands chantiers au Maroc
L’année 2026 s’annonce comme un tournant pour les infrastructures et la modernisation du Maroc. À moins de quatre ans de la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, le Royaume accélère ses chantiers d’envergure dans les transports, l’équipement public et les zones industrielles, pour atteindre les ambitions fixées à l’horizon 2030.
Les investissements majeurs se concentreront sur les hubs portuaires et les zones industrielles, ciblant les secteurs stratégiques que sont l’énergie, l’automobile, l’aéronautique et les technologies vertes. La deuxième moitié de 2026 sera notamment marquée par l’entrée en service du port en eau profonde de Nador West Med, un projet clé pour le commerce et l’export, notamment de l’hydrogène vert. Dans ce cadre, la première unité industrielle de production pilote de green hydrogen dans la région de Guelmim Oued Noun, portée par MASEN, devrait également démarrer, positionnant le Maroc comme hub régional des technologies propres.
Parallèlement, les infrastructures publiques connaîtront un rythme soutenu avec la poursuite de la construction et de l’ouverture de nouveaux centres hospitaliers universitaires, et le déploiement d’équipements modernes dans les villes et zones industrielles. Ces projets stratégiques, conjugués à l’élan des secteurs exportateurs et au dynamisme agricole, sont appelés à renforcer la croissance et la compétitivité du Royaume tout en préparant le terrain pour l’échéance sportive mondiale de 2030.
Investissement : un moteur toujours en marche pour les marchés marocains
Après une année 2025 marquée par des performances records, les flux d’investissement devraient continuer à soutenir l’activité des marchés marocains en 2026. Les indicateurs des investissements directs étrangers (IDE) confirment une dynamique solide, portée par l’attractivité du Royaume et une stratégie nationale clairement orientée vers la relance de l’investissement productif.
À fin novembre 2025, les flux nets d’IDE ont atteint un niveau historique de 26,66 milliards de DH, en hausse de 16,4 % sur un an. Les recettes d’IDE ont, quant à elles, culminé à 50,62 milliards de DH, un pic inédit depuis 2007, traduisant un regain d’intérêt des investisseurs internationaux pour le Maroc, malgré un contexte mondial marqué par le ralentissement économique et les tensions géopolitiques. Cette performance repose sur des fondamentaux solides : stabilité macroéconomique, infrastructures de classe internationale et réformes structurantes, au premier rang desquelles la nouvelle Charte de l’Investissement.
Cette dynamique est renforcée par l’action de la Commission nationale des investissements. Fin 2025, celle-ci a validé près de 250 projets représentant 414 milliards de dirhams et la création de plus de 179 000 emplois, couvrant l’ensemble des régions et des secteurs stratégiques comme l’automobile, l’agroalimentaire, l’outsourcing, l’énergie ou encore la logistique.
Pour 2026, l’investissement public atteindra un niveau record, soutenu notamment par le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, tandis que le privé est appelé à représenter 50 % de l’effort global. Énergies renouvelables, gigafactories de batteries, industrie automobile et relance du tourisme post-Coupe du monde 2030 constituent autant de relais de croissance. Dans ce contexte, les flux d’investissement devraient continuer d’alimenter la liquidité, l’activité économique et la confiance sur les marchés marocains.
Emploi : une année charnière pour réduire le chômage
Malgré une légère amélioration en 2025, le chômage reste l’un des principaux défis sociaux du Maroc, touchant particulièrement les jeunes, les femmes et les diplômés. Au troisième trimestre 2025, le taux national s’établissait à 13,1 %, avec 1,63 million de chômeurs, dont près de 38,4 % de jeunes et 21,6 % de femmes. Le sous-emploi, surtout en milieu rural, continue de peser sur le marché du travail, soulignant la nécessité d’une action résolue.
Face à cette situation, le gouvernement poursuit sa feuille de route Emploi 2030, visant la création de 350 000 emplois d’ici 2026 et 1,4 million à l’horizon 2030. Le Programme d’appui et de financement de l’entrepreneuriat (PAFE-Emplois), financé par la Banque africaine de développement, joue un rôle central. Il prévoit notamment le soutien à 50 000 entrepreneurs en 2026, dont 25 % de femmes et 50 % de jeunes, et la création de 4 550 entreprises féminines grâce à l’initiative AFAWA.
Dans le cadre des efforts d’inclusion socio-économique, le gouvernement prévoit la création de 114 000 emplois directs en 2026, soit une hausse par rapport aux 109 200 emplois générés en 2025. Parmi eux, 40 % seront des jeunes et 35 % des femmes, dont 30 % issues des zones rurales. Parallèlement, le nouveau plan de formation professionnelle offrira des diplômes dans environ 200 métiers, bénéficiant à 17 000 jeunes ruraux, afin de renforcer l’employabilité et la qualité des postes.
Avec ces mesures, 2026 sera une année charnière pour réduire le chômage et stimuler l’économie, en donnant un souffle nouveau à l’insertion professionnelle, au soutien aux PME et à l’entrepreneuriat inclusif, répondant ainsi à l’un des principaux défis sociaux du Royaume.
Budget : une étape décisive dans l’évolution de la gouvernance économique
A l’approche des échéances électorales, les craintes d’un relâchement budgétaire sont vite dissipées. Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al Maghrib, a rappelé, à l’issue des derniers Conseils de BAM, que le Maroc reste fermement engagé sur ses objectifs : un déficit public sous 3,5 % du PIB et une dette maintenue en deçà de 65 %. La ligne de crédit modulable de 3,5 milliards de dollars accordée par le FMI offre par ailleurs au Royaume une marge de manœuvre supplémentaire, mobilisable à tout moment sans conditionnalités additionnelles.
Au cœur des réformes de 2026 figure la poursuite de la modernisation de la loi organique des finances (LOF), chantier piloté par Fouzi Lekjaâ. Cette réforme vise à renforcer la discipline budgétaire, améliorer la planification et la transparence des dépenses publiques, tout en facilitant l’alignement des ressources sur les priorités économiques et sociales du pays.
La modernisation de la LOF s’accompagne d’initiatives complémentaires : accélération de la réforme des entreprises publiques, renforcement de la transparence budgétaire et amélioration de la justice pour gagner en efficacité institutionnelle. Ces mesures devraient permettre au Maroc de conjuguer rigueur financière et développement économique, tout en consolidant la confiance des investisseurs et la résilience de ses finances publiques.
Gazoduc Maroc-Nigeria : les 25 milliards de dollars réunis pour lancer le projet
Le projet de gazoduc Maroc-Nigeria, l’un des plus ambitieux du continent, franchira une étape décisive en 2026 avec la mobilisation des 25 milliards de dollars nécessaires à sa réalisation. Bien que le lancement officiel du projet n’ait pas eu lieu l’année dernière, 2025 a été riche en avancées : le tronçon marocain Nador-Dakhla (1 600 km) a été lancé en juillet, pour un coût estimé à 6 milliards de dollars, et l’adhésion formelle du Togo a finalisé les accords avec les 14 pays traversés, de la Mauritanie au Nigeria.
Cette décision d’investissement, attendue courant 2026, permettra de sécuriser le financement et de donner le coup d’accélérateur attendu pour la construction, dont le rythme s’intensifiera dès 2027. À terme, le gazoduc acheminera 30 milliards de mètres cubes par an vers le Maroc, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe, renforçant le rôle du Royaume comme hub énergétique et corridor stratégique entre le continent et l’Europe.
Au-delà de l’enjeu économique, le projet constitue une avancée majeure pour l’intégration régionale et la sécurité énergétique, tout en offrant une alternative géopolitique aux infrastructures existantes. La mise en service du premier flux de gaz est prévue entre 2029 et 2030, ouvrant la voie à une nouvelle ère pour le secteur énergétique marocain et africain.
Moudawana Vers une réforme très attendue en 2026
La Moudawana, code de la famille marocain, s’annonce comme l’un des chantiers majeurs de l’année 2026. Après de larges consultations avec les différentes composantes de la société, une première version du texte a été soumise à S.M. le Roi, Amir Al Mouminine. Fidèle à sa tradition, le Souverain avait fixé dès le départ les grandes lignes de cette réforme, qui a également été examinée par le Conseil supérieur des oulémas.
Le texte final fait actuellement l’objet des derniers arbitrages avant son annonce officielle. Cette révision devrait aborder plusieurs sujets sensibles, notamment l’héritage, le divorce, et le mariage, avec un focus particulier sur la question du mariage des mineures, qui demeure une préoccupation sociale majeure.
Interrogé à ce sujet par des parlementaires, Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, a souligné que « cette question ne dépend pas uniquement du droit, mais également de la culture et de conceptions sociales profondément ancrées ». La réforme de la Moudawana vise donc à concilier évolutions légales et réalités sociales, tout en renforçant la protection des droits au sein de la famille.
Réforme des EEP : tous les textes attendus dans le circuit d’adoption d’ici juillet
Recommandée par S.M. le Roi, la réforme des établissements et entreprises publics (EEP) entre dans sa phase décisive. Objectif affiché : instaurer une gouvernance plus efficace, lier performance et reddition des comptes, et renforcer l’efficience de l’action publique. Selon le calendrier du ministère de l’Économie et des Finances, l’ensemble des textes liés à ce chantier structurant devrait être inscrit dans la procédure d’adoption avant la fin du mois de juillet 2026.
À fin octobre dernier, le dispositif législatif n’était pas encore totalement bouclé. Deux textes étaient en cours d’adoption et six autres en phase d’élaboration et de concertation. Les premiers, attendus dès le premier trimestre, portent notamment sur la restructuration des sociétés de développement local et sur l’obligation de conclure des contrats-programmes entre l’État et les EEP. Les autres projets visent des réformes de fond: contrôle financier, nouveau régime de privatisation, création d’une autorité centrale de liquidation, cadre juridique de création des entreprises publiques ou encore évaluation du domaine public mis à leur disposition.
Cette finalisation permettra de clore l’architecture juridique de la réforme et d’accélérer sa deuxième phase, axée sur l’efficacité opérationnelle et l’intégration institutionnelle. Elle s’accompagne d’un chantier clé : la transformation, avant le 26 juillet 2026, des établissements publics à caractère commercial en sociétés anonymes. Plusieurs projets sont déjà engagés, dont l’ONHYM, l’OMPIC, l’ONDA ou l’Agence nationale des ports.
Les premiers résultats sont encourageants. Entre 2021 et 2024, les indicateurs financiers des EEP se sont améliorés, tandis que leur contribution à l’investissement public reste déterminante. En 2026, les investissements devraient atteindre 380 milliards de DH, dont près de 180 milliards portés par les EEP. Autant de signaux qui placent la réforme au cœur de la modernisation de l’État actionnaire.
Agriculture : les pluies redonnent enfin de l’espoir au monde rural
Après plusieurs campagnes éprouvantes marquées par la sécheresse, les perspectives agricoles pour 2026 s’annoncent enfin plus favorables. Les pluies enregistrées à la fin de l’année 2025 ont changé la donne, offrant au secteur agricole marocain des signaux tangibles d’amélioration et ravivant l’optimisme des agriculteurs.
Selon les données arrêtées à fin décembre 2025, les apports hydriques cumulés ont atteint 1,77 milliard de mètres cubes depuis le début de la saison hydrologique, dont plus de 1,34 milliard enregistrés après la mi-décembre. Résultat : le taux de remplissage des barrages s’est hissé à près de 38 %, avec des réserves estimées à 6,37 milliards de mètres cubes. Si ce niveau reste inférieur aux moyennes historiques, il marque un net redressement après des années de déficit sévère.
Cette amélioration hydrique se traduit déjà dans les perspectives de production. La campagne céréalière 2025-2026 devrait enregistrer un rebond significatif, avec une récolte attendue autour de 4,4 millions de tonnes, en hausse de plus de 40 % par rapport à la saison précédente. Sans retrouver les niveaux des années fastes, cette progression confirme la capacité de rebond du secteur dès que les conditions climatiques deviennent plus clémentes.
Au-delà des céréales, certaines filières à forte valeur ajoutée affichent une dynamique remarquable. La production de dattes est ainsi attendue en hausse de 55 %, à 160 000 tonnes, tandis que les exportations de fruits et légumes continuent de soutenir les recettes en devises, malgré le stress hydrique persistant.
À l’aube de 2026, les pluies de fin 2025 offrent donc un optimisme raisonné. Si la question de l’eau demeure centrale, notamment à travers le développement du dessalement et de l’irrigation efficiente, l’agriculture marocaine semble enfin entrer dans une phase de respiration, porteuse d’espoir pour le monde rural et l’économie nationale.
Bourse de Casablanca : Des perspectives encore plus favorables
Après trois années consécutives de hausse et un exercice 2025 marqué par des records historiques, la Bourse de Casablanca aborde 2026 sous des auspices encore plus favorables. Selon les projections de MSIN, le cycle haussier engagé depuis 2023 se prolonge, mais dans un environnement devenu plus exigeant, où la sélection des valeurs et la qualité des fondamentaux feront la différence.
Les conditions macroéconomiques restent en effet particulièrement porteuses. L’inflation, attendue autour de 1 %, devrait demeurer largement maîtrisée, offrant à Bank Al-Maghrib une marge de manœuvre pour poursuivre l’assouplissement progressif de sa politique monétaire. La détente des taux d’intérêt continuerait ainsi de favoriser les arbitrages en faveur du marché actions, au détriment des placements obligataires traditionnels.
Autre pilier du scénario positif : la progression des bénéfices des sociétés cotées. Après un rebond marqué en 2025, MSIN anticipe une normalisation constructive, soutenue par la solidité du secteur bancaire, la montée en puissance du BTP et un retour à des niveaux de résultats plus conformes pour Maroc Telecom. Cette dynamique bénéficiaire devrait absorber la hausse des valorisations et soutenir la tendance de fond.
Sur le plan sectoriel, la reprise se confirme dans plusieurs compartiments clés, notamment le BTP, le tourisme, les transports, les télécoms et les services informatiques. La relance de l’immobilier, portée par le programme d’aide au logement 2024-2028, constitue également un facteur de soutien, tout comme la perspective d’une meilleure campagne agricole.
Enfin, la possibilité d’un retour du Maroc au sein de l’indice MSCI Emerging Markets en 2026 pourrait agir comme un catalyseur majeur pour les flux étrangers. Dans ce contexte, la Bourse de Casablanca s’oriente vers une phase de maturité, où la performance reposera davantage sur des allocations fines et des arbitrages sectoriels ciblés.
Budget 2026 : 140 Mrds de DH pour renforcer la santé et l’éducation
L’année 2026 marquera un tournant budgétaire majeur en faveur des secteurs sociaux au Maroc. Conformément aux Hautes Instructions Royales, le projet de Budget prévoit un renforcement significatif de l’effort financier destiné à la santé et à l’éducation nationale, avec une enveloppe globale portée à 140 milliards de dirhams. Un engagement massif qui s’accompagne de la création de plus de 27.000 postes budgétaires, traduisant la volonté de l’État d’investir durablement dans le capital humain.
Dans le secteur de la santé, les priorités sont clairement identifiées. Le Budget 2026 met l’accent sur l’amélioration de l’offre de soins à travers le déploiement et la modernisation des infrastructures sanitaires. La mise en service des Centres hospitaliers universitaires d’Agadir et de Laâyoune figure parmi les projets phares, aux côtés de l’achèvement du CHU Ibn Sina de Rabat. Parallèlement, les travaux se poursuivront pour les CHU de Béni-Mellal, Guelmim et Errachidia, tandis qu’un vaste programme de mise à niveau concernera près de 90 hôpitaux à travers le Royaume. L’objectif est clair : réduire les disparités territoriales et améliorer l’accès aux soins de qualité.
L’éducation nationale bénéficiera également d’un effort budgétaire soutenu. Les pouvoirs publics entendent accélérer la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, en priorisant la généralisation de l’enseignement préscolaire, le renforcement des services d’appui à la scolarité et l’amélioration de la qualité des apprentissages. Ces mesures visent à lutter contre les inégalités scolaires et à mieux préparer les générations futures aux exigences du marché du travail.
Avec cet investissement de 140 milliards de dirhams, le Budget 2026 consacre la santé et l’éducation comme piliers stratégiques du développement, plaçant l’humain au cœur des priorités publiques.
Tourisme : l’année de la confirmation pour le Maroc
Après une année 2025 historique, le tourisme marocain aborde 2026 avec des perspectives particulièrement favorables. Le Royaume a franchi un cap symbolique en enregistrant plus de 19,8 millions d’arrivées touristiques, en hausse de 14 % sur un an, tandis que les recettes en devises ont dépassé 124 milliards de dirhams à fin novembre, soit une progression de 19 %. Des performances qui placent le secteur bien au-delà des objectifs initialement fixés pour 2026 dans la feuille de route touristique 2023-2026.
Cette avance de près de deux ans sur les prévisions traduit, selon le ministère de tutelle, les effets concrets des réformes engagées : renforcement de la connectivité aérienne, montée en gamme de l’hébergement, diversification de l’offre et amélioration continue de la qualité des services. Pour la première fois, le Maroc se rapproche du seuil des 20 millions de visiteurs, confirmant son attractivité sur les marchés internationaux et sa capacité à capter une demande touristique de plus en plus diversifiée.
Pilier de l’économie nationale, le tourisme contribue à hauteur de 7 % du PIB et génère d’importants effets d’entraînement sur l’emploi, le transport, la restauration et l’investissement territorial. La hausse significative de la capacité litière et le développement des infrastructures d’accueil renforcent cette dynamique, tandis que les professionnels du secteur plaident pour une accélération des liaisons aériennes afin de soutenir la croissance.
Porté par ces fondamentaux solides, 2026 s’annonce comme une année de consolidation, ouvrant la voie à l’objectif de 26 millions de touristes à l’horizon 2030. Un cap ambitieux, mais désormais crédible, pour un tourisme marocain plus performant, durable et créateur de valeur à l’échelle nationale.