Le traitement collectif des entreprises en difficulté continue d’être le parent pauvre de la politique micro-économique au Maroc, ce qui constituait déjà à l’époque de l’indice Doing Business de la Banque Mondiale, une des pesanteurs dans le classement de notre pays à l’échelle de ce classement mondial qui avait été définitivement arrêté en septembre 2021.
En effet, avec une procédure de redressement d’entreprises qui s’assimile souvent à une antichambre à la liquidation, peu de sociétés marocaines arrivent réellement à se redresser, justement, après un passage par une telle case… à l’instar de Sigmatel. Ce spécialiste de l’intégration d’infrastructures de communication sécurisées au Maroc qui fut, à son apogée au début des années 2000, un des leaders de son marché avec une expertise de pointe en matière de conception, d’intégration et d’exploitation de solutions de communication, et ceci, dans les domaines de la voix, des données, des images, de la vidéo et des applications de mobilité et de sécurité, vient de «fêter» son dixième exercice sous tutelle du Tribunal de commerce de Casablanca qui l’avait placé en redressement judiciaire le 21 janvier 2016.
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Après l’échec de deux plans de redressement concoctés par le fondateur et dirigeant Mouhcine Senhaji Rhazi (photo), Sigmatel qui emploie encore quelques dizaines de salariés est-elle en voie de mettre la clef sous le paillasson. Pour l’instant, rien ne filtre sur le sort d’une procédure qui a duré une décennie, mais selon des sources proches du dossier, un nouveau plan de sortie de l’ornière devrait être soumis au Tribunal de commerce de Casablanca. Affaire à suivre !